Louis-Charles-Henri Bertin, né le à Louisbourg (Canada) et mort le à Moulins, est un haut fonctionnaire français d'origine canadéen, premier préfet maritime du Havre et premier préfet colonial de la MartiniqueAnnales maritimes et coloniales, Volume 7, 1822, ..
Biographie
Bertin est un haut fonctionnaire civil au Ministère de la Marine. Dans cette période révolutionnaire des fonctions changent souvent de nom. Vers 1792, il est ordonnateur à la suite de l'armée navale en méditerranée, notamment en 1793 à bord du TonnantLouis Mortimer Ternaux, Histoire de la terreur, 1792-1794, Volume 6, . Avant 1798 il est commissaire de la marine à Bordeaux (chef civil du port)Biographie d'Hommes vivants, Volume 1, 1816, .. À sa mutation comme chef du port de Toulon, le , le nom de la fonction change en ordonnateur. Bertin sera le dernier ordonnateur du port de Toulon, puisque Napoléon change in la fonction en préfet maritime et choisit comme premiers préfets maritimes trois contre-amiraux, deux conseillers d'Etat et un ordonnateur : Bertin, qui, quittant Toulon, devient le premier préfet maritime du HavreMarie-Odile Woytt, De l'Ordonnateur au Préfet maritime ou l'Administrateur du port de Toulon de 1789 à 1800, Provence historique, Université d'Aix-en-Provence, 1971.
Au port du Havre, il poursuit à toute allure les travaux du bassin de la Barre : un système d’écluses y est construitJournal Helvétique, janvier 1801, et en 1802, 250 terrassiers et 60 tailleurs de pierre y travaillentLe Bassin de la Barre, in : Il était un Havre, 16 mars 2017. En le préfet maritime Bertin est promu Conseiller d'État, section de la marine et remplacé comme préfet maritime par Bourdon de VatryJournal politique de Mannheim, 1801, 5 octobre, et 26 novembre.. thumb|Cascade du jardin botanique de Saint-Pierre, à la Martinique Quand par le Traité d'Amiens de la Martinique, après six ans de gouvernement britannique, est retourné sous le gouvernement français, Bertin est promu, en , le premier préfet colonial de la Martinique et de Sainte-Lucie. Il arrive à la Martinique le 18 messidor an X ().
Il partage le gouvernement de l'île avec le contre-amiral Louis Thomas Villaret de Joyeuse comme capitane général et Lefessier-Grandpré comme Grand jugeRebecca Hartkopf Schloss, Sweet Liberty: The Final Days of Slavery in Martinique, University of Pennsylvania Press, 28 févr. 2012, . Bertin ne veut pas utiliser des troupes de la Guadeloupe pour la reprise de la Martinique, mais il rapporte que les habitants sont contents que l'île soit redevenu français. Bertin s'occupe activement à établir des hôpitaux et casernes et à remettre en état des forts et batteries militaires. Il trouve important que le commerce avec la métropole reprendJournal de Paris, 26 Fructidor an X, . Bertin décrète en la création du Jardin colonial des Plantes de Saint-PierreLe magasin pittoresque, Volume 38, 1870 ..
En 1803 la France déclare de nouveau la guerre à la Grande-Bretagne. Bertin cherche pour l'île un appui auprès des États-Unis, ouvrant les ports de la Martinique pour des bateaux neutres. Mais ceci reste sans effet par le blocus maritime britanniqueRebecca Hartkopf Schloss, op.cit. En 1804, Bertin est remplacé par Pierre-Clément de Laussat, qui après la vente de la Louisianevenait de perdre son poste de préfet colonial de la Louisiane. Bertin retourne en France et à la vie privée.
La place Bertin à Saint-Pierre porte son nom.
Notes et références
Catégorie:Naissance en septembre 1752 Catégorie:Décès en avril 1822 Catégorie:Décès à Moulins (Allier) Catégorie:Décès à 69 ans Catégorie:Préfet maritime du Havre Catégorie:Administration territoriale en Martinique