Alfred Yekatom, né le en République centrafricaine, est un milicien et un homme politique centrafricain«Règlement d'exécution du Conseil mettant en œuvre l'article 17, paragraphe 1, du règlement (UE) n° 224/2014 concernant des mesures restrictives eu égard à la situation en République centrafricaine», sur le site du Sénat, 2 septembre 2015. Il est poursuivi par la Cour pénale internationale pour des actes commis lors de la troisième guerre civile de Centrafrique.
Biographie Caporal-chef dans les Forces armées centrafricaines, il prend la tête d'une milice dirigeant le mouvement anti-balaka, sous le nom de « colonel Rombhot » (ou Rambo), à la fin 2013, lors de la troisième guerre civile centrafricaine. Il établit son quartier général à Batalimo et contrôle une douzaine de points de passage avec une troupe de miliciens équipés de fusils d'assaut, notamment le pont sur la rivière Oubangui reliant Bimbo et Bangui à Mbaïki (préfecture de Lobaye). Pendant plusieurs mois, sa milice rançonne les véhicules et des témoins assurent avoir vu Yekatom tuer des civils.
Le , en application de l'article 11 de la résolution 2196, il est inscrit sur la liste des personnes .
Moins de six mois plus tard, en , il est élu député de la circonscription de Mbaïki II. Les experts de l'UNO notent qu'il a . Il se lance aussi dans les affaires en proposant des services de sécurité privés«Le "Rambo" de Centrafrique, un second couteau à la Cour pénale internationale», Le Monde, 19 novembre 2018.
Le , il tire deux coups de feu en l'air dans le Parlement, alors que les députés sont en train de choisir un président. Il est immédiatement arrêté et perd son immunité parlementaire. Inculpé le , il est transféré le 17 à la Cour pénale internationale (CPI) à La Haye«Situation en République centrafricaine II : Alfred Yekatom remis à la CPI pour crimes contre l'humanité et crimes de guerre», Cour pénale internationale, 17 novembre 2018. La Cour invoque de crimes contre l’humanité et de crimes de guerre entre et . Son procès, au côté de Patrice-Édouard Ngaïssona, s'ouvre en .
Le il est condamné pour un total de 20 crimes dont des crimes contre l'humanité, des crimes de guerre, de torture, meurtres, transferts forcés et déportations, et persécution pour motifs religieux. Pour l'ensemble de ces crimes la cour le condamne à une peine de 15 ans de prison.
Références
Catégorie:Naissance en juin 1976 Catégorie:Naissance en République centrafricaine Catégorie:Personnalité politique centrafricaine Catégorie:Membre d'une faction armée centrafricaine Catégorie:Seigneur de guerre africain Catégorie:Personnalité inculpée par la Cour pénale internationale