Le roman réfugié (en russe : Беженский роман) est une formule utilisée lors de la première vague de l'émigration russe, parfois en guise de sous-titre, pour qualifier des œuvres d'écrivains ayant quitté la Russie après la révolution de 1917.
Historique Les romans réfugiés, qui ont un caractère autobiographique, décrivent souvent le « chemin de tourments », selon le titre de la trilogie éponyme d'Alexis Nikolaïevitch Tolstoï, que sont le pays étranger et la vie quotidienne et morale qu'y subissent les émigrés. Selon Gueorgui Adamovitch, .
Les premiers romans se rattachant à ce genre traitent du « destin de la Russie » et de sa relation au bolchevisme (Le Dôme de Saint-Isaac de Dalmatie d'Alexandre Kouprine (, 1928), Le Soleil des morts d'Ivan Chmeliov ( 1923) ... ). Des critiques soulignent que, dans ces premières années de la littérature russe de la diaspora, prédomine un (), exprimant la volonté de revenir aux origines de la culture populaire russe.
Désireux de retourner dans leur patrie et de se venger, comme dans les Âmes vivantes d' (, 1925), les écrivains émigrés perdent en même temps l'espoir d'un salut de la part de l'Occident (Au milieu de phares éteints : notes d'un réfugié d' (, 1922)).
Dans les « romans réfugiés », la « génération passée inaperçue », les « fils d'émigrés » abordent (Récit à propos de rien de Georges Annenkov (, 1934), Machenka de Vladimir Nabokov (1926)).
Les écrivains de la première vague de l'émigration continuent, après la Seconde guerre mondiale à écrire dans ce genre.
Notes et références
Annexes
Bibliographie
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Article connexe
Littérature russe à l'étranger
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