Baptiste-Paul Grimaud, né le à Brûlain et mort le , est un fabricant français de cartes à jouer.

Biographie En 1840, Baptiste-Paul Grimaud est à Paris commissionnaire de roulageLivreur chargé d'acheminer les marchandises, livrées en gros par les rouliers, au client final.. En 1851, Alexandre-Eugène Martineau et Marcel BourruBulletin des lois de la République Française, vol. 1, 1848 lui cèdent leur fabrique de cartes à jouer opaquesMoyen pour éviter les tricheries dont ils avaient déposé le brevet en 1847 .. En 1858, il achète à Firmin Chappellier le brevet des coins ronds métallisésProcédé qui évite que les cartes ne s'effritent à la longue.. L'affaire se développe et en 1866, il reçoit un apport financier de Charles Chartier qui lui permet d'acheter de nouvelles machines, puis il s'associe avec son neveu, Léo MarteauMinistère du commerce, de l'industrie, des postes et des télégraphes. Exposition universelle internationale de 1900, à Paris. Rapports du jury international, Imprimerie nationale, 1902, p. 39 . En 1876, il rachète à Charles Pellerin, le petit-fils de Jean-Charles PellerinJean Marie Dumont, La vie et l’œuvre de Jean-Charles Pellerin, L'Imagerie Pellerin, 1956, p. 37 , ses modèles d'images d'Épinal. Il prend la majorité du capital de son concurrent marseillais, CamoinAlfred Picard, Rapports du Jury international, vol. 1, Ministère du commerce, de l'industrie et des colonies, Imprimerie nationale, 1891, p. 172 , en 1885, puis il absorbe Lequart et Mignotwww.tarot-artisanal.fr, Bony, Dieudonné, Fossorier et AmarThierry Depaulis, Tarot, jeu et magie, exposition, Bibliothèque nationale, 1984; p. 129 . Après son décès, Léo et Georges Marteau, prennent sa succession ; après la mort de Georges, la société prend le nom de Grimaud, Chartier, Marteau et BoudinFrits Lugt, Les marques de collections de dessins & d'estampes, Nijhoff, 1956, p. 322 . La marque et la clientèle sont achetées en 1962 par Jean-Marie Simon (La Ducale)Thierry Depaulis, « B-P Grimaud ou les cartes à l'âge industriel », Jeux et Stratégies, n° 47, 1987, p. 78.

Distinctions Chevalier de la Légion d'honneur Conseiller municipal de Paris sous la Troisième RépubliqueNobuhito Nagaï, Les conseillers municipaux de Paris sous la Troisième République (1871-1914), Publications de la Sorbonne, 2017

Anecdote Le nom de l'entreprise B.-P. GRIMAUD se voyait encore au-dessus du portail d'entrée de l’immeuble du 54 rue de Lancry à Paris à la fin du . Mais elle a depuis disparu.

Notes et références Notes

Références

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