vignette|Le mausolée d'Émèse tel qu'il a été photographié par Heinrich Kohl et Carl Watzinger en 1907. vignette|droite|Dessin de Richard Pococke, publié en 1745, montrant un plan et une vue du monument.. Dessin de Louis-François Cassas gravé par Baquoy montrant le « cœnotaphe de Caius Cæsar » au .|vignette|droite Dessin de Louis-François Cassas gravé par Ransonnette montrant le plan et l'élévation du « cœnotaphe » au .|vignette|droite Le mausolée d'Émèse est un des noms donnés à un monument qui se trouvait encore au « à 400 pas de la ville [de Homs, en Syrie], en tirant du côté de l'ouest. ». Ses restes furent détruits à la dynamite vers 1911, pour faire place à un dépôt de pétrole.. Il était, d'après Pierre Belon (en orthographe modernisée), « inscrit des lettres grecques d'une épitaphe de Caius Cæsar. » — ce qui pourrait avoir fait de lui un cénotaphe de Caius Julius Caesar Vipsanianus. — mais l'affirmation de Pierre Belon est certainement erronée selon certains auteurs .
Histoire
Dans l'inscription dont Pierre Belon avait fait mention, Pietro Della Valle trouva « un ΓΑΙΩ ΙΟΥΛΙΩ, mais non pas Caesar ». Selon Richard Pococke, qui fit le premier dessin sommaire du mausolée, l'inscription « commence dans [le côté] qui eſt à l'orient par le mot ΓΑΙΟϹ. ». William Henry Waddington a reproduit une inscription grecque « qu'on affirme avoir appartenu au monument ». et une copie de celle-ci par le docteur Skender Effendi (reproduites ci-après avec les caractères Ε, Ξ et Ω) :
ΓΑΙΟϹΙΟΥΛΙΟϹ ΦΑΒΙΑϹΑΜϹΙΓΕ ΡΑΜΟϹΟΚΑΙϹΕΙΛ ΑϹΓΑΙΟΥΙΟΥΛΙΟΥ ΑΛΕΞΙΩΝΟϹΥΙΟϹ ΖΩΝΕΠΟΙΗϹΕΝ ΑΥΤΩΚΑΙΤΟΙϹΙΛ ΟΙϹΕΤΟΥϹϞΤ.
Γάϊος Ἰούλιος, Φαβίᾳ, Σαμσιγέραμος ὁ καὶ Σεί[λ]ας, Γαΐου Ἰουλίου Ἀλεξίωνος υἱός, ζῶν ἐποίησεν [ἑ]αυτῷ καὶ τοῖς ἰ[δί]οις, ἔτους ϟτʹ.
Carlos Chad a donné la traduction suivante de l'inscription reconstituée par William Henry Waddington : « Caius Julius Sampsigéram, de la tribu Fabia, dit Seilas, fils de Caius Julius Alexion, a construit de son vivant ce tombeau, pour lui-même et les siens, l'an 390 [des Séleucides] », c'est-à-dire en « 78-79 de notre ère »..
Selon Fergus Millar, le constructeur du mausolée pourrait être apparenté à la dynastie des Sampsigéramides. ; selon Carlos Chad, Caius Julius Alexion pourrait avoir été « le chaînon manquant » entre le dernier roi d'Émèse, Sohème, de cette dynastie, et le constructeur du mausolée, « dont la citoyenneté romaine, attestée par ses tria nomina, milite fortement en faveur de son appartenance à la famille royale », d'après Maurice Sartre.. « Or aucune allusion n'est faite à cette parenté royale, ce qui s'explique au mieux si la dynastie a été privée de son royaume peu auparavant », et celui-ci annexé, très probablement entre 72 et la date de la construction du mausolée, à la province de Syrie.
Architecture
Le mausolée fut conçu — « fait rarissime en Orient » — en opus reticulatum « suivant une technique de construction purement romaine utilisant le béton », ce qui « nécessita certainement l'intervention d'ouvriers d'origine italienne ou ayant reçu une formation spécifique ».
Notes et références
Notes
Références
Bibliographie
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Liens externes
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