vignette|upright=1.5|Reste du camion et d'autres véhicules calcinés. vignette|upright=1.5|Cimetière des maquisards Le maquis de Meilhan a été l'un des lieux de la résistance gersoise, durant la Seconde Guerre mondiale. Il compte 76 maquisards et est dirigé par son créateur le docteur Raynaud. Il a été le lieu d'une tragédie causée par des soldats allemands, le 7 juillet 1944. Aujourd'hui, c'est un lieu de commémoration.

Histoire Création Le docteur Raynaud étant menacé par le S.T.O. se cache de ferme en ferme jusqu'à ce que quelqu'un l'informe de l'existence des fermes Priou et Larée qui sont libres et proches d'un bois rendant, faisant de cet endroit le maquis parfait. Il crée alors le maquis de Meilhan où il fait venir les uns après les autres, tous ceux qui lui ont dit vouloir se joindre à sa cause . Fonctionnement Le docteur Raynaud dirige le maquis, avec l'aide du commandant Marcellin et de Bouet, des soldats de la Première Guerre mondiale qui n'acceptent pas la tournure de la Deuxième et ne peuvent que combattre les allemands dans la suite logique de leur existence. Tous les jours, de nouvelles recrues arrivent, la veille même de la bataille du maquis. Raynaud passe son temps à organiser le maquis et les positions de combat des nouvelles recrues. Tous les jours il attend, en écoutant la radio, des nouvelles des parachutages à venir, le dernier ne parvint au maquis que le , trop tard pour eux. Deux frères, les Laborie, Xavier qui est pâtissier-boulanger et Paul qui est ouvrier boulanger, s'occupent des cuisines. Caussade est chargé de la réquisition des véhicules, de la milice et de la gestion du parc automobile.

Le 7 juillet La veille, un maquisard ayant enfreint les règles est pris à un barrage allemand à Lannemezan. Il est ensuite mené à la maison du Pouy, où il est malmené, pour finir par révéler l'emplacement du maquis. Mais, les investigations révèlent que le maquis est déjà la cible du bataillon de grenadiers allemand, à ce moment-là, venant de Lannemezan. Le le bataillon attaque le maquis dont le camion est chargé, pour une manœuvre le lendemain, le faisant exploser dans les premiers, ce qui réduit les capacités des maquisards en éliminant leur réserve de munitions. De plus, les effectifs sont inégaux ; en effet, le maquis compte une centaine d'hommes contre un millier pour le bataillon de grenadiers. Ils arrivent dans la nuit avec leurs véhicules, qu'ils arrêtent à quelques kilomètres des deux fermes et se déplacent à travers champ en rampant pour ne pas se faire repérer. Puis, ils se mettent en place et attendent le jour pour attaquer. À 7 heures du matin, ils sont repérés par deux maquisards alors qu'ils installent une arme automatique. Les deux jeunes hommes réagissent instinctivement et donnent l'assaut, quelques minutes auparavant Raynaud a été averti par un messager de l'attaque imminente, mais n'a pas encore eu le temps de donner des ordres. À la fin de la bataille les Allemands s'attardent pour défigurer les maquisards et les dépouiller pour qu'il ne soit plus possible de les identifier. Ils vont chercher quatre otages dans les fermes voisines et les torturent avant de les abattre. centré|vignette|upright=1.5|alt=|Mur commémoratif de la bataille et des exécutions.

Les maquisards

Docteur Raynaud Né en , à Chalabre, Joseph Raynaud reçoit son diplôme de médecine, puis il fonde une famille en 1937. Il fait son service militaire en 1938 et le finit en . Il est mobilisé lors de la guerre jusqu'à l'armistice, à la suite duquel il refuse de se soumettre à la milice et fait tout pour éviter aux jeunes d'aller en Allemagne. Étant médecin il voit beaucoup de monde et tente de les faire rallier sa cause. Un de ses rivaux l'espionne et communique ses activités à la milice. Raynaud est menacé, commence alors sa cavale et demande à sa femme d'aller chez ses parents avec les enfants. Il est apprécié de tous dans le maquis, étant décrit par ses proches comme une personne pleine de bonté et de courage. Le jour de la bataille il est touché à la cuisse et achevé d'une balle dans la tête.

Quelques noms La plupart d'entre eux sont menacés par le S.T.O. ou sont recherchés par les milices. Ils se sont donc réfugiés dans le maquis pour leur échapper. Henry Marcellin, né le à Gazaupouy, a fait la Première Guerre mondiale Étienne-Antoine Bouet, né le , a fait la Première Guerre mondiale Roger Aizermann, né le à Paris Marcel Bayonne, né le Gabriel Béria, né en à L'Isle-en-Dodon Joseph Bouyssel, il avait 33 ans, a fait la guerre de 1939 à 1940 René Branet, né le Fernand Breil, né le à Saint-Louis, au Sénégal Louis-Elie-René Brousset, né le à Simorre Jean Caussade, il avait 26 ans Honoré Cazaubon, né le à La Romieu Pierre Denis, né le au Lherm Philippe Gasc, né le à L'Isle-en-Dodon Charles Desplats, né le à L'Isle-en-Dodon, a fait la campagne de 1939 Norbert Duffort, né en 1922 Pierre Duviella, né le à Termes-d'Armagnac André Fainjmesser, né en Élie Fourment, né le à Simorre Jean Furcatte, né le à Masseube Armand Gramont, né le à Garravet Alain Gras, né le Henri Bécanne, né le à Lombez Jacques Lalanne, né le à Lombez Xavier Laborie, il avait 20 ans Paul Laborie, il avait 17 ans, frère de Xavier Lucien Lozes, né le à Simorre Marc Luflade, né le à Bordeaux Paul Maizières, né en 1916 à Paris Marcel Maizières, né le , frère de Paul Louis Mazet, né le André Piques, né en Camille Rigal, né le à Toulouse Jean Semenou, né le à Avignonnet Jean Seguin, né le à Trentels, il était le petit fils de M. Bouet Raymond Sentous, né le Octave Surmain,né le à la Romieu Pierre Talazac, né en 1925 en Espagne Ferdinand Wernot ou Wiroth, il avait 24 ans Léon Wernot ou Wiroth, il avait 22 ans, frère de Ferdinand Jean Péri, né le à Castres René Livenais, né le au Portel, près de Boulogne-sur-Mer Raymond Viviès, né le à Portet-sur-Garonne Pierre Vignaux, il avait 24 ans Armand Lousteau, né le à Pardies-Piétat Frank Savère, né le Maurice Savère, né le , frère de Frank André Guilloteau Julien Blancafort Kléber Albert Bourguignon Guy Maurice Bourguignon, il avait une trentaine d'années (aucune parenté avec Kléber) Noël-Edouard Brochart, il avait 24 ans Antoine Campoy, espagnol Gabriel Barrieux René Lavache, né le à Biarritz Maurice Lavache, né le à Biarritz Yvon Desgrousilliers, né le à Bordeaux Auguste Gerdessus, né le à Saint-Laurent-de-Neste Fernand Calestroupat, né le René Proudhom, né le à Caujac, mobilisé en 1939 Maurice Vigneaux Jean Daron, né le à Casteljaloux André Cluzel Fernand Plancon Henri Gantelet, né le à Saint-Privat-la-Montagne, disparu présumé mort à Meilhan Kaganovitch, israélite de 18 ans On retrouva un corps carbonisé qu'on présuma être celui de Robert-Ignace Szymezuk, né le en Pologne (à Bielsk-Podlaski) Jacques Chaunu, né le à Paris (), décédé le à Toulon, dernier survivant du Maquis.

Les otages

Léopold Bon, il avait 49 ans et était père de 4 enfants Abel Bajon, il avait 42 ans Elie Prieur, né le Louis Laborie, né le

Deux martyrs Yann-Bernard Morel, artiste, ancien combattant de la Première Guerre mondiale Élie Rançon

Notes et références

Voir aussi Articles connexes Résistance en France Seconde Guerre mondiale Les Justes Musée de la Résistance et de la Déportation d'Auch Vie des Français sous l'Occupation allemande Catégorie : Résistance française Médaille de la Résistance Camp de Masseube

Liens externes

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