Edme, Albert Gigot, né le à Châteauroux et mort le à Paris, est un avocat, haut fonctionnaire et administrateur français de sociétés, catholique libéral leplaysien.

Biographie Edme Albert Gigot naît le à Châteauroux. Son père est ingénieur des ponts et chaussées. Il fait ses études au lycée de Dijon. Il vient à Paris pour faire ses études de droit. Il vit alors rue de Rennes, avec sa mère. En , il est licencié en droit.

Carrière d'avocat (-) En , il devient avocat à la cour d'appel de Paris.

De à , il est avocat auprès du Conseil d'État et de la Cour de cassation. Il devient le jurisconsulte de l'Union libérale et l'ami d'Odilon Barrot et de Jules Grévy. Il plaide des affaires politiques et de presse, défendant le Courrier du dimanche et la Presse.

Lié au comte de Montalembert, il collabore à la Gazette, au Courrier du dimanche, au Correspondant et à l'Union.

Durant la guerre franco-allemande de 1870, il s'engage dans le de marche et sert, comme caporal, dans la compagnie des carabiniers du bataillon. Il participe à la bataille de Buzenval au cours de laquelle il reçoit plusieurs balles qui se logent dans sa capote.

Carrière préfectorale (-) Sous la , Gigot entre dans la préfectorale. Par arrêté du , Adolphe Thiers, chef du Pouvoir exécutif, le nomme préfet de Vaucluse, en remplacement de Cyprien Poujade. La même année, par décret du , Thiers, président de la République, le nomme préfet du Loiret en remplacement de Léon Renault. Par décret du , Patrice de Mac Mahon, successeur Thiers, le nomme préfet du Doubs en replacement du baron de Cardon de Sandrans. Par décret du , il est nommé préfet de Meurthe-et-Moselle. Par décret du , à sa demande, il est mis en disponibilité, avec traitement.

Le , il devient préfet de police de Paris. Par arrêté préfectoral du , il crée le Laboratoire municipal de chimie : annexe du service de la dégustation de la préfecture de police, installé dans les anciennes écuries de la caserne de la Cité, il participe à la lutte contre la fraude de toutes denrées alimentaires ; il deviendra le Laboratoire central de la préfecture de police. Gigot présente plusieurs fois sa démission que le Conseil des ministres accepte, le , à la suite des articles d'Yves Guyot parus dans La Lanterne et très critiques à l'égard de la préfecture de police. Par décret du , Grévy accepte sa démission.

Carrière d'administrateur de sociétés (après ) Après sa démission, Gigot entre au conseil d'administration de diverses sociétés.

Dès , il devient directeur de la Banque hypothécaire de France, fonction qu'il exerce jusqu'à la fusion de celle-ci avec le Crédit foncier de France.

En , il est secrétaire général de l'Entreprise générales des omnibus. De à , il est administrateur de la Banque russe et française.

En , il est président de la Compagnie de Porman qui exploite des mines de fer à Portmán, près de La Unión. La même année, il entre au conseil d'administration de la Compagnie des mines, fonderies et forges d'Alais, à Alès, dont il est le vice-président en puis l'administrateur-directeur de à . De à , il est administrateur du Patrimoine, une compagnie d'assurance-vie.

Il est, en outre, le fondateur des sociétés d'assurances mutuelles des forges de France, des industries textiles et sucrières.

Échecs électoraux (-) Aux élections législatives de , Gigot est candidat dans l'Yonne, sur la liste du baron Brincard. Aux élections législatives de , Gigot est candidat dans la d'Auxerre mais est battu par Pierre Merlou, n'obtenant que contre .

Autres activités Dès , Gigot adhère à la Société internationale des études pratiques d'économie sociale, société savante fondée par Frédéric Le Play en et reconnue d'utilité publique en . Il la présidera.

Décès Gigot meurt le à son domicile, au de la rue de la Tour, dans le de Paris. Ses obsèques sont célébrées le en l'église Notre-Dame-de-Grâce de Passy. Il est inhumé à Auxerre.

Œuvres

Honneurs et distinctions Le , Gigot, alors préfet du Doubs, est fait chevalier de l'ordre national de la Légion d'honneur. Par décret du , alors préfet de police de Paris, il est promu au grade d'officier pour s'être ainsi que pour .

Le , il est élu membre titulaire de l'Académie de Stanislas. Le de la même année, il en devient associé-correspondant.

Notes et références

Voir aussi

Textes officiels , dans . , dans . , dans . , dans . , dans . , dans . , dans . , dans .

Bibliographie , dans . , dans . . . . , dans . , dans . , dans . .

Liens externes

, sur la base de données – Musée social. , dans le Dictionnaire biographique des préfets ( – ) en ligne sur FranceArchives, d'après . , sur la base Données financières historiques (DFiH) de l'École d'économie de Paris. , sur la base de données Léonore. , sur la base de données de la Société française d'histoire de la police.

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