Mont est une commune française située dans le sud-est du département des Hautes-Pyrénées, en région Occitanie. Sur le plan historique et culturel, la commune est dans le Pays d'Aure, constitué de la vallée de la Neste (en aval de Sarrancolin), de la vallée d'Aure (en amont de Sarrancolin) et de la vallée du Louron.

Exposée à un climat de montagne, elle est drainée par divers petits cours d'eau. La commune possède un patrimoine naturel remarquable composé de sept zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique.

Mont est une commune rurale qui compte en , après avoir connu un pic de population de en 1836. Ses habitants sont appelés les Montais ou Montaises.

Géographie Localisation

La commune de Mont se trouve dans le département des Hautes-Pyrénées, en région Occitanie.

Elle se situe à à vol d'oiseau de Tarbes., préfecture du département, à de Bagnères-de-Bigorre., sous-préfecture, et à de Capvern., bureau centralisateur du canton de Neste, Aure et Louron dont dépend la commune depuis 2015 pour les élections départementales. La commune fait en outre partie du bassin de vie d'Arreau.

Les communes les plus prochesLes distances sont mesurées entre chefs-lieux de communes à vol d'oiseau. sont. : Loudervielle (), Estarvielle (), Armenteule (), Cazaux-Fréchet-Anéran-Camors (), Adervielle-Pouchergues (), Génos (), Germ (), Loudenvielle ().

Sur le plan historique et culturel, Mont fait partie du pays de la vallée d'Aure ou pays d'Aure, constitué de la vallée de la Neste (en aval de Sarrancolin), de la vallée d'Aure (en amont de Sarrancolin) et de la vallée du Louron (confluente à Arreau)..

Le territoire de la commune est limitrophe de ceux de cinq autres communes :

Hydrographie vignette|redresse=0.7|Le moulin. Elle est drainée par Coume, le ruisseau de Coume Longue, le ruisseau de la Coste, le ruisseau de la Coumette de la Cau, le ruisseau de poudaque, le ruisseau de Tramont et par un petit cours d'eau, constituant un réseau hydrographique de de longueur totale..

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat de montagne, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne. et est dans la région climatique Pyrénées centrales, caractérisée par une pluviométrie annuelle de à .. Elle est en outre dans la zone H2c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Loudervielle à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Exposition Le village est bâti entre d'altitude, sur le flanc sud du pic de Cassay, sur l'avancée horizontale d'une moraine. Cette position en balcon sud, l'abrite efficacement des vents froids et son altitude lui procure une durée d'ensoleillement exceptionnelle en vallée du Louron.

Milieux naturels et biodiversité

L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire. Quatre ZNIEFF de Les ZNIEFF de sont des secteurs d’une superficie en général limitée, caractérisés par la présence d’espèces, d’association d’espèces ou de milieux rares, remarquables, ou caractéristiques du milieu du patrimoine naturel régional ou national. sont recensées sur la commune. : les « estives de Peyresourde à Pouyaué » (), couvrant dont trois dans la Haute-Garonne et quatre dans les Hautes-Pyrénées. ; « la Neste du Louron et ses affluents » (), couvrant du département. ; la « vallée d'Oueil et soulane du Larboust » (), couvrant dont 21 dans la Haute-Garonne et six dans les Hautes-Pyrénées. ; les « vallons forestiers et milieux subalpins en rive droite du bas Louron » (), couvrant dont deux dans la Haute-Garonne et 15 dans les Hautes-Pyrénées. ; et trois ZNIEFF de Les ZNIEFF de sont de grands ensembles naturels riches, ou peu modifiés, qui offrent des potentialités biologiques importantes. : les « Garonne amont, Pique et Neste » (), couvrant dont 42 dans la Haute-Garonne et 70 dans les Hautes-Pyrénées. ; la « Haute montagne en Haute-Garonne » (), couvrant dont 41 dans la Haute-Garonne et huit dans les Hautes-Pyrénées. ; la « vallée du Louron » (), couvrant dont six dans la Haute-Garonne et 24 dans les Hautes-Pyrénées..

Urbanisme

Typologie Au , Mont est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine et hors attraction des villes...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (85,2 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (85,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (79,5 %), zones agricoles hétérogènes (14,8 %), forêts (5,6 %)..

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran..

Morphologie rurale vignette|Plan cadastral de Mont en 1832.

L'habitat type est la « cour fermée ». Une analyse du plan cadastral de 1832 montre une organisation de bâtiments autour de la cour (plus précisément identifié sur les références cadastrales 396, 327, 374, 226, 357, 339.)

Cet aménagement original regroupe autour d'une cour centrale pavée, l'habitation à la façade orientée vers le sud et les nombreuses dépendances : on peut y découvrir les hangars abritant le bois de chauffage et autrefois les chars pour le transport du foin, les remises et leur galerie avec des greniers à outeaux pour le séchage des récoltes et les orifices du pigeonnier, la grange, parfois la bergerie, l'étable, la soue, le poulailler et toujours une fontaine et son abreuvoir. Elle est fermée par des murs et une porte monumentale avec couverture d'ardoise, appelée « emban ». Cette organisation architecturale permet de vivre à l'abri des regards. Elle rend possible une totale autarcie, nécessaire durant les périodes de fortes précipitations de neige. Contrairement à la ferme forteresse de la fin du moyen âge, elle ne semble pas avoir de rôle défensif si ce n'est contre les animaux sauvages (les renards, les loups, les chiens errants, les oiseaux de proie et vraisemblablement les ours). Elle délimite le cœur de la propriété, le sanctuaire de la famille. Elle prend le nom du maître, du bâtisseur et elle le conserve, même quand la famille s'est éteinte. Ainsi, on parle toujours de chez Bazerque ou de chez Carrère qui n'habitent plus au village.

La maison traditionnelle est bâtie avec une pierre calcaire ocre provenant des carrières du vallon de Coume Longue. Le mur sud de l'habitation est enduit d'un mélange de chaux et de sable grossier dans un souci de finition et de décoration. Les autres murs sont laissés en pierres apparentes. Le plan de la maison est très simple, on relève au centre l'entrée, pavée de grandes dalles jointives, à droite et à gauche, deux grandes pièces avec cheminée et en face de l'entrée, l'escalier conduisant à l'étage. Les fenêtres sont peu nombreuses, une par pièce, et relativement étroites. Le dernier niveau est occupé par le grenier éclairé par de toutes petites ouvertures appelées « outeaux ». La robuste charpente est recouverte d'ardoises brutes et claires, cloutées, provenant des carrières de Génos, à 3 kilomètres. Deux cheminées émergent des pignons est et ouest, à travers des pans de toit inclinés, en forme de trapèze, appelés croupes qui protègent les façades latérales des intempéries.

En contournant l'église par la droite, partant du pied d'une fontaine décorée d'une sculpture d'ours, le très ancien chemin pavé, appelé « Carrère dessus », monte à l'assaut du village dans la direction des granges de Bayet et des estives.

Logement En 2012, le nombre total de logements dans la commune est de 45Insee : Rapport statistique communal pour la commune de Mont..

Parmi ces logements, 38,2 % sont des résidences principales, 52,6 % des résidences secondaires et 9,2 % des logements vacants.

Risques naturels et technologiques Avalanche/enneigement

Aucun risque d'avalanche n'a été identifié même si l'enneigement est parfois abondant entre 1157 et 2064 mètres. Une plaque à vent se forme, chaque hiver, sur la crête de Coulantigue, rendant difficile son franchissement. Lors de chaque épisode neigeux, entre janvier et mars, il n'est pas rare d'observer au village une épaisseur de la couche de l'ordre de 50 centimètres. Les toits sont pentus pour favoriser l'évacuation de la neige, les efforts sur les charpentes sont importants.

Feux de forêt/incendie Jusque dans un passé récent, la tradition de l'écobuage ravageait périodiquement les estives et menaçait la forêt. Du côté du bâti traditionnel, la forte proportion de bois favorise dramatiquement la propagation des feux de cheminée.

Glissements de terrain

Les terrains versants, pentus, instables en zone de moraines, sont particulièrement sensibles aux effets dévastateurs des fortes précipitations appelées autrefois lavasses. Les écrits des anciens et des stigmates toujours présents, témoignent d'importants glissements de terrain. Inondationsle risque est faible. Le village, ses granges et le moulin sont bâtis bien à l'abri des crues des cours d'eau. Toutefois, les chemins sont ravinés, certains ponts sont parfois menacés lors de la fonte brutale des neiges ou lors des pluies torrentielles (crue du 26, 27, ).. Un aménagement toujours visible au niveau de la Coume d'Angoust (près du parc de contention), contenait les trop grands volumes d'eau du ruisseau de la "Caumette de la Cau" ce qui épargnait le pont en contrebas.

Sécheresse