La famille de Vogüé, d'Alès, est une famille subsistante de la noblesse française, d'extraction médiévale. Son nom vient de la terre de Vogüé près d'Aubenas (Ardèche) qu'elle hérita de la première famille de Vogüé éteinte en 1326 et dont elle descendait en ligne féminine. Cette dernière possédait également depuis le la terre de Rochecolombe sous le nom de laquelle elle était parfois désignée jadis.

Les Vogüé comptèrent à partir du des industriels et des hommes d'affaires, mais aussi deux membres de l'Académie française, des hommes politiques, des résistants, etc.

Première famille de Vogüé (éteinte en 1326) La première famille de Vogüé tirait son nom de la terre de Vogüé, dans le Vivarais (Ardèche), qu'elle possédait depuis un temps immémorial, « caractère certain d'une noblesse de race » écrit Bernard Chérin, généalogiste des Ordres du roi dans son mémoire pour les Honneurs de la Cour. Elle le transmit avec ses armes à la famille d'Alès qui le substitua au sien. Elle a été aussi connue sous le nom de Rochecolombe, terre qu'elle possédait dans le même tempsComte Louis Char les de Waroquier, Tableau généalogique, historique, chronologique, héraldique et géographique de la noblesse, Paris, chez Nyon l'aîné, 1786, ..

Le généalogiste Bernard Chérin indique également au sujet de cette famille : François Bluche, La Vie quotidienne de la noblesse française au , Hachette, 1973, ...

Bertrand, seigneur de Vogüé, est attesté en 1080 : avec sa femme Bermonde (probablement issue de la maison d'Anduze) et ses fils Jean et Raymond de Vogüé, ils sont donateurs de divers bien-fonds dans la paroisse de Saint-Maurice à sœur Simplice, prieure du monastère de Saint-Martin de La VilledieuMichel Riou, Ardèche, terre de châteaux, La Fontaine de Siloé, 2002, .Jean-Baptiste-Pierre Jullien de Courcelles, Histoire généalogique et héraldique des pairs de France, des grands dignitaires de la couronne, des principales familles nobles du royaume, et des maisons princières de l'Europe, 1827, ..

Bertrand de Vogüé, en 1084, contribua avec Bermonde, sa femme, à la fondation du monastère de La VilledieuAlbin Manzon, Voyage le long de la rivière d'Ardèche: Archéologique et pittoresque, historique et géologique, fantaisiste et sentimental, économique et social, philosophique et politique, à pied, à bateau, en voiture et à cheval, Imprimerie Lienhart et Cie, 1885, réédition BnF collection ebooks, 2016, 420 pages ..

Un autre membre de la famille, Pierre de Vogué, sans doute frère du précédent figurait dans la même charte de donation.

Audibert, seigneur de Vogüé, chevalier, rendit hommage pour cette même terre de Saint-Maurice en 1150 à l'évêque de Viviers.

Un Guillaume de Vogüé était chanoine de Viviers en 1137.

En 1207, quatre membres de la famille de Vogüé : Raymond de Vogüé, chevalier, Pons de Vogüé, damoiseau, Dalmase et Pierre de Vogüé se reconnaissent vassaux de l'évêque de Viviers , de () et lui font hommage des forts et châteaux qu'ils possédaient dans le lieu de Vogüé.

Raymond occupe une tour et le château, déjà qualifié de « vieux ». Pons et Dalmasse ont chacun une tour. L'installation de Pierre est la plus modeste : elle ne comprend qu'une enceinte palissadée.

On trouve aussi Geoffroy de Vogüé, évêque de Saint-Paul-Trois-Châteaux (1210-1230) et Arnaud de Vogüé, évêque de Viviers (1246-1255). Certains auteurs ont pu considérer qu'ils ont été frères.

Raymond de Vogüé possédait aussi la terre de Rochecolombe, distante d'une lieue et demie de Vogüé, terre dont la possession a perduré dans la branche aînée jusqu'à l'époque de l'émigration. Ce fut comme seigneur de Rochecolombe que Raymond de Vogué, chevalier, transigea en 1210 avec l'abbé de Mazan.

Audibert, co-seigneur de Vogué, chevalier, mourut sans enfants avant l'année 1265. Sa succession fut recueillie par son cousin, Raymond, seigneur de Vogüé, chevalier, vivant en 1256 et 1296. Depuis ce Raymond, qui fut en même temps seigneur de Rochecolombe, Saint-Germain, la Villedieu, Plantade, Coyras, Saint-Sernin, Lanas et Saint-Maurice, la filiation est établie sans aucune interruption dans les titres généalogiques.

La filiation prouvée commence avec de Vogüé (descendant d'un des précédents), vivant en 1256, seigneur de Vogüé et de Rochecolombe, marié à Guilhelme de LaudunLouis Moréri, Le grand dictionnaire historique, chez les libraires associés, 1759, ..

En 1256, 1292 et 1293, il exempta de la taille à volonté ses sujets de Vogüé, Rochecolombe, Saint-Germain, La Villedieu, Saint-Laurent-sous-Coiron, Saint-Maurice, Lanas et Lachapelle-sous-Aubenas.

Cette première famille de Vogüé s'éteignit en 1326 avec de Vogüé (1297-1326) époux de Marguerite de Seneterre.

Seconde famille de Vogüé (subsistante) Marc Gauer écrit dans l'ouvrage Histoire de la famille Vogüé et de ses alliances que la première maison de Vogüé s'éteignit avec de Vogüé (1297-1326) époux de Marguerite de Seneterre, qui pour assurer l'avenir de son domaine et de son nom adopta et institua comme son héritier universel (devant Jean de La Villedieu, notaire), à condition de prendre les armes et nom de Vogüé, son plus proche parent par les femmes, Raymond d'Alès (mort en 1341), petit-fils d' d'Alès, gentilhomme du Dauphiné (mort en 1284) marié en 1275 à N. de Vogüé, fille de de Vogüé et de Guillemette de LaudunMarc Gauer, Histoire de la famille Vogüé et de ses alliances Collection Cahiers ardéchois, 2014, ..

Alès, Alesium était un castrum situé dans la Drôme au sud de Valence; c'est aujourd'hui le bourg d'Allex. d'Alès, époux de N. de Vogüé et qui en était seigneur, mourut jeune, et de Vogüé dut prendre la tutelle de ses petits-fils.

Dans un acte de 1323, d'Alès, fils d' d'Alès, est nommé Jean Moulin, Habitat et communications dans le pays de Berg : essai sur Villeneuve-de-Berg et sa région, éd. La Fontaine, 2000, )..

Cette opinion est partagée par Régis Valette qui, dans son Catalogue de la noblesse française, indique "de Vogüé olim d'Alex"Régis Valette, Catalogue de la noblesse française, 2007, .. Régis Valette mentionne une filiation noble prouvée depuis 1256, année ou est mentionné Raymond de Vogüé, chevalier, seigneur de Vogüé et de Rochecolombe. La seconde famille de Vogüé fait partie de la noblesse dite d'extraction médiévale.

Deux branches principales se sont formées vers la fin du , par deux frères, Melchior et Louis de Vogüé, chevaliers de l'ordre du roi.

La famille de Vogüé fut maintenue noble en 1671 sur une filiation prouvée remontant à Audibert de Vogüé (1352-1417).

Subsistante., la famille est adhérente de l'Association d'entraide de la noblesse française, depuis 1937Page « La table des familles - V », sur le site de l'Association d'entraide de la noblesse française (lire en ligne)..

Généalogie

Les ouvrages (cités en bibliographie) du dit "marquis" (titre de courtoisie) de Vogüé, de François-Alexandre Aubert de La Chesnaye Des Bois, et Le Grand Armorial de France ainsi que l'ouvrage de Marc Gauer donnent les premiers degrés suivants de la filiation prouvée.

De Melchior II de Vogüé (1639-1706) à nos jours

Alliances Les principales alliances de la famille de Vogüé sont : de Damas d'Antigny (1802), de Machault d'Arnouville (1826), de Bérenger (1834), des Monstiers-Mérinville (1866), de Nicolaÿ (1879), de Contades (1882), d'Arenberg (1892), Sommier (1896), Benoist d'Azy (1896), Pastré (1906), de Durfort-Civrac de Lorge (1919), de Luppé (1920), d'Andigné, de Montesquiou-Fézensac (1922), Eudes d'Eudeville (1924), de Varennes Bissuel de Saint-Victor (1925), de Mun (1926 & 1929), de Rohan-Chabot (1939, 1993), Raindre (1939), de Villoutreys de Brignac (1955) , Colonna di Palliano (1967), de La Ville de Baugé, d'Hautefeuille.

Armes et devises D'azur, au coq d'or, becqué, barbé, crêté et ergoté de gueules.Armorial du Vivarais, .. Cri de guerre : Fortitudine et Vigilantia (Courage et Vigilance) ; Devise : Sola vel voce leones terreo (J'effraie les lions d'un seul cri).

Titres de noblesse Les titres authentiques de la famille de Vogüé sont : admis aux États de Languedoc avec le titre baron le ; baron par lettres patentes de 1713E. de Séréville, F. de Saint-Simon, Dictionnaire de la noblesse française, 1975. ; baron-pair héréditaire confirmé par ordonnance royale du , après nomination de pair de France héréditaire en 1823 (branche cadette éteinte) ; baron-pair, confirmé le 22 juillet 1829 (après nomination de pair de France héréditaire en 1827 ; rameau cadet éteint) .

Titres de courtoisie : L'aîné des Vogüé porte depuis le le titre de courtoisie de marquis de Vogüé , notamment Melchior II de Vogüé (1639-1706), titré marquis dans plusieurs actes d'État, son fils aîné Cérice François de Vogüé (1683-1739), y portant, après la mort de son père, le titre de courtoisie de comte. Ce dernier est fait baron par lettres patentes de 1713. Les aînés suivants ont continué à porter ce titre de marquis sous lequel ils ont été admis aux Honneurs de la Cour (quatre fois : en 1763, 1770, 1771 et 1777).

Pierre de Vogüé (mort sans postérité en 1773), à qui le dernier duc de Villars (mort en 1770) légua par testament sa grandesse d'Espagne, la légua à son tour à son cousin Charles François Elzéar de Vogüé (1713-1782). Certains auteurs (dont André Borel d'Hauterive) indiquent que cette succession fut reconnue en Espagne en 1825.. Une demande fut effectivement faite en 1826 dans ce sens par le marquis de Vogüé « comme légitime successeur du duc de Villars ». Le résultat de cette demande varie d'une source à l'autre : Emilio de Cárdenas Piera pense qu'elle n'a pas fait l'objet d'une concession de réhabilitation Emilio de Cárdenas Piera, Catálogo de títulos nobiliarios: sacados de los legajos de Estado en el Archivo Histórico Nacional, Ediciones Hidalguia, 1982, (lire en ligne). Emilio de Cárdenas Piera, Catálogo de títulos nobiliarios: sacados de los legajos de Estado en el Archivo Histórico Nacional, Ediciones Hidalguia, 1982, (lire en ligne) tandis que Francisco Fernandez de Bethencourt pense le contraire FERNÁNDEZ DE BETHENCOURT, Francisco (1920). Historia genealógica y heráldica de la Monarquía Española, Casa Real y Grandes de España. Tomo X. Madrid. :p345.

Sépulture On retrouve dans l'Église Sainte Marie Madeleine de Boulleret de nombreuses plaques funéraires de certains membres de la famille de Vogüé.

Portraits

Demeures de famille Château de Vogüé (Ardèche) Château de La Verrerie (Cher) Château de Buranlure (Cher) Château de Miromesnil (Seine-Maritime) Château de Commarin (Côte-d'Or) Château d'Arlay (Jura) Château de Vaux-le-Vicomte (Seine-et-Marne) Château du Tremblay-sur-Mauldre (Yvelines)

Notes et références

Voir aussi Bibliographie . Jean-Baptiste-Pierre Jullien de Courcelles, Histoire généalogique et héraldique des pairs de France, des grands dignitaires de la couronne, des principales familles nobles du royaume, et des maisons princières de l'Europe, 1827, , notice sur la famille de Vogüé (lire en ligne) Henri Jougla de Morenas, Raoul de Warren, Grand armorial de France tome VI, page 493. . (ouvrage familial) Marguerite de Vogüé, La fontaine du cerf. Histoire de Louis et Louise, marquis et marquise de Vogüé, 1868-1958 (1983) (ouvrage familial) . (ouvrage familial) . (ouvrage familial) Melchior de Vogüé (1893-1965), directeur de banque devenu moine à La-Pierre-qui-vire (Yonne) portrait dans Gilbert Cesbron, Ce siècle appelle au secours, Editions Robert Laffont, 1955. (ouvrage familial) .

Fonds d'archives Papiers personnels de la Famille de Vogüé copiés et conservés aux Archives nationales sous la cote 567AP (Voir la notice dans la salle des inventaires virtuelle des Archives nationales).

Articles connexes Liste des familles subsistantes de la noblesse française (L à Z) Liste de devises de familles françaises notoires Armorial des familles du Vivarais Église Saint-Barthélemy de Rochecolombe

Liens externes

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