Ânkhésenpépi est l'épouse de . Elle serait la mère de , roi de la , bien que certains penchent pour .

Attestation

La reine n'est attestée que par son sarcophage et sa stèle fausse porte retrouvés dans un magasin du complexe funéraire d'. Ces deux documents ont livré les titres suivants : « Mère du Roi Ânkh-Djed-Néferkarê » (mw.t-nsw.t-‘nkh-djd-nfr-kȝ-R’), « Mère du Roi de Haute et Basse-Égypte » (mw.t-nsw.t-bjty), « Épouse du Roi » (ḥm.t-nsw.t), « Épouse du Roi sa bien-aimée » (ḥm.t-nsw.t mryt.f), « Épouse du Roi Men-Ânkh-Néferkarê » (ḥm.t-nsw.t-mn-‘nḫ-nfr-kȝ-R’), « Fille du Dieu » (zȝ.t-nṯr-tw), « Celle qui invoque. de Ouadjet » (sḏt.t-Wȝḏ.t), « Grande du sceptre-hétès » (wr.t ḥts), « Aimée d'Anubis qui est sur sa montagne » (mr.t Jnpw tpj-ḏw=f), « Celle qui est louée par tous les dieux » (ḥss.t nṯr.w nb.w).

Une stèle à Abydos montre une épouse royale (mais pas mère royale) nommée Ânkhésenpépi assise devant une table garnie de roseaux, avec en face d'elle Iouou, fils aîné du vizir Ouni. Cette mise en scène, typique des couples, n'est ici pas envisageable. Si Silke Roth a pu associer cette reine à , cette association est explicitement réfutée par Vivienne Gae Callender et Michel Baud qui considèrent qu'il s'agit d' ou . La stèle est datée sur des bases stylistiques du règne de par Edward Brovarski, datation suivie par Callender ; si cela s'avère exact, cela réduirait les possibilités à uniquement , la première étant alors la « mère du roi » régnant. Michel Baud considère que cette stèle serait en lien avec le complot dont parle Ouni et ayant conduit au mariage de avec les deux sœurs Ânkhésenpépi.

Généalogie

Les titres de la reine font d'elle l'épouse de , Men-Ânkh-Néferkarê étant le nom de la pyramide de ce roi, et la mère de , Ânkh-Djed-Néferkarê étant le nom de la pyramide (non retrouvée) de ce roi. Il est probable qu'il s'agisse d'une reine de la seconde moitiée du règne de , avec les reines et Oudjebten.

Certains font de la reine sa mère sur la base que son sarcophage a été retrouvé dans la pyramide de cette dernière, mais il est probable qu"il ne s'agisse que d'un réenterrement et ne prouve pas de lien entre elles. Surtout, elle ne porte pas le titre de « fille du roi », même si, comme le souligne Callender, il est possible qu'il se trouve dans une partie lacunaire de la stèle fausse porte, notamment dans la ligne de texte au-dessus de celle comportant le hiéroglyphe d'Anubis ; son absence sur le sarcophage serait tout de même étonnant. Callender indique qu'elle pourrait très bien également faire partie de la famille abydéenne d'origine des deux premières Ânkhésenpépi, qui ont pris du poids dans l'appareil d'♫4tat après l'entrée de ces deux premières Ânkhésenpépi dans la famille royale.

Sépulture

Son sarcophage en granit rose a été retrouvé en 1932 dans le temple funéraire de la reine , dans un magasin à l'ouest de sa cour à colonnade. L'un des murs du magasin dans lequel a été découvert le sarcophage a été sculpté comme fausse-porte pour ; c'est sur cette fausse-porte qu'est nommé son royal fils .

Sa sépulture d'origine est cependant inconnue ; en effet, il semble bien que son sarcophage et sa stèle fausse porte constitue une réinhumation de fortune. D'ailleurs, le couvercle de son sarcophage était à l'origine une stèle sur laquelle étaient inscrites les annales de la , annales effacées pour ce nouvel usage funéraire. La localisation de son tombeau d'origine est inconnue ; la pyramide de Qakarê-Ibi a été suggérée par Rainer Stadelmann car il considérait que la pyramide correspondait plus par ses dimensions à une pyramide de reine qu'à une pyramide royale, et que rien autour de la pyramide de montre qu'une zone de travail ait été mise en place pour les besoins du chantier, les pierres auraient alors été prise à une pyramide de reine en chantier située plus près de . Si Callender ne réfute pas complètement l'hypothèse, elle juge malgré tout la pyramide assez loin des autres pyramides de reine et de celle du roi, de l'ordre de ; elle privilégie l'hypothèse d'une commanditaire initiale en la personne de Neith-iqerty (la Nitocris de la tradition). Peter Jánosi note cependant que la zone au niveau de la pyramide de et des trois pyramides de reines pourraient avoir été complètement occupées par d'autres monuments. Quant à Yannis Gourdon, il ne parle pas de réappropriation du monument par le roi Qakarê Ibi, rappelant notamment que le complexe a été construit sur un village d'ouvriers de la pyramide de et mentionne le fait que le sarcophage en granit, encastré dans les murs de la chambre funéraire, date de son règne.

Notes et références Notes

Références

Bibliographie

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