vignette|centré|800px|Les femmes dans le hougong de la dynastie Tang : concubines et femmes de chambre du palais, Zhou Fang, .Le harem impérial (hougong) est la résidence des épouses des anciens monarques chinois (y compris les concubines), des jeunes filles du palais, des princes mineurs et des princesses célibataires, qui faisaient partie de la cour intérieure du palais. Parfois, il inclut également l'endroit où vivaient d'autres familles royales à proximité, telles que les princes héritiers, les filles et les parents des rois. Dans la culture populaire, l'expression "trois palais et six cours" est souvent utilisée pour désigner le hougong.

Pour maintenir la virginité des femmes dans le harem ou hougong, les hommes valides étaient interdits d'entrée. Les servantes, les filles du palais et les eunuques travaillaient à l'intérieur.

Dans les dynasties chinoises tardives, ces chambres étaient connues sous le nom de hougong (後宮 ; hòugōng, palais arrière ou cour intérieure). Les femmes qui vivaient dans le hougong d'un empereur se comptaient parfois par milliers. Dans de nombreuses périodes de l'histoire chinoise, les femmes du harem ont exercé divers degrés de pouvoir politique, comme Wu Zetian sous la dynastie Tang. En chinois, ce système polygame est appelé hougong zhidu (後宮制度; hòugōng zhìdù, système de palais arrière ou intérieur).

Les rangs des épouses impériales ont varié au cours de l'histoire de la Chine, mais ils sont restés primordiaux tout au long de l'histoire chinoise, en raison de leur importance dans la gestion de la cour intérieure et dans la succession impériale, qui classait les héritiers selon l'importance de leur mère en plus de leur strict ordre de naissance. Cependant, quelle que soit l'époque, il est courant de voir dans les traductions occidentales des textes chinois une simplification de cette hiérarchie, qui se trouve souvent réduite aux trois grades d'impératrice, de consorts et de concubines"Empresses and Consorts: Selections from Chen Shou's Records of the Three States with Pei Songzhi's Commentary". China Review International, Vol. 8, No. 2, Automne 2001, 363..

Lieu vignette|centre|600px|Panorama, Porte de l'Harmonie Suprême dans la Cité interdite, 2010 vignette|Palais Yikun où se trouve un harem, dans la Cité interdite Dans la Cité interdite, le harem ou hougong était séparé de la cour extérieure par une succession de portes, à commencer par la Porte de l'Harmonie Suprême (Qiangqingmen) qui le séparait de la cour extérieure (Waichao) et des pavillons, à travers lesquels les femmes, dont l'impératrice, se déplaçaient par des axes parallèles secondaires.

Le hougong occupait les six palais occidentaux (西六宮 : Xī liù gōng), aussi appelés les « Trois Palais et Six Cours », et qui comprenait le Palais Chuxiu (儲秀宮 : Chǔ xiù gōng), le Palais Yikun (翊坤宮) : Yì kūn gōng), Palais Yongshou (永壽宮 : Yǒng shōu gōng), Palais Changchun (咸壽宫 : Zhǎngchūn gōng), Palais Xianfu (咸福宮 : Xián fú gōng) et Taiji Hall (太極殿 : Tàijí diàn).

Origines ethniques des épouses Si la plupart des épouses impériales sont d'origine Han, un nombre non négligeable d'entre elles sont originaires de pays voisins de la Chine ou d'ethnies non-Han vivant sur le sol chinois.

Une bonne partie de ces épouses arrivent à la Cour Impériale chinoise comme tribut humain offert à l'empereur de Chine par tel ou tel vassal. C'est ainsi que sous la dynastie Yuan, le royaume coréen de Goryeo envoie à la Cour du Grand Khan des tributs d'un montant extrêmement élevé, incluant des concubines coréennes......, la plus célèbre d'entre elles étant l'Impératrice Gi. Si les empereurs Yuan ont des concubines d'origine coréenne..., ils ne sont pas les seuls. En effet, les fonctionnaires et les envoyés de la Cour des Yuan ont pris des concubines et des épouses en Corée alors qu'ils y étaient stationnés en pour préparer l'invasion du Japon.. Le fait d'avoir une concubine coréenne devient alors à la mode au sein des élites de cette dynastie et avoir une épouse coréenne devient une marque de prestige.. Une conséquence directe de cette mode est la propagation en Chine de la culture coréenne, ces femmes coréennes amenant avec elles leurs habitudes vestimentaires et culinaires.. Mais si les relations Sino-Coréennes sont modifiées par l'arrivée des femmes coréennes en Chine., cela n'est pas toujours à l'avantage de la Corée, car dès que quelque chose de négatif arrive à leurs familles restées en Corée, les concubines coréennes des nobles Mongols n'hésitent pas à faire chanter le gouvernement coréen par l'intermédiaire de leurs maris..

L’avènement de la Dynastie Ming ne chasse pas les concubines non-Han des Harems impériaux, et les premiers empereurs Ming, comme l'empereur Xuande., continuent de demander......., et de recevoir des tributs humains prenant, entre autres, la forme de filles vierges provenant de divers peuples non Han vivant en Chine, de Mongolie, de Corée, d'Annam, du Cambodge, d'Asie centrale, du Siam, du Champa et d'Okinawa.. En agissant ainsi, les Ming reproduisent donc ce que faisaient les empereurs de la précédente dynastie.

Les concubines d'origine étrangère peuvent aussi être des "butins de guerre" provenant d'un pillage, mais cela est plus rare et pas forcément bien vu. Ainsi, (), le Prince Min de Qin (秦愍王) a fait castrer des garçons et capturer des femmes après une guerre contre des minorités ethniques tibétaines, ce qui lui a valu d'être réprimandép, 74-75, 92...http://tieba.baidu.com/p/1677002974?see_lz=1 http://easyhut.blogspot.com/2015/09/blog-post_17.html..

Certains empereurs avaient des préférences particulières concernant les origines ethniques de leurs épouses. Ainsi, l’empereur Zhengde avait une préférences pour les femmes originaires d’Asie centrale., et plus particulièrement celles d'origine ouïghour et mongole... L'empereur Xuande, par contre, avait un penchant pour les femmes d'origine coréenne.., tout comme son grand-père, l'empereur Yongle, avant lui..

Même après la chute de la dynastie Ming, les mariages de dirigeants chinois avec des épouses d'origine non-han continuent, non sans arrière-pensées politiques. Après la seconde invasion de la Corée par les Mandchous, le royaume de Joseon fut contraint de donner plusieurs de ses princesses royales comme concubines au prince-régent Dorgon de la dynastie Qing..... C'est ainsi qu'en 1650, Dorgon épousa la princesse coréenne Uisun, une parente éloignée du roi que ce dernier avait adoptée et qui avait reçu le titre de princesse royale pour pouvoir être mariée à Dorgon. La cour de Joseon a révoqué le titre et les privilèges royaux de la princesse Uisun après la mort de Dorgon...

Période pré-impériale Au début de l'histoire de la Chine, il existe une classe de consorts appelée (媵; yìng). Ces Ying étaient des femmes qui, lors d'un mariage, étaient amenées par la famille de la mariée en guise de dot. Ces Ying peuvent être de la famille de la promise (sœurs, cousines), ou peuvent venir d'un autre pays, sans être nécessairement d'une autre ethnie.

Il est intéressant de noter que pendant la dynastie Shang, il y a eu des périodes où deux impératrices régnaient en même temps.

L'ouvrage Les Rites des Zhou, qui est intégré au texte du Classique des rites, contient une description assez détaillée d'un système impérial de classement des consorts datant de la dynastie Zhou. Cependant, ce livre n'est pas une source fiable, car ses origines, son authenticité et sa fiabilité font débat au sein des historiens depuis longtemps. En effet, à la fin du et au début du , la plupart des historiens considèrent que ce livre est un faux créé par Liu Xin, suivant en cela l'avis de Kang Youwei. Il faut tout de même noter que certains continuent à dater ce livre de la période des Zhou occidentaux, tandis que la majorité des historiens se sont rangés à l'avis de Qian Mu et Gu Jiegang, et considèrent qu'il s'agit d'une œuvre rédigée aux environs du av. J.C. De son côté, Yu Yingshi plaide en faveur d'une rédaction datant de la fin de la Période des Royaumes combattants, une datation qu'il a établie sur la base d'une comparaison des titres du texte avec les inscriptions en bronze existantes, ainsi que sur les connaissances calendaires implicites dans le travail.... Dans cette optique, le mot "Zhou" dans le titre fait référence non pas aux Zhou occidentaux mais à l'État royal de Zhou de la Période des Royaumes combattants; c'est-à-dire la petite zone encore directement sous le contrôle du roi autour de sa capitale.

Tout ceci fait que les érudits modernes voient ce texte comme une représentation fictive, basée sur une vision utopique de la société. Le système exposé dans cet ouvrage de littérature ne peut donc pas être pris au pied de la lettre. Il offre plutôt un aperçu approximatif de l'intérieur du harem royal tel qu'il était à l'époque de la rédaction des rites.

Les Rangs pour les Rois Selon le Rites des Zhou , les rois peuvent avoir au maximum:

Une Reine(后; hòu) Trois (夫人; fū rén) Neuf (嬪; pín) Vingt-sept (世婦; shì fù) Quatre-vingt une (御妻; yù qī)

Ce qui fait un total de réparties entre cinq rangs différents.

Les Rangs pour les Autres Selon les Rites des Zhou, les Seigneurs féodaux ont droit à neuf épouses au total, et ne peuvent se remarier après avoir eu neuf épouses, ce qui fait une femme et huit consorts. Pour les autres officiers, ils ont droit à une épouse et une consort. Pour les citoyens ordinaires, une seule épouse est autorisée.

État de Qin/Dynastie Qin Ce système de rang est mis en place pendant le règne du roi Huiwen et est maintenu après la réunification de la Chine par Qin Shi Huang: une Reine (王后; wáng hòu). Ce rang est transformé en Impératrice (皇后; huáng hòu) pendant le règne de Shi Huang (夫人; fū rén) (美人; měi rén) (良人; liáng rén) (八子; bā zi) (七子; qī zi) (長使; zhǎng shǐ) (少使; shǎo shǐ)

Dynastie Han Han occidentaux Durant le règne de Han Gaozu: une Impératrice (皇后; huáng hòu) (夫人; fū rén)

Après sa mort: une Impératrice (皇后; huáng hòu) (夫人; fū rén) (美人; měi rén) (良人; liáng rén) (八子; bā zi) (七子; qī zi) (長使; zhǎng shǐ) (少使; shǎo shǐ)

À partir du règne de Han Yuandi : une Impératrice (皇后; huáng hòu) (昭儀; zhāo yí) (婕妤; jié yú), rang créé par l'empereur Han Wudi (娙娥; xíng é), rang créé par l'empereur Han Wudi (容華; róng huá), rang créé par l'empereur Han Wudi (充衣; chōng yī), rang créé par l'empereur Han Wudi (美人; měi rén) (良人; liáng rén) (八子; bā zi) (七子; qī zi) (長使; zhǎng shǐ) (少使; shǎo shǐ) (五官; wǔ guān) (順常; shùn cháng) (舞涓; wǔ juān), (共和; gòng hé), (娛靈; yú líng), (保林; bǎo lín), (良使; liáng shǐ), (夜者; yè zhě)

L'épouse principale du Prince héritier est appelée (妃; fēi). Il existe également un système de sous-classement pour les concubines du Prince, qui s'appelaient (良娣; liáng dì) et (孺人; rú rén). Les épouses principales des petits-enfants de l'Empereur sont appelées (夫人; fū rén) et leurs concubines n'ont pas de titres particuliers. Elles sont simplement appelées (家人子; jiā rén zǐ).

Han orientaux une Impératrice (皇后; huáng hòu) (貴人; guì rén) (美人; měi rén) (宮人; gōng rén) (才女; cǎi nǚ)

Aucune limite n'a été fixée pour le nombre de ces consorts, ce qui a abouti à une situation où plus de vivaient dans le palais sous les règnes des Empereurs Han Huandi et Han Lingdi.

Trois Royaumes Wei Pendant le règne de Cao Cao: Une reine (王后; wáng hòu) (夫人; fū rén) (昭儀; zhāo yí) (婕妤; jié yú) (容華; róng huá) (美人; měi rén)

Pendant le règne de Cao Pi :

Une Impératrice (皇后; huáng hòu) (夫人; fū rén) (貴嬪; guì pín) (淑媛; shū yuàn) (昭儀; zhāo yí) (修容; xiū róng) (婕妤; jié yú) (容華; róng huá) (順成; shùn chéng) (美人; měi rén) (良人; liáng rén)

Pendant le règne de Cao Rui: Une Impératrice (皇后; huáng hòu) (夫人; fū rén) (貴嬪; guì pín) (淑妃; shū fēi) (淑媛; shū yuàn) (昭儀; zhāo yí) (昭華; zhāo huá) (修容; xiū róng) (修儀; xiū yí) (婕妤; jié yú) (傛華; yǒng huá) (美人; měi rén) (良人; liáng rén) (鹺人; cuó rén)

Wu (a compléter)

Shu (a compléter)

Jin