Barthélémy Batantu, né le 13 ou et mort le , est un prêtre catholique congolais. Il est archevêque de Brazzaville, de à .

Biographie

Jeunesse et formation

Barthélémy Batantu est né à Mayala (paroisse de Linzolo), le , de Massengo Jean, son père et de N’Sansi Nzouzi Pauline, sa mère, tous deux féticheurs. Après avoir suivi des cours de catéchisme à Linzolo, auprès du Père Schaub, il est baptisé le . Et la même année, le jeune Batantu commence sa scolarité à l’école primaire saint-Joseph de Bacongo, avant de se rendre, ensuite, à l’école de sainte Jeanne d’Arc, à la Cathédrale où il termine son cycle primaire. En 1945, il entre au Petit séminaire de Mbamou. Il y aura comme directeur de séminaire, le Père Jean Morizur. En , Barthélémy Batantu entre au Grand séminaire Libermann de Brazzaville, pour trois années de philosophie scolastique. En , il repart au Grand séminaire, pour quatre années de théologie.

Juste après son ordination, en , l’abbé Batantu poursuit ses études au Grand séminaire et à l’Institut catholique d’Angers. il y consolide ses connaissances théologiques et musicales.

Prêtre Le , il est ordonné prêtre par Michel Bernard, alors Archevêque de Brazzaville. En , l’Abbé Batantu est affecté à la paroisse Notre-Dame du Rosaire de Bacongo, en qualité de troisième vicaire paroissial de l’abbé Théophile Mbemba, alors curé depuis 1956 et futur archevêque de Brazzaville. L’abbé Batantu y passera 18 ans : 5 ans comme vicaire et 13 ans comme curé. C’est au cours de cette période qu’il va déployer ses talents de pasteur, d’éducateur, de catéchiste et de musicien.

Passionné de musique, il a fondé le fameux groupe des Scholas populaires, dans le souci combien légitime de christianiser les coutumes, pour reprendre sa propre expression. Il a composé des chants liturgiques et profanes.

Évêque Après l'assassinat du Cardinal Émile Biayenda, le , c’est Louis Badila, le Vicaire capitulaire, qui assure les deux ans d’intérim. Le , Rome nomme un nouvel Archevêque.

Barthélémy Batantu est ordonné évêque le , en la fête de Notre-Dame de Lourdes, à Rome, sous le pontificat de Jean-Paul II, des mains de , secrétaire de la Congrégation pour l'évangélisation des peuples. Les co-consécrateurs sont l'évêque de Brazzaville et l'évêque d'Angers, .

Sa devise d’évêque est: Scio enim cui credidi « Je sais, en effet, en qui j’ai placé ma confiance » (2 Tm 1, 12).

Un évêque auxiliaire lui est donné par Rome, le , en la personne de Mgr Anatole Milandou. Celui-ci sera par la suite nommé évêque de Kinkala le , date à laquelle il quittera Mgr Batantu.

Le , atteint par la limite d’âge, envoie une lettre au Saint-Père, déclarant renoncer à sa charge épiscopale; lettre à laquelle le souverain pontife répond positivement, en nommant nouvel Archevêque de Brazzaville, en date du .

Avec la prise de fonction par le successeur du siège métropolitain de l’Archidiocèse de Brazzaville, le , , devenu Archevêque émérite de Brazzaville, se retire dans la paroisse Notre-Dame de l’Assomption où il passera les dernières années.

Le , il est admis, à l’hôpital central des armées Pierre Mobengo de Brazzaville et il rend l’âme le .

Notes et références

Notes

Références

Liens externes

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