Enfin ! est le dixième album studio de Michel Polnareff, sorti fin .
Fruit de dix ans de travail et attendu avec fébrilité par les fans., il s'agit du premier album studio du chanteur à sortir en vingt-huit ans depuis le précédent, Kâmâ Sutrâ, sorti en .
Historique
Après l'enregistrement de Kâmâ Sutrâ à l'hôtel Royal Monceau et son opération des yeux, Michel Polnareff retourne aux États-Unis. Cette fois, il s'établit en Californie, à Palm Springs. Il donne des nouvelles à ses fans via son site internet « Le PolnaWeb ».
En 1999, il sort le simple Je rêve d'un monde (When I'm in love).
La presse people publie régulièrement des photos de l'artiste pendant cette période de latence artistique du musicien.
En 2006, il annonce son retour sur scène prévu pour 2007. Pour l'occasion, il sort un nouveau simple Ophélie flagrant des lits. Son retour sur scène, après trente-quatre ans d'absence, s'effectue le au palais omnisports de Paris-Bercy suivi d’une tournée triomphale jusqu'en à la suite de laquelle l'artiste retourne aux États-Unis.
Après être devenu père en , il songe à se remettre sérieusement à la confection d'un album, bien qu'il ait composé beaucoup de mélodies et d’œuvres mais non dans le but de faire un album. Il commence donc à retourner en studio, chez lui, vers 2013. En 2014, il débarque en Belgique, aux studios ICP, pour achever son album commencé en Amérique.
Le à minuit, une semaine après avoir annoncé son retour sur scène à partir du à Épernay suivi de concerts à Paris, notamment le à l'Olympia, puis dans les festivals et Zéniths de France sur RTL et la sortie de son nouvel album avant la tournée., l'artiste dévoile le premier simple de son nouvel album : L'Homme en rouge..
Victime d'une embolie pulmonaire bilatérale à la toute fin de sa tournée 2016 l'obligeant à annuler ses deux dernières dates et après trois semaines d'hospitalisation, il fait sa convalescence dans un des palais du roi Mohammed VI au Maroc. Il ne retourne aux États-Unis qu'en . À l'été 2017, il décide de reprendre complètement l'album, étant insatisfait des longs mois d'enregistrements en Belgique.
Fin , Polnareff publie, en pleine nuit, pendant seulement quelques heures, un fichier audio contenant ce qui semble être la version finale d'une nouvelle chanson intitulée Terre Happy.
Le , journée internationale de la paix, il s'affiche en dernière page de couverture de Libération où il signe un « message aux terriens », qui se révèle être les paroles du titre Terre Happy ; il y est question de la Terre qui parle à la première personne en accusant l'Homme qui d'avoir tué de faire ou encore qui l'incite à se chercher ..
Le nouvel album Enfin ! paraît le , disponible sous deux formats : CD Digipack (présenté alors comme étant une édition limitée) et double vinyle.
Conception Dans une interview au Parisien publiée le , Michel Polnareff explique l'idée à l'origine de l'album :
Dans Libération, Christophe Conte se risque également , et évoque
Dans un article daté du , le Figaro abonde dans le sens de l'artiste :
Accueil public Fin 2018, il s'était vendu plus de copies de l'albumCharts in France > article "Ce groupe de rock phénomène crée la surprise dans les charts français : tous les chiffres" par Théau BERTHELOT (5 mai 2025).
Accueil critique Album
Le Parisien évoque le de l'album, les et le délai record de 28 ans depuis le précédent Kâmâ Sutrâ pour sortir le nouvel album, le « range[ant] dans le livre des records avec Chinese Democracy de Guns N' Roses et Smile de Brian Wilson et parle d'« un retour d'une richesse, d'une diversité et d'une liberté admirables »..
Dans son article-interview de Michel Polnareff paru le dans Libération, Christophe Conte fait remarquer que depuis vingt-huit ans et la sortie du précédent album Kâmâ Sutrâ en 1990, et se demande concernant Enfin ! , avant de répondre lui-même qu'avec ses , le nouvel album « est un peu tout ça » et d'ajouter que « son charme réside précisément dans sa nature spectrale, irrationnelle, au-delà du bon et du mauvais goût, à la perpendiculaire du "what the fuck" et du grandiose ». Selon Conte, l'écoute du premier titre Phantom « laisse entrevoir l'extravagance de ce qui va suivre, l'aberrance parfois, mais rassure sur un point : la folle démesure de Polnareff est intacte. » En effet, « le roi des fourmis a préféré s'entêter à tout diriger, tout composer et décomposer mille et une fois, usant les patiences de pas moins de trois labels et d'un nombre incalculable de directeurs artistiques, d'agents, de studios, d'ingénieurs du son et de musiciens des deux côtés de l'Atlantique. […] L'affaire compte [ainsi] 9 inédits sur 11 titres, dont 3 instrumentaux et des disparités de son, de style et de voix qui trahissent l'étendue du champ de bataille contre lui-même dont Polnareff vient de signer, enfin, l'armistice. […] À la pesée, [le nouvel album n'est] pas la catastrophe industrielle attendue »..
Le Figaro parle de l'album comme d'un « joyeux fourre-tout traversé par l'envie d'en découdre de cet incomparable mélodiste [qu'est Polnareff] », un « fourre-tout iconoclaste » fait de « surprises réjouissantes et aussi parfois des morceaux pièges », d'un « fouillis comme la chambre d'un gosse qui ne sait plus où ranger ses jouets, traversé d'une vigueur et d'une énergie rares », d'« [un] disque [au] son très américain […] souvent au diapason des habitudes d'écoute actuelles », ajoutant : « certains morceaux jouent le coup de poing, et l'humeur générale est ludique et combative »..
Dans Télérama, Valérie Lehoux juge l'album et précise : Puis s'interroge : ..
Dans L'Obs, Sophie Delassein déplore un album dans lequel ..
Sur la page web de RFI, après avoir émis quelques réserves (« l'album ne contient aucune pépite évidente, nul trésor visionnaire ou hit imparable, auxquels Michel nous avait habitués ; « nulle mélodie ne diffuse ici son aura lumineuse et contagieuse » ; « la voix traîne un peu et les textes ne font plus mouche »), Anne-Laure Lemancel défend Enfin ! en le qualifiant de « disque de la démesure », en le décrivant comme « un disque auquel s'accordent tous les superlatifs : kistchissime, outrancier, pompeux, pompier, exubérant, baroque, kaléidoscopique », ajoutant que « l'écouter relève de l'expérience quasi hallucinatoire », car, précise-t-elle, « ça reste Polnareff, et forcément, ça ne ressemble à rien (d'autre), et l'on ne saurait s'excuser de sourire, d'ouvrir grandes les oreilles et de claquer des doigts devant ce grand déballage foutraque, ses pas discoïdes et en zigzag, ses sorties de routes assumées, ses dingueries à mille lieues des productions actuelles, et des diktats de la mode » ; et, au détour d'une phrase, parle de son auteur comme de « l'incomparable Michel Polnareff »..
Dans L'Express, Julien Bordier qualifie Enfin! de « voyage vers une autre dimension », d' « auberge espagnole », de « joyeux bordel », d'album « extravagant, démesuré, aussi boursouflé que fascinant […] bloqué en mode aléatoire, multipliant les climats à la limite du bon goût » et qui « se moque bien des tendances musicales actuelles »..
Pochette Dans son article-interview de Michel Polnareff paru le dans Libération, Christophe Conte qualifie d' la pochette de l'album au et précise que
Sur la page web de RFI, Anne-Laure Lemancel parle de l'album comme d'un
Dans L'Express, Julien Bordier qualifie d' la pochette de l'album.
Sur France Culture, Mathilde Serrell s'interroge : , poursuivant plus loin : , .
Titres
Phantom : , , , , « morceau inaugural de plus de dix minutes d'audace symphonique, d'épopée galactique et de tourbillons rococo, avec cuivres clinquants, cascades de piano, glissendi de guitare rock, digressions new age, à mi-chemin entre l'inaudible et le coup de maître, l’élégance folle et le sublime ridicule. », « titre inaugural de 10 min 54 secondes […] où Michel Polnareff semble être ce fantôme qui s'est échappé de l'opéra. » Sumi : « histoire romancée d'une geisha très rock », titre au texte « coquin », , « une histoire de geisha sur des riffs rock », titre aux « paroles coquines », où « Polnareff […] slame des histoires de geisha à Fukuoka. » Grandis pas : « jolie ballade mélancolique piano-voix, chanson émouvante co-écrite avec Doriand et enregistrée à Los Angeles [dans laquelle] Michel Polnareff, 74 ans, semble s'adresser à son jeune fils Louka, âgé de 7 ans, en souhaitant retenir encore un peu son innocence », « piano-voix lyrique dans la grande tradition […] dédié à son fils de 8 ans » […] dont Polnareff dit que « c'est un "Ne me quitte pas" familial. C'est l'égoïsme du père qui ne veut pas voir grandir son enfant. Je m'interdis de lui jouer parce que j'ai peur qu'il prenne cela au premier degré. Et qu'il se sente obligé de ne pas grandir pour me faire plaisir. Contrairement à l'enfant que j'étais, mon fils a une joie de vivre extraordinaire, j'avais envie qu'on l'entende. », , chanson « belle et classique, dépouillée et émouvante comme du Polnareff vintage », coécrite « avec l'excellent Doriand », « une ode à son fils Louka » chanté par Michel « sur une tendre ballade piano-voix caractéristique de son style », « touchant piano/voix adressé à son jeune fils Louka. » Louka's song : « un [morceau] disco […] dédié à son fils de 8 ans [et] qui rappelle son album Lipstick », , un morceau « funky » sur lequel on entend [son] gosse brailler, déconner à plein tube. », « un air disco azimuté » sur lequel « on entend [son fils] Louka. », titre où « Polnareff […] rigole avec son fils. » Ophélie flagrant des lits : , titre « au texte , dont une première version était , et , , , titre que Longtime : , titre , titre , un titre à propos d' , Positions : chanson , titre « aux passages jazz cinématographiques », au texte , , aux Terre Happy : qui , , , , L'Homme en rouge : , version « revisitée » de la ballade « sorti[e] en [qui] a droit à une seconde chance sous de nouveaux oripeaux », « indigeste pamphlet anti-Père-Noël », « chant de Noël aussi déprimant que richement arrangé. » Dans ta playlist (c'est ta chanson) : chanson aux dans laquelle . L'artiste l'avoue lui-même : , Agua caliente (instrumental) :
Liste des titres
Sur les onze titres de l'album, deux sont déjà sortis – Ophélie flagrant des lits en 2006 et L'Homme en rouge en 2015 – que l'on retrouve ici dans de nouvelles versions. Michel Polnareff n'était, en effet, pas du tout satisfait de la première version d'Ophélie flagrant des lits. Lors de sa tournée 2016, il en avait proposé une nouvelle version tango/rock. Il en a entièrement revu les arrangements pour le nouvel album. La ballade de L'Homme en rouge qui avait déplu à une partie du public lors de sa sortie en et qu'il avait jouée sur scène lors de sa tournée 2016 est également revisitée pour Enfin !.
Le titre Positions avait été dévoilé auparavant sur scène, dans une version courte et épurée lors des concerts à Bercy du Ze (re)tour (son avant-dernière tournée en 2007).
La durée totale de l'album est de 66:11 dont 56:13 de musique inédite en CD (i.e. sans Ophélie flagrant des lits et L'Homme en rouge).
Musiciens Michel Polnareff : piano, claviers, basse fretless, orgue B3, tubular bells, contrebasse synthé, chant Curt Bisquera, Robert Brian, Bernie Dresel, Philippe Entressangle : batterie Stuart Bruce : percussions Ronan Le Bars : uilleann pipe, flûtes Jimmy Johnson : basse, basse fretless Tony MacAlpine, George Doering, Bernard Torelli, Dean Parks, Nicolas Fiszman : guitare Randy Kerber : synthé Jel Jongen, Martijn Sohier : trombone tenor Wooter Loose : trombone Hans Van Der Zanden : cors anglais Kenna Ramsey, Amy Keys, Adryon De Leon : choristes Jerry Goodman : violon solo
Classements hebdomadaires Classements (2018-19) Meilleureposition
Certifications
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Notes et références Notes
Références
Liens externes
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