Le musée de l'Acropole d'Athènes (en ) est l'un des principaux musées archéologiques d'Athènes en Grèce. Il dépend du ministère de la Culture grec (premier Éphorat des antiquités préhistoriques et classiques).

Le musée abrite les objets provenant des monuments et des fouilles sur l'Acropole : bas-reliefs, statues et céramiques allant de la Préhistoire à l'antiquité tardive. Les collections, sont organisées en cinq thèmes : les pentes de l'Acropole, l'Acropole archaïque, le Parthénon, les autres monuments de l'Acropole classique et les « autres collections ».

Le musée se tourne entièrement vers la colline de l'Acropole par le biais de baies vitrées et de larges fenêtres, pour une contemplation optimale de ce chef-d'œuvre de l'humanité..

Bâtiments L'Ancien musée sur l'Acropole vignette|upright .6|gauche|Entrée de l'ancien musée de l'Acropole. vignette|Salle de sculpture archaïque du premier musée de l'Acropole. Vue stéréoscopique, 1903. Lorsque les forces ottomanes évacuèrent définitivement Athènes et sa forteresse, l'Acropole, en 1833, le gouvernement grec envisagea la construction d'un musée de l'Acropole sur l'Acropole même. En 1863, il fut décidé de l'installer au sud-est du rocher sacré. La première pierre fut posée le Histoire. Site officiel du musée... Le bâtiment fut construit entre 1865 et 1874 par l'architecte .

À la suite des fouilles intenses sur l'Acropole par le professeur Panayiótis Kavvadías à la fin du , il s'avéra que le bâtiment, avec ses , était insuffisant, mais il fallut attendre jusqu'après la Seconde Guerre mondiale pour procéder à la destruction de l'ancien bâtiment et une reconstruction pour une réouverture par tranches entre 1956 et 1961R. Barber, ., les collections étant réorganisées par l'archéologue .

Dès les années 1970, le musée sur l'Acropole montra ses limites. Le Premier ministre de l'époque, Konstantínos Karamanlís décida la construction d'un nouveau bâtiment dans le quartier de Makriyánni, au sud de l'Acropole, à de là.

Nouveau musée La construction du nouveau musée fut décidée dès . Un premier concours d'architecture fut lancé entre 1976 et 1979, sans succès. En 1989, Mélina Mercouri relança le projet, dans le cadre de sa campagne pour le retour des marbres du Parthénon en Grèce. Le concours international fut remporté par les architectes italiens Manfredi Nicoletti et Lucio Passarelli, mais la construction fut annulée lorsqu'un complexe urbain allant de la période archaïque aux débuts de l'Athènes chrétienne fut découvert sur le site du futur musée.

En 2000, l'Organisme pour la construction du nouveau musée de l'Acropole relança un appel d'offres dans le cadre de l'Union européenne. La construction du nouveau bâtiment fut confiée aux architectes suisse Bernard Tschumi et grec Michael Photiadis. Elle a commencé en , a coûté 130 millions d'euros et a utilisé m de marbre et m de plaques de verre pour fournir le plus possible de lumière naturelle. Le musée qui devait ouvrir en 2007, a finalement été inauguré le . Il a une surface de m, dont m d'exposition, soit dix fois plus que l'ancien musée. Il peut ainsi exposer de nombreux objets qui étaient jusque-là stockés dans des réserves. Il est aussi entouré de m d'espaces verts. Construit sur pilotis, le musée préserve et intègre un site archéologique récemment mis au jour. La répartition des piliers est dictée en fonction de l'emplacement des vestiges. L'objectif pour le ministre de la Culture Antónis Samarás est d'accueillir par jour et deux millions par anAthens Plus, 19 juin 2009..

Le bâtiment, de sa construction à sa muséographie, a suscité la polémique. Le journal I Kathimeriní a tenu une longue consultation en ligne. Les posts des internautes ont été très critiques principalement contre la taille du bâtiment, son architecture ultra-moderne dans un quartier néoclassique dont une partie a dû être rasée, le fait que le projet ait été confié à un architecte non grec ou le fait que l'architecture vole parfois la vedette aux objets exposés comme dans la salle des sculptures archaïques. Une des principales controverses est la destruction programmée de deux immeubles art déco et néoclassique situés dans la ligne de vue entre le restaurant du musée et l'Acropole. Ils ont été déclassés par le ministère de la culture avant que la décision ne soit portée devant la Cour de cassation, la Cour suprême qui n'a pas encore rendu sa décision. Bernard Tschumi a affirmé que son projet ne prévoyait pas la destruction des immeubles adjacents.

Maitre d'œuvre : Architectes Bernard Tschumi Architects New York and Paris Michael Photiadis & Associate Architects Athènes BET : ADK et Arup New York (structure) MMB Study Group SA et Arup New York (CVC, fluides) Michanniki Geostatiki et Arup New York (ingénierie) HDA (éléments verriers) Arup Londres (éclairage) Principales entreprises: Aktor SA Eckelt Surface : m Montant des travaux : 80 millions d'euros HT Inauguration :

En 2010, le bâtiment a reçu le prix Best Worldwide Tourism Project de la . Au printemps 2011, il a été nommé pour le Prix de l'Union européenne pour l'architecture contemporaine Mies van der Rohe..

En , pour son deuxième anniversaire, le bilan du musée est mitigé. Le musée est un des rares à ne pas subir les difficultés qui touchent tous les musées dépendant du ministère de la Culture (personnel, entretien, financement, etc). Le nombre de visiteurs est en diminution : de deux millions de visiteurs lors de sa première année d'existence, la fréquentation est tombée à 1,3 million la deuxième année. De plus, les recettes ne sont pas celles attendues : 40 % des entrées sont des entrées gratuites (au total, les entrées rapportent un peu plus de 4 millions d'eurosAutorité hellénique de la statistique.) et le musée a besoin des recettes des boutiques, des cafés et du restaurant pour se maintenir à flot. La charge salariale de ses 200 employés se situe entre quatre et cinq millions d'euros par an..

En , à l'occasion du dixième anniversaire du musée, les vestiges du quartier antique situés sous le musée sont ouverts à la visite..

Le tableau ci-dessous présente le nombre de visiteurs gratuits et payants par année et par mois. La deuxième colonne indique le nombre total de visiteurs annuels.Source : Autorité hellénique de la statistique (ELSTAT), mars 2026. TotalJanvierFévrierMarsAvrilMaiJuinJuilletAoûtSeptembreOctobreNovembreDécembre2009 ferméferméferméferméferménon chiffrénon chiffrénon chiffré20102011201220132014201520162017201820192020ferméferméfermé2021ferméferméferméfermé2022202320242025

Le tableau ci-dessous présente les recettes par année et par mois en euros (€). La deuxième colonne indique les recettes totales annuelles.Source : Autorité hellénique de la statistique (ELSTAT), mars 2021. TotalJanvierFévrierMarsAvrilMaiJuinJuilletAoûtSeptembreOctobreNovembreDécembre2009ferméferméferméferméfermégratuitgratuitgratuit20102011201220132014201520162017201820192020ferméferméfermé

vignette|upright 2.75|centré|Panorama de l'Acropole vue à travers les vitres du musée.

La question du retour des « marbres d'Elgin »

L'un des objectifs de Mélina Mercouri était d'obtenir le retour des marbres du Parthénon – les « marbres d'Elgin » – actuellement au British Museum de Londres depuis que Lord Elgin les a enlevés du monument au tout début du et pour lesquels une salle a été prévue dans le nouveau muséeFrançois Queyrel, Le Parthénon, Un monument dans l'Histoire, Bartillat, Paris, 2008, .. L'Association internationale pour la réunification des sculptures du Parthénon a écrit au musée britannique pour demander le retour des marbres, maintenant que la Grèce dispose d'un lieu adapté pour les accueillir. Ce dernier, par la voix de son porte-parole Hannah Boulton, a précisé que le lieu d'exposition n'avait jamais été un problème, mais que les marbres faisaient partie intégrante de sa collection. Cependant, le British Museum ne serait pas opposé à l'idée de les prêter au musée d'Athènes, pour une période limitée dans le temps. En échange, la Grèce reconnaîtrait définitivement qu'ils appartiennent au Royaume-Uni, ce qu'elle se refuse à faire. Pour l'instant, il n'y a que des moulages en plâtre des marbres d'Elgin.

Collections vignette|Fouilles du « Perserschutt » (terrasse Est de l'Acropole), en 1866 : à gauche, l'Athéna Angélètos ; au centre, le Moschophore ; à droite, l'Éphèbe de Critios.

La forme du musée sur pilotis a permis de conserver et de présenter une partie des ruines antiques qui se trouvent sur le site. Une partie du quartier de la ville des au est ainsi visible.

La montée vers le premier étage présente divers objets venant des sanctuaires qui se trouvaient sur et autour de l'Acropole. Le premier étage en montant est consacré aux périodes mycénienne, géométrique, archaïque et sévère.

Le troisième étage est intégralement réservé au Parthénon. Il est organisé en rectangle, sur le modèle du temple. Ainsi, les métopes, frises et frontons sont visibles par le visiteur exactement comme ils étaient à l'origine. Toutes les parties qui se trouvent dans d'autres musées ont été remplacées par des copies.

En redescendant, le visiteur traverse l'autre partie du premier étage consacrée à l'Érechthéion et principalement à ses Caryatides, aux frises et parapets du temple d'Athéna Nikè (dont l’Athéna remettant sa sandale) et des objets allant du au

Sculptures du dépôt des Perses On appelle « Perserschutt » un dépôt de statues brisées, découvert au sud-est de l'Érechthéion et fouillé au cours des années 1860-1880. Ces sculptures, pour la plupart incomplètes, étaient rangées avec soin et respect, probablement issues de la destruction des monuments de l'Acropole par les Perses en 480 Guide du musée de l'Acropole d'Athènes.

Objet Description Origine et datation 624 150px Moschophore

Le Moschophore (ou Moscophore, ou Moschophoros) est un kouros de style archaïque portant sur ses épaules un jeune veau destiné au sacrifice.

Statue en calcaire, trouvée en 1864 sur l'acropole d'Athènes, brisée par les Perses en 480. Il manque le bas du visage, les mains et le bas des jambes.Acropole d'Athènes

ca. 570 590 150px Cavalier Rampin

Statue archaïque, fragmentaire, trouvée lors du creusement des fondations de l'ancien musée de l'Acropole.

Le torse et les fragments du cheval ont d'abord été trouvés en 1867. Ils sont désormais conservés et exposés au nouveau musée de l'Acropole.

Puis ce fut la découverte de la tête, en 1877, acquise par le collectionneur français Georges Rampin, qui en fit don au musée du Louvre, où elle se trouve toujours.Acropole d'Athènes

ca. 550 689

150px Tête d'éphèbe blond de l'Acropole

Fragment d'une statue de jeune homme (les hanches ont également survécu à l'état de fragment).

Marbre avec traces de peinture brun jaune dans les cheveux.

Hauteur : 25 cm.Acropole d'Athènes.

Vers 490 / 480 698 150px Éphèbe de Critios

Kouros du premier classicisme ou style sévère, trouvé incomplet en 1865, en creusant les fondations de l'ancien musée de l'Acropole.

Brisé lui aussi lors du sac de l'Acropole durant la Seconde Guerre médique, en 480.

Marbre de Paros.Acropole d'Athènes

Attribué au sculpteur Critios.

Avant 480 679 150pxKorè en péplos

Korè archaïque aux formes douces, trouvée en 1886 dans le même dépôt.

Traces de polychromie. Hauteur : 1,20 m.

Peut-être attribuable au même sculpteur que le cavalier Rampin.

Voir aussi : Korai de l'Acropole d'AthènesAcropole d'Athènes

ca. 540 / 530 681 150pxKorè d'Anténor

Trouvée en trois fragments en 1882 et 1888. Hauteur : 2,01 m.

Il manque le bras droit, une partie de jambes, et le visage est endommagé.

La jeune femme porte ses cheveux en boucle, une couronne, un chiton et un himation.

Deux inscriptions, sur la base, indiquent que la statue est l'œuvre du sculpteur Anténor et qu'elle a été dédiée par un certain Néarchos.Acropole d'Athènes

ca. 530 / 520 140 130px|centerAthéna Angélitos ou Athéna d'Euènôr

Photographie des fouilles de 1866.