Hélène de Pérusse des Cars, épouse d'Henry Noailles Widdrington Standish, est née à Paris le et morte dans le de cette même ville, le .

Femme du monde, célèbre pour sa beauté, Hélène Standish est une figure familière de la société française et britannique. Elle reçoit dans son salon parisien bon nombre d'artistes de renom et inspire Marcel Proust.

Hélène Standish est également une parente de l'écrivain Guy Augustin Marie Jean de Pérusse des Cars, plus connu sous le nom de Guy des Cars.

Biographie Famille de Pérusse des Cars Hélène Aldegonde Marie de Pérusse des Cars est née à Paris dans le ancien, le Archives de Paris : État civil - Acte de naissance reconstitué du ancien de Paris. Cote du document : V3E N/698. Archives de Paris, boulevard Sérurier 75019 Paris.. Elle est la seconde fille d'Amédée Joseph de Pérusse, comte des Cars (1820-1899), et de Mathilde Louise Camille de Cossé-Brissac (1821-1898). Par son père, qui est le fils d'Amédée François Régis de Pérusse des Cars, duc des Cars (1790-1868) et d'Augustine Frédérique Joséphine du Bouchet de Sourches de Tourzel (1798-1870), et par sa mère, qui est la petite-fille maternelle de Louis Charles de Sainte-Aldegonde, marquis de Colembert (1766-1837) et de Joséphine Marie Madeleine Catherine du Bouchet de Sourches de Tourzel (1769-1838), Hélène est la descendante par une double lignée de Louise-Élisabeth de Croÿ, duchesse de Tourzel, gouvernante des Enfants de France du roi Louis XVI.

gauche|vignette|redresse=1.30|Le château de Sourches dans le département de la Sarthe, propriété de la famille de Pérusse des CarsLa mère d'Hélène de Pérusse des Cars, Mathilde Louise Camille de Cossé-Brissac, décédée au château de Hauteville le , est inhumée le à l'Hospice de Sourches (Manoir de l'Isodière) à Saint-Symphorien. Le manoir de l'Isodière possède une chapelle et abritait le caveau familial de la Maison de Pérusse des Cars, avant son transfert au cimetière de Saint-Symphorien.. droite|vignette|Madame Hélène Standish à Londres et tenant un éventail. Photographie probable d'Alexander Bassano en 1881.Royal Collection Trust.

Sa sœur aînée Émilie Gabrielle Marie de Pérusse des Cars, est née à Paris le dans le ancienSource : Archives de Paris - extrait de l'acte de mariage en date du 24 août 1874 dans le de Paris, d'Émilie Gabrielle Marie de Pérusse des Cars avec Bertrand Pierre Anatole, comte de Montesquiou-Fezensac. Cote du document : V4E/3287. Archives de Paris, 18 boulevard Sérurier 75019 Paris., son frère Augustin Marie Théodore dit Auguste, est né le à Boulogne-sur-MerArchives départementales du Pas-de-Calais : État civil de Boulogne-sur-Mer - acte de naissance , d'Augustin Marie Théodore de Pérusse des Cars. Cote du document : 5 MIR 160/23. Archives départementales, Centre Georges-Besnier, place de la Préfecture 62000 Arras. où résident ses parents à ce moment et sa sœur cadette, Stéphanie Marie Françoise Mathilde, est née dans le de Paris le Archives de Paris : État civil du de Paris - acte de naissance de Stéphanie Marie Françoise Mathilde de Pérusse des Cars. Cote du document : V4E/782. Archives de Paris, 18 boulevard Sérurier 75019 Paris..

Hélène se marie, le à ColembertArchives départementales du Pas-de-Calais : État civil de Colembert - acte de mariage . Archives départementales, Centre Georges-Besnier, place de la Préfecture 62000 Arras. dans le département du Pas-de-Calais, avec Henry Noailles Widdrington Standish (1847-1920), issu d'une ancienne famille de l'aristocratie anglaise., fils aîné de Charles Henry Lionel Widdrington Standish (1823-1883) et d'Alexandrine Léontine Marie Sabine de Noailles (1819-1870), fille de Just de Noailles, prince de Poix et duc de Mouchy. Le contrat de mariage d'Hélène de Pérusse des Cars et d'Henry Standish est établi le précédent, chez Maître Germain Étienne Michel, notaire à Boulogne-sur-Mer.

La cérémonie se situe en pleine guerre franco-allemande. Les hostilités débutent le et après une série de revers, Napoléon III capitule à la bataille de Sedan, le . La défaite française provoque la chute du Second Empire, la proclamation de la République à Paris le et l'invasion de la France par l'armée prussienne qui assiège la capitale le Le conflit a pris fin avec la signature de l'armistice le 28 janvier 1871 et le traité de Francfort le impose à la France vaincue, la cession de l'Alsace-Lorraine au profit du nouvel Empire allemand (proclamé au château de Versailles le dans la galerie des Glaces) ainsi que le versement en trois ans, d'une indemnité de cinq milliards de francs.. Malgré les événements, la fête du mariage se déroule au château de Colembert, propriété de Marie-Antoinette Gabrielle de Sainte-Aldegonde de Noircarmes d'Hust, comtesse de Cossé-Brissac (1793-1874) et grand-mère d'Hélène de Pérusse des Cars.

Un des témoins au mariage est son frère Auguste, ancien élève à l'École militaire de Saint-Cyr, dite « de Suez » (1868-1870). Son vœu de devenir officier ne s'est pas réalisé, faute d'avoir achevé ses études militaires. Toutefois, il poursuit une carrière dans l'armée, mais sa destinée se brise après la défaite française de 1870 : il meurt le à Rozet-Saint-Albin dans le département de l'Aisne, à l'âge de 22 ans en tant que cavalierArchives départementales de l'Aisne : État civil de Rozet-Saint-Albin - Acte de décès . Cote du document : 5MI 1229 (1853-1882). Archives départementales de l'Aisne, rue Fernand-Christ 02013 Laon Cedex.L'acte de décès stipule que Augustin Marie Théodore de Pérusse des Cars est officier de cavalerie (sans préciser le régiment) et domicilié à Paris. Les informations sont établies suivant la déclaration du père d'Auguste, le comte Amédée Joseph de Pérusse des Cars. Mais le Service historique de la Défense à Vincennes ne possède pas le moindre dossier d'officier au nom de l'intéressé..

L'aînée, Émilie de Pérusse des Cars épouse le dans le de Paris, le comte Bertrand Pierre Anatole de Montesquiou-FezensacArchives de Paris : État civil - Acte de mariage du de Paris. Cote du document : V4E 3287. Archives de Paris, boulevard Sérurier 75019 Paris., officier de marine qui revient de Cochinchine en tant qu'aide de camp du contre-amiral Marie Jules Dupré. De cette union naît une fille, Mathilde Marie Anne Élisabeth, le rue de Brest à Lorient, lieu-dit Nouvelleville en MeurvilleArchives départementales du Morbihan : État civil de Lorient - Acte de naissance . Cote du document : commune de Lorient, naissances 1881-1883. Archives départementales du Morbihan, rue des Vénètes, CS 52405, 56010 Vannes Cedex., où Bertrand, à présent capitaine de frégate, est affecté. Il est nommé chevalier de la Légion d'honneur le , avant d'être promu officier le puis commandeur le Bertrand Pierre Anatole de Montesquiou-Fezensac (1837-1902) - dossier de la Légion d'Honneur : .. Émilie hérite en 1882 du château de Hauteville et de son domaine dans le département de la Mayenne.. Prioritaire dans l'ordre de la succession, elle est la petite nièce des châtelains qui n'ont pas de descendance directe : Charles Alexis du Hardas (1799-1873) et Mélanie Françoise Prudhomme de la Boussinière (1805-1882), légitimistes et partisans du comte de Chambord, le prétendant au trône de France sous le titre d'Henri V..

La sœur cadette, Stéphanie de Pérusse des Cars, épouse le comte Joseph Marie Ludovic Bertier de Sauvigny, officier de réserve, le dans le de ParisArchives de Paris : État civil - Acte de mariage du ancien de Paris. Cote du document : V4E 6018. Archives de Paris, boulevard Sérurier 75019 Paris..

Famille Standish

Origines droite|vignette|Famille Standish : extraits des tables décennales des mariages de Carlepont (département de l'Oise) de 1822 à 1832. droite|vignette|Registre de recensement de la population de Carlepont en 1831. Familles Standish et Finguerlin de Bischingen au château de Carlepont. À noter les inexactitudes concernant certaines années de naissance. droite|vignette|Certificat de mariage britannique en date du à Londres, entre le comte Gérard Gustave Ducarel de la Pasture (1838-1916) et Léontine Standish (1843-1869). La mariée est soit l'unique fille et dernier enfant de Charles Strickland Standish (1790-1863), ou le premier enfant du fils de celui-ci, Charles Henry Lionel Widdrington Standish (1823-1883). droite|vignette|redresse=0.70|Lady Monica Lilly (Monique Lilly) Bullough est née à Christchurch, en Nouvelle-Zélande, le . Sa mère est décédée le lendemain. Elle est la fille aînée de Gérard Gustave Ducarel (1838-1916), comte puis quatrième marquis de la Pasture et de Léontine Standish (1843-1869).

La famille est une ancienne famille de l'aristocratie anglaise dont les origines sont normandes et remontent à la conquête de l'Angleterre par Guillaume le Conquérant, duc de NormandieConsulter : .. La branche aînée hérite du titre de seigneur du Manoir de Standish (en anglais Lord of the Manor) dans le comté de Lancastre. L'un des membres les plus célèbres de cette famille est le capitaine Myles Standish, de la branche des Standish de Duxbury.

Charles Strickland Standish Le grand-père d'Henry Noailles Widdrington Standish est (1790-1863), seigneur du Manoir de Standish. Il est né dans le comté de Lancastre le et succède à son père Thomas Strickland Standish, le en tant que seigneur du Manoir (Lord of the Manor) de Standish. Il occupe les fonctions de magistrat, député-lieutenant du comté de Lancastre et shérif en 1836. Charles Standish est élu député du parti Whig de Wigan en 1837 et de nouveau en 1842. Il est grandement estimé et ses contemporains louent son intégrité et son hospitalité.

Charles Strickland Standish voyage beaucoup à l'étranger et se marie à Carlepont dans le département de l'Oise le avec Émilie Conradine Matthiessen (1801-1831)Archives départementales de l'Oise : Tables décennales de Carlepont 1802-1902. Cote du document : 2MITD/A26. Les registres d'état-civil (naissances, mariages et décès) de Carlepont sont lacunaires pour la période de 1802 à 1869. Les registres de la collection communale de cette période ont été détruits par fait de guerre. Les registres de la collection du greffe de cette période ont été détruits dans l'incendie du tribunal de Compiègne en 1940. Seules les tables décennales couvrant cette période, subsistent. Archives départementales de l'Oise, 71 rue de Tilloy, BP 941 - 60024 Beauvais Cedex., petite-nièce de la comtesse Félicité de Genlis. De cette union naissent trois enfants : Charles Henry Lionel Widdrington Standish, le à Standish Hall dans le quartier métropolitain de Wigan, comté de Lancashire dans le Royaume-Uni de Grande-Bretagne, Charles Frederick Standish le également à Standish Hall et leur dernier fils, Charles Edward Standish en 1828.

Charles Standish de par son allianceL'historienne Anne Martin-Fugier commet une erreur d'alliance concernant les familles Standish et Sercey dans son ouvrage, La Vie élégante ou la formation du Tout-Paris (1815-1848), en reprenant les sources issues de la correspondance du comte Rodolphe Apponyi (attaché de l'ambassade d'Autriche-Hongrie à Paris de 1826 à 1850) et publiées dans son Journal, Vingt-cinq ans à Paris. Charles Strickland Standish (1790-1863) est le gendre de Rose Henriette Péronne de Sercey (1770-1849), et non son époux., est un intime de la famille d'Orléans.. et il est l'hôte de la famille de Marie Lafarge à Villers-Hélon.. Marie Lafarge dont la grand-mère est Herminie Compton qui serait née d'une liaison entre la comtesse Félicité de Genlis et le duc d'Orléans Philippe Égalité. Charles Standish décide de se rendre à la prison de Montpellier où est détenue Marie Lafarge, mais le préfet lui refuse le droit de visite.

Léontine Standish