La Grande Mosquée du Vendredi (en arabe مَـسْـجِـد الْـجَـامِـع هـرَات et en persan مَسجدِ جَامع) appelée mosquée des Rois par BaburBernard Dupaigne, Afghanistan. Monuments millénaires, Actes Sud, Imprimerie nationale éditions, 2007, p. 145-146 est une mosquée édifiée avant le dans la ville d'Hérat en Afghanistan et plusieurs fois détruite et reconstruite.
L'esthétique de l'édifice, avec un riche décor de faïences émaillées, et son histoire, en font un élément majeur du patrimoine de l'Afghanistan.
Localisation La mosquée est située dans le nord-est de la vieille villeBernard Dupaigne, Afghanistan. Monuments millénaires, Actes Sud, Imprimerie nationale éditions, 2007, p. 145.
Histoire
L'édifice existe dès avant le , car elle était le lieu où enseignait Khawâdjâ Abdallâh Ansârî (1006-1089), poète, théologien et écrivain. La mosquée occupe peut-être le site de lieux de culte antérieurs, grecs et zoroastrien.
Ghiyath ad-Dîn Muhammad, de la dynastie ghoride, transforme l'édifice à partir de juin 1200,et il y est inhumé. La mosquée est détruite lors du sac d'Hérat par les Mongols en 1221-1222.
Après un tremblement de terre, la mosquée est relevée de ses ruines au puis reconstruite sous les Timourides. Shahrokh, plus jeune des quatre fils de Tamerlan, échappe à un assassinat dans la cour de l'édifice le .
Des travaux sont entrepris dans l'édifice à l'extrême fin du , sous la direction de Mir Alicher Navoï.
La fragilité des décors nécessite une attention de tous les instants. Robert Byron découvre un édifice en mauvais état en 1933, . Les édifices de la ville sont recensés par l'American Institute of Iranian Arts dans les années 1930 et la mosquée est étudiée par Ruedi Stucker.
Le roi d'Afghanistan Mohammad Zaher Shah décide de reconstruire l'édifice en 1943, qui est agrandi. Les céramiques recouvrent les murs dès 1956Bernard Dupaigne, Afghanistan. Monuments millénaires, Actes Sud, Imprimerie nationale éditions, 2007, p. 147.
L'édifice est ébranlé par les manœuvres des blindés lors de la Révolution de Saur et de l'occupation soviétique du pays, destinées à surveiller la vieille ville. L'édifice est touché par des roquettes en 1986 mais les autorités soviétiques font promptement réparer les dégâts.
Des travaux sont réalisés à partir des années 1990 : en 1993 la grande cour est dallée, l'UNESCO soutient l'atelier de restauration des céramiques au début des années 2000, années qui voient également réalisés des travaux de réfection des toits afin d'éviter les infiltrations.
Architecture et décoration
L'édifice obéit à un plan de tradition seldjoukide de la région du Khorassan. La cour est entourée de bâtiments, pourvus d'iwans et un pavillon à coupole. Les salles de prière sont munies de colonnes et de coupoles. La cour centrale mesure 59,5 m sur 91,4 m.
Les deux seuls minarets originels, cylindriques, étaient placés de part et d'autre de la salle à coupole la plus étendue de l'édifice.
La mosquée comporte un riche décor de céramiques émaillées fabriquées dans un atelier consacré à cette mission. Des miniatures sont réalisées par Behzad et représentent l'édifice au Bernard Dupaigne, Afghanistan. Monuments millénaires, Actes Sud, Imprimerie nationale éditions, 2007, p. 146.
Le décor restauré sous le roi Zaher Shah comprend des versets du Coran et des poèmes calligraphiés.
Notes et références
Voir aussi
Liens internes Islam en Afghanistan
Liens externes la mosquée sur le site structurae.info La ville d'Hérat sur le site de l'UNESCO Historical Herat Mosque Built over Ancient Zoroastrian Temples Being Renovated, Gazette of Central Asia, 16 novembre 2012
Bibliographie Bernard Dupaigne, Afghanistan. Monuments millénaires, Actes Sud, Imprimerie nationale éditions, 2007
Catégorie:Mosquée en Afghanistan Catégorie:Architecture religieuse du XVe siècle Catégorie:Hérat Catégorie:Route de la soie