La Commission nationale de surveillance () est la plus haute instance de lutte contre la corruption de Chine, au même rang administratif que la Cour populaire suprême et le Parquet populaire suprême.

Histoire

Depuis 2013, le président Xi Jinping a lancé une vaste campagne anti-corruption contre les officiels ayant accepté des faveurs indues (dont des rivaux du président).

La Commission nationale de supervision a été créée en 2018, lors de la première session de la treizième Assemblée nationale populaireJulie Zaugg, « La Chine s’est dotée d’un nouveau système de détentions secrètes », Le Temps, 6 août 2018 (page consultée le 8 octobre 2018)..

Activités

Ses activités sont fusionnées avec celles du Comité central pour l'inspection disciplinaire du Parti communiste chinois. Son directeur est nommé par l'Assemblée nationale populaire.

Cette nouvelle agence dispose d'un large pouvoir et peut enquêter sur toute personne associée à l'État (alors que l'ancien système ne concernant que les membres du Parti communiste chinois).

Selon Fu Hualing, de l'université de Hong Kong, cela expose un quart de la population chinoise à des détentions jusqu'à six mois sans garantie des droits ni contrôle judiciaire.

En , la Commission nationale de surveillance a mis en détention Meng Hongwei, le président d'Interpol.

Notes et références

Voir aussi Yuan de contrôle (République de Chine) Corruption politique Meng Hongwei

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