Hervé Meillon, né le au milieu des années 1950, à Sainte-Colombe en France, est un animateur, producteur, auteur, éditeur et podcasteur belgo-français.

Actif depuis les années 1980, il fut un des animateurs les plus populaires dans les médias francophones belges, en tant que présentateur et producteur de nombreuses émissions de divertissement sur les chaînes publiques et privées, notamment: Matin pas chagrin, Coquins/Coquines, C’est une très bonne question, Cache-Cash, C’est bon pour une fois, Balle au centre, Y’en aura pour tout le monde.

Il est reconnu comme un pionnier de la radio privée en Belgique, une figure médiatique des années 1990, un facilitateur coach de l’édition indépendante et un chroniqueur culturel actif.

Biographie

Origines et enfance Hervé Meillon naît à Sainte-Colombe, dans le département du Rhône. Sa mère, Fernande, est ouvrière d'usine, veuve à la suite d'une tragédie familiale, se remarie avec son père, Louis-Léon qui est maçon. Il a un demi-frère aîné, né d'une première union. Son grand-père maternel, Marius, est boulanger dans le village d'Ampuis, réputé pour son vin Côte-rôtie. Son grand-père paternel, Fleury, adopte le père d'Hervé à l'âge de douze ans.

Élevé dans un milieu modeste, il grandit dans le village de Roussillon en Isère, dans la vallée du Rhône. Il effectue sa scolarité primaire à l'école communale, puis est pensionnaire dans plusieurs établissements religieux. Il voulait être missionnaire. Ses études secondaires restent discontinues.

Très jeune, il développe une passion pour la radio et le théâtre. Dès l'âge de 17 ans, il fréquente Paris, se familiarise avec le milieu artistique et médiatique en stationnant aux entrées des artistes des théâtres et des stations de radio. Il exerce divers petits emplois, notamment en Alsace, pour financer son indépendance et sa culture personnelle.

Vie personnelle Son parcours l'amène en Belgique, où un séjour initialement temporaire devient permanent pour des raisons familiales. Il travaille comme éducateur auprès d'enfants placés sous tutelle judiciaire, concevant notamment un groupe musical intitulé Les couleurs du temps.

Il se marie avec Martine Devos, enseignante, avec qui il a deux filles. Après leur divorce, il partage sa vie avec la comédienne Varvara Dewez, rencontrée à RTL. Il épouse ensuite la chanteuse marocaine Lamia Rhoul (Lamiela), avec qui il collabore artistiquement. Cette relation marque le début de son intérêt pour le Maroc. Il est aujourd'hui marié à une historienne et enseignante.

En 2024, Hervé Meillon est diagnostiqué d'une tumeur du pancréas. Il subit une intervention chirurgicale de type duodéno pancréatectomie céphalique, appelée opération de Whipple, suivie de longues séances de chimiothérapie. Ces épreuves constituent le thème central de son dernier ouvrage J'ai encore beaucoup de gens à aimer, rédigé en 2026.

Théâtre et spectacles

Spectacle vivant Au début des années 1980, Hervé Meillon ouvre à Namur un restaurant dîner-spectacle dénommé Le Campagnard, en association avec Xavier Walraedt. Ce café-théâtre, consacré à la chanson et à l'humour, accueille de nombreux chanteurs et humoristes, notamment Marc Herman, Stéphane Steeman, Serge Llado, Bruno Brel et Smaïn. L'établissement fonctionne pendant deux ans avant qu'Hervé Meillon ne se consacre pleinement à la radio.

Théâtre À la suite d’une relation avec la comédienne Varvara Dewez avec qui il partagera quelques années de sa vie, Hervé Meillon écrit, adapte et produit plusieurs pièces de théâtre: en 1998, il adapte la pièce Droits de succession pièce d’Éric Delcourt et Vincent Azé avec les acteurs Frédéric Etherlinck, Varvara Dewez, Françoise Depaeuw, Richard Ruben, Alexandra Milgrom, Dieudonné Kabongo, Stéphanie Moriau, Bernard Perpette, Stéphane Cuvelier et Pierre Pigeolet. En 1999, il met en scène et coécrit, avec Pierre Pigeolet, la pièce 1.2.3 Nana avec Varvara Dewez, Françoise de Pauew, Francine Laffineuse et Delphine Moriau.. La pièce sera reprise en 2004.

En 2001, Hervé Meillon produit la pièce Je meurs si je veux, une adaptation belge d’une pièce de Jean-Christophe Barr mise en scène par Bernard Lefranc avec Jean-Paul Andret, Alain Soreil et Mike. En 2003, Il met en scène L’alarme fatale la première pièce du belge Marc Herman.

Carrière dans les médias

Carrière radiophonique Hervé Meillon commence sa carrière radiophonique en 1978 à la RTB, sous la direction de Marie-Paule Eskanasi, avec des séquences comme Il fera beau demain et Des mots pour le dire. Ces expériences orientent son travail vers des formats centrés sur la parole et l’humour.

Dans les années 1980, il rejoint les radios libres et locales, participant à l’essor de la radio privée en Belgique. Il est notamment à l’origine de la création de FM Namur en 1982, qui deviendra RFM après son rachat par le groupe Rossel. Il y anime plusieurs émissions, dont Coquins/Coquines avec Nathalie Wagelmans, actuellement sur Classic 21 sous le pseudo de Gabrielle Davroy ainsi que Matin pas chagrin, Le nez en l'air et c'est une très bonne question.

Après l'intégration de RFM au groupe Rossel puis au réseau RTL en 1991, il devient l'un des piliers de Bel RTL aux côtés de Francis Goffin, avec notamment les émissions Beau Fixe et son émission phare d'interviews : C'est une très bonne question et je vous remercie de me l'avoir posée. Il contribue également au lancement du Bel RTL Soir à 18h, avec la journaliste Barbara Mertens, émission reprise ensuite par Pascal Vrebos.

Sur Bel RTL, Hervé Meillon devient une figure majeureavec des programmes comme Beau fixe et Le compte est bon. Il collabore ensuite avec d’autres médias avec plusieurs émissions, dont Cache-Cash sur Radio Contact et DH radio avec Au jour le jour, séquence matinale, Les Mails à Meillon sur Must FM, Mais oui, Mais non Meillon sur Radio Judaïca et Les Variations insolites sur Arabel FM.

Après un retour pour trois saisons à Bel RTL pour un billet d’humeur dans la matinale et il y produit à nouveau C’est une bonne question où les invités sont confrontés à leurs propos passés. L’émission fera l’objet d’un livre. Il travaille aussi sur la radio publique Vivacitéavec de nombreuses séquences dont les Remember de la semaine, Joyeuses plaques, l’émission Attention taulards et 50 histoires de comédie musicales à la française.

Carrière télévisuelle

Débuts à la télévision Hervé Meillon entame sa carrière télévisuelle à partir de 1988 sur RTL TVI, la principale chaîne privée francophone du groupe RTL en Belgique. Il y débute comme présentateur de la météo, tout en poursuivant l’animation de son émission d’interviews sur la radio RFM, ce qui lui permet de construire rapidement une notoriété auprès du public belgo francophone. Fort de cette reconnaissance, la chaîne lui confie par la suite davantage de responsabilités, notamment en tant que producteur concepteur et présentateur de talk‑shows de deuxième partie de soirée.

Talk‑shows et magazines de débat Sur RTL TVI, après la météo qui assoit sa notoriété, Hervé Meillon anime plusieurs formats de talk‑shows et de magazines de débat, souvent diffusés en deuxième partie de soirée. Parmi ses émissions majeures figurent Pour le meilleur et pour le vivre, talk‑show innovant qui mêle psychologie, sexologie et parapsychologie. L’émission est toutefois arrêtée après quelques mois sur décision du conseil d’administration, en raison d’un contenu jugé trop explicite sur la sexualité.

En 1992, il présente ensuite Entre nous, magazine en direct réunissant six invités autour de sujets variés, stoppé après un épisode consacré à « la provocation » réunissant le Professeur Choron, Jean-Yves Lafesse et Yann Bucquoy et marqué par des propos et comportements jugés déplacés. À la suite de l’incident, il est suspendu 24 heures, mais est réintégré grâce à l’intervention de Jean‑Pierre de Launoy et du directeur de l’information Eddy De Wilde.

Hervé Meillon crée dans la foulée C’est bon pour une fois, un talk‑show hebdomadaire de débat, parfois en direct, qui donna la parole à des témoins, des experts et des personnalités, dont le Père Samuel, Hervé Devolder, Roland Giraud, Dany Dan, Robert Sabatier, Benoit Poelvoorde, Hervé Bazin et Annie Cordy. L’émission est parfois décentralisée, enregistrée depuis des lieux variés comme le domicile de l’humoriste Sim ou de Chez Madame Jeanne de Funès, à la Défense à Paris où il réunit tous les acteurs des célèbres Gendarmes de St Tropez ou encore dans les coulisses des Grosses têtes.

Talk‑shows d’actualité et événements spéciaux Le Talk-show Balle au centre constitue l’un de ses formats phares de la décennie. Le programme réunit douze invités par émission, six hommes et six femmes, pour traiter des sujets d’actualité et provoquer des confrontations d’opinions en direct. Diffusé en seconde partie de soirée, il accueille plus de 800 invités et aborde près de 200 thèmes différents.

Hervé Meillon est également impliqué dans la production de plusieurs émissions spéciales et événements organisés par RTL TVI, notamment des grandes soirées comme les 10 ans de la chaîne à Forest National, l’opération caritative le Télévie, Spécial Grande Vadrouille avec la présence du réalisateur Gérard Oury et du dialoguiste Marcel Jullian, le spécial Stéphane Steeman depuis un taxi à travers Bruxelles, retraçant ainsi la carrière de l’humoriste.

En co-production avec France 2, il présente Je vous ai apporté des chansons, une émission Spécial Jacques Brel ainsi que l’émission Patricia Kaas côté coulisse réalisée au Zénith de Lille. Il produit ou co‑produit également des émissions de variétés comme Belgian Car Trophy, en direct de Forest National, mêlant spectacle et remise de prix automobiles, ainsi que la fin éphémère des Grosses têtes, rendant hommage à Philippe Bouvard.

Émissions d’humour et divertissement Hervé Meillon se distingue par sa production de programmes d’humour de grande audience. En 1994, Y’en aura pour tout le monde, émission hebdomadaire, connaît un succès d’audience en prime time RTL TVI avec près de téléspectateurs, réunissant des humoristes belges et français, avec des séquences emblématiques comme Bossenole et Coppemans, Les Nonettes ou Les Laids. L’émission, produite et animée par Hervé Meillon, se démarque par son ton décomplexé et son ambition de « tout dire et rire de tout », réalisée par Jean‑Charles Rigot, avec Kroll, Dubus, Marc Herman, André Lamy, Bruno Coppens, Stéphane Steeman, Dieudonné Kabongo et Renaud Rutten. De nombreux humoristes belges et français se succédent. Il révèle Alain Soreilqui incarnait le personnage d’Albert Cougnet et son fameux « Alloooo Hervéééééé » qui contribuera au succès de l’émission.

À partir de ce socle humoristique, il développe J’en ris encore, magazine hebdomadaire, dont l’animation est confiée à Charlotte Gomez, qui rediffuse puis crée de nouvelles séquences comiques avec notamment l’arrivée Mike qui y fera ses débuts. Cette formule débouche sur Les Grands Enfants dont il confie l’animation à Sandrine Corman, puis sur Les Boute‑en‑train, courte émission quotidienne centrée sur les navetteurs et leurs blagues animée par Carlos , réalisée par Wiet Bruurs. Il produit également des émissions de réveillon comme Ça rira, en 1993, autour de blagues réunissant tous les présentateurs de la chaine et Merveillon, spéciale de fin d’année 1995 réunissant l’équipe de Y’en aura pour tout le monde.

Il se démarque enfin à l’occasion de plusieurs coproductions de RTL TVI avec la télévision suisse TSR, notamment la série d’émissions d’humour Ca va animée par Patrick Sébastien, Le feu au lac, enregistrée sur le bord du lac Léman à Genève et présentée par Karen Cheryl et Dave et Surprises sur prise avec Olivier Grandjean et les caméras cachées de Marcel Beliveau.

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