Une embrasure est en fortification une ouverture pour permettre d'orienter et tirer au canon.

Étymologie et définition

Étymologie

Définition

Tir couvert, ouverture dans un mur (généralement d'une casemate) ébrasée vers l'extérieur pour permettre d'orienter et tirer au canon ou avec une arme à feu tout en protégeant les défenseurs. Tir découvert, ouverture dans la partie supérieure d'un parapet ou dans un talus ébrasée vers l'extérieur pour permettre d'orienter et tirer au canon ou avec une arme à feu tout en protégeant les défenseursIl s'oppose dans le cas d'embrasure dans le parapet au tir à barbette (tir au-dessus du parapet)....

Histoire

Apparition L'embrasure pour le tir couvert (sous casemate) apparait à la fin du et au début du avec le développement de l'artillerie en remplacement des canonnières dans des ouvrages existants ou sur des ouvrages transitoires (tour d'artillerie) entre la fortification médiévale tardive et la fortification bastionnée.

Dans le même temps, les parapets des rempartsRemplaçants progressivement les murailles médiévales. s'épaississent pour résister au tir de l'artillerie, généralement toujours en pierre ou en brique, ils sont percés dans leur partie supérieure d'ouvertures ébrasées vers l'extérieur pour permettre le tir à découvert de l'artillerie positionnée sur les remparts et sont parfois recouverts d'un volet mobile en bois qui protège les artilleurs lors du chargement du canon. Ce système a notamment été employé par Albert Dürer pour les fortifications de Nuremberg. Ces embrasures remplacent les créneaux du parapet médiéval, la partie pleine du parapet entre deux embrasures continuant même d'être appelé merlon..

En fortification bastionnée aux et siècles Au cours du , avec l'invention du bastion et le développement de la fortification bastionnée, l'embrasure pour le tir couvert sous casemate devient un élément de défense de ce dernier, généralement placée dans les flancs derrière les orillons pour flanquer le fossé. Ce système est cependant progressivement abandonné à la fin du au profit des bastions à places basses. Antoine de Ville dans son traité de fortification explique la raison de l'abandon des bastions à flancs casematés :

De ce fait, l'embrasure pour le tir couvert reste largement absente jusqu'à la fin du (section suivante).

Dans le même temps au cours du , le parapet évolue, à l'origine en pierre ou brique, il laisse place progressivement à des parapets à majorité en terre avec des parties en pierre ou brique. Selon la nature du parapet, les embrasures pour le tir à découvert sont à bords en bois, en brique ou en pierre. Ils constituent avec l'abandon des bastions à flanc casematés la principale défense des bastions pour le tir d'artillerie de proximité.

Dans les et systèmes Vauban

Dans les et systèmes de Vauban développés à la fin du , celui-ci remplace les bastions par des tours bastionnées dont les étages bas devant battre le fossé sont casematés avec des embrasures pour permettre aux canons de tirer dans les fossés. L'étage supérieur est bordé d'un parapet en terre avec revêtement en brique ou pierre percé d'embrasures pour le tir à découvert.

En fortification polygonale

En fortification moderne

Durant les deux guerres mondiales, les fortifications en béton disposant de canon (bunkers) présentaient des embrasures afin d'y pouvoir y faire manœuvrer le tube du canon.

Notes et références

Notes

Bibliographie

Références

Ouvrage

Site ou page web

Voir aussi

Articles connexes Glossaire de la fortification bastionnée.

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