Aleksandr (Alexandre) Samsonovitch Ginger (en ), né en 1897 et mort en 1965, est un poète de l'émigration russe. Il est le mari de la poétesse Anna Prismanova.
Biographie Aleksandr Ginger naît à Saint-Pétersbourg le dans une famille juive assimilée.
Son père, Samson Grigorievitch Ginger (1863-?), médecin anatomo-pathologiste a soutenu en 1902 un doctorat à l' et travaille à l'Institut de médecine expérimentale. Son grand-père maternel, Mikhaïl Ossipovitch Blumenfeld (1842-1900) est chevalier de l'ordre de St. Vladimir au titre de sa participation comme médecin à la guerre russo-turque de 1877-1878. Sa mère, née Maria-Rosalia Mikhaïlovna Blumenfeld (1876-1942) est dentiste.
Aleksandr Ginger émigre en 1919 avec sa mère en France. À partir de 1921, il fait partie de l'une des premières associations littéraires russe à Paris, la maison des poètes («Палата поэтов»), qui publie son premier livre de poèmes, La Meute des preux («Свора верных») sur lequel l'influence de Nikolaï Goumilev est sensible.
En 1923-1924, il est membre du groupe À travers («Через»), avec Ilia Zdanevitch, , Kostia Terechkovitch et d'autres. Il est l'un des organisateurs de l'Union des jeunes poètes et écrivains et participe aux associations poétiques Campement («Кочевье»), Cercle («Круг»), Croisement («Перекрёсток») et Gataparak («Гатарапак»). Il travaille en même temps comme comptable dans une entreprise de produits chimiques dirigée par son oncle.
Il épouse en 1926 la poétesse Anna Prismanova, dont il a deux fils, Basile Ginger, (1925-2010), généalogiste, et Serge Ginger, (1928-2011), psychothérapeute. Entre 1929 et 1932, il vit en Normandie, dans le bourg de Serquigny, où il travaille dans une filiale de cette société.
Il publie dans la revue Nombres () en 1930 sa seule œuvre en prose, le récit Un soir à la gare ().
Pendant la Seconde Guerre mondiale, il reste avec sa femme à Paris. Sa mère de Maria Mikhailovna Blumenfeld, est déportée en 1942 dans le camp de concentration d'Auschwitz, où elle mourra.
Aleksandr Ginger prend avec sa femme, en 1946, la nationalité soviétique. Peu de temps avant sa mort, il se convertit au bouddhisme. Il meurt d'un cancer à Paris le Acte de décès (avec date et lieu de naissance) à Paris , n° 2338, vue 16/31..
Œuvre
Aleksandr Ginger a publié cinq recueils de poésies: La Meute de preux (1921), Dévouement («Преданность» , 1925), Plainte et triomphe («Жалоба и торжество», 1939), Nouvelle («Весть», 1957) et Le Cœur («Сердце», 1965). Quelques poèmes sont aussi dans l'anthologie L'Ancre («Якорь») publiée sous la direction de Gueorgui Adamovitch et de M. L. Kantor (1936). Un seul de ses poèmes Vent (, 1922) a été publié en URSS en 1924.
George Adamovitch, Marina Tsvetaïeva, Ivan Bounine, Vadim Andreyev et Iouri Terapiano ont porté une appréciation favorable sur ses poèmes. Selon Wolfgang Kasack : Selon Gaito Gazdanov, Aleksandr Ginger lisait ses vers d'une façon qui lui était propre : .
Publications
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Publications récentes
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Traductions françaises .
Notes et références
Annexes
Bibliographie
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Articles connexes Littérature russe à l'étranger
Liens externes
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