Djibouti (auparavant « district de Djibouti ») est la capitale de la république de Djibouti et l'une des six divisions administratives régionales du pays. S'étendant sur une superficie de , la ville de Djibouti est peuplée en 2018 d’environ habitants, soit plus des deux tiers de la population totale du pays.
Fondés en 1888 par les Français qui occupaient déjà Obock, la ville de Djibouti et son port occupent une situation stratégique à l'ouest du golfe d'Aden, escale entre la mer Méditerranée et l'océan Indien et principal accès à la mer de l'Éthiopie. Depuis la fin du XIXe siècle, la ville accueille une grande partie de la population du territoire et abrite ses principales activités économiques et culturelles.
Histoire L'échange de notes franco-britanniques des 2 et fixe la limite territoriale entre les colonies des deux pays<ref> Britannica, Djibouti, britannica.com, USA, consulté le </</ref>. Il laisse explicitement sous autorité française les côtes méridionales du golfe de Tadjoura, y compris une presqu’île composée de plateaux insubmersibles, le ras Djiboutil. C'est alors que ce point commence à être utilisé comme départ pour des caravanes vers Harar. Une petite ville y est fondée en 1888, protégée par des troupes « sénégalaises » et sous l'autorité d'un fils du notable afar Abu Bakr BurhanSimon Imbert-Vier, « Djibouti dans les archives françaises (1888-1892) : éléments sur les débuts d’une ville coloniale », Pount, , 2010, .. Elle se développe rapidement, passant de habitants en 1893 à en 1906Pierre Augustin, « Quelques dénombrements de la population du Territoire français des Afars et des Issas », Pount, , et , , 1974-1975..
Le port de Djibouti devient une escale des Messageries maritimes sur la route entre la France, Madagascar et l'Indochine en . Le chef-lieu de la colonie y est transféré officiellement depuis Obock en , à l'occasion de la création de la Côte française des Somalis. Djibouti devient le point de départ du Chemin de fer djibouto-éthiopien, construit par des sociétés françaises entre 1897 et 1917, et qui amène à Addis-Abeba, capitale de l'Éthiopie.
Sa situation géographique est aussi utilisée pour le commerce des armes, activité répandue dans le golfe d'Aden et en Somalie. Le gouvernement français s'engage en 1909 aux côtés du Royaume-Uni et de l'Italie contre les ventes illégalesJournal officiel du 2 mai 1909 consultable sur Gallica..
En 1939, la population de la ville est de habitants, avant de descendre à en 1942 à la suite des expulsions réalisées par l'administration qui organise un rationnement alimentaire. En 1966, la population de Djibouti est estimée à personnes, pour croitre à habitants après l'indépendance, en 1983Nuria Lopez-Escartin, Données de base sur la population de Djibouti, Paris, Centre français sur la population et le développement, janvier 1992..
Géographie vignette|Vue satellitaire de la ville. Climat Djibouti possède un climat désertique tropical (Köppen: BWh, Trewartha: BWia) avec des étés extrêmement étouffants et des hivers legérement plus frais et humides.
Îles Moucha et Maskali vignette|Maskali. Les îles Moucha et Maskali se trouvent dans le golfe d'Aden, à une heure de boutre de Djibouti. Ce sont deux petites îles madréporiques constituées de mangroves de palétuviers.
Elles possèdent de riches fonds sous-marins avec de nombreuses algues multicolores, des jardins de coraux où vivent des poissons variés tels que les mérous, les carangues, les barracudas, les napoléons, des murènes, des raies pastenagues (à points bleus), des raies mantas et torpilles, des dauphins, des tortues, des requins ou encore des requins baleines…
Démographie
Depuis 1916, l'évolution démographique de Djibouti a été :
Histogramme de l'évolution démographique de Djibouti
Administration La ville de Djibouti comprend trois communes : la commune de Ras-Dika dont le territoire correspond au arrondissement ; la commune de Boulaos regroupe les , et arrondissements ; la commune de Balbala regroupe les et arrondissements..
Économie vignette|Port de Djibouti. Sur cette péninsule s'est développé le port autonome international de Djibouti (PAID), étendu ensuite à Doraleh, seul port de conteneurs de la région. Toutes les marchandises destinées aux pays limitrophes y transitent. Cette activité commerciale a propulsé la capitale djiboutienne au rang de premier port du Nord-Est africain et a renforcé sa position géostratégique.
Transports 18px La route transafricaine 6 N'Djamena-Djibouti passe par Djibouti.
La ville est reliée par le transport aérien avec l’aéroport international Ambouli.
300px|thumb|right|Gare de Nagad.
La gare de Nagad est située sur la ligne d'Addis-Abeba à Djibouti permettant de rallier Addis-Abeba, la capitale de l'Éthiopie.
Culture Les archives nationales & bibliothèque nationale de Djibouti.
Éducation vignette|upright|gauche|Université de Djibouti L'enseignement public djiboutien est principalement francophone, avec une filière arabophone parallèle. Il aboutissait au baccalauréat français délivré par l'académie de Bordeaux jusqu'en 2014Bac : l'adieu à Djibouti dans Sud Ouest du 22 juin 2012.. Depuis 2015, c'est un diplôme national djiboutien. La présence éducative française reste importante à Djibouti, avec plusieurs établissements gérés par des Français : l'école primaire Françoise-Dolto ; le collège catholique de La Nativité, sur le plateau du Serpent ; le lycée Joseph-Kessel (collège et lycée), qui prépare au baccalauréat français.
L'université de Djibouti est fondée en 2006. Un nouveau complexe universitaire situé dans la commune de Balbala (campus de Balbala) est inauguré en par le Président de la république Ismaïl Omar Guelleh.
Les sœurs missionnaires franciscaines de Notre-Dame s'occupent de l'orphelinat de la Mission catholique de Djibouti et gèrent le collège de La Nativité. Le corps enseignant français, recruté sur la base du volontariat international, est d'un niveau similaire à celui de la France. Le collège accueille des élèves djiboutiens et d'autres origines.
Religion
Plusieurs religions sont pratiquées à Djibouti. Les musulmans sunnites représentent plus de 90% de la population. Les chrétiens représentent moins de 3% de la population.
Lieux de culte Parmi les lieux de culte, il y a principalement des mosquées musulmanes J. Gordon Melton, Martin Baumann, ‘‘Religions of the World: A Comprehensive Encyclopedia of Beliefs and Practices’’, ABC-CLIO, USA, 2010, p. 899.
Il y a aussi des églises et des temples chrétiens : Église orthodoxe éthiopienne, Église catholique (diocèse de Djibouti), Églises protestantes, Églises évangéliques.
Jumelages
Djibouti dans la littérature Denis Langlois, L'Aboyeuse de Djibouti, Éditions Acoria, 2001, 190 p. Pierre Deram, Djibouti, Paris, Libella, 2015, 114 p. Abdourahman Waberi, Balbala, Paris, Serpent à plumes, 1998 (rééd. Gallimard, Folio, 2002, 187 p.)
Notes et références
Articles connexes
Bibliographie Amina Saïd Chiré, Le Nomade et la ville à Djibouti. Stratégies d'insertion urbaine et production de territoires, Paris, Karthala, 2012, 264 p.
Liens externes
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