La Chose (ou ) est la conférence initiale qui ouvre un cycle de quatre conférences de Martin HeideggerLes conférences se présentaient dans l'ordre suivant : (La chose), (Le dispositif ), (Le péril) et (Le tournant) prononcées en au Club de Brême, sous l'appellation générale : - « Regard dans ce qui est » – paru dans le tome 79 de la Gesamtausgabe, , conférence répétée en 1950 par Heidegger devant l'académie bavaroise des beaux-arts, traduite et publiée en français en 1958 par André Préau, dans Essais et conférences et en 1980 dans la collection TEL. D'après Jean-François Mattéi c'est cette première conférence qui donne d'entrée la tonalité fondamentale à cette fugue à quatre voix que constitue le cycle des Conférences de Brême. Heidegger y interroge la notion de proximité qu'il lie à la présence de « choses ». Selon le même auteur, on peut entiers.
écrit Jean-François Mattéi.
Le texte La proximité Heidegger part du sentiment que toutes les distances se rétractent dans le monde moderne : qu'il s'agisse des pays naguère lointains par les voyages, de l'information, et même de la vie puisque les documentaires nous dévoilent les phénomènes les mieux cachés de la germination et de la croissance des végétaux qui nous demeuraient cachés ) (p.194).
(p.194).
(p.194) On peut parler de rapprochement ou de « tendance à l'effacement de toute distance ». écrit Didier Franck-.
(p.194) . Qu'est-ce que la proximité s'interroge Heidegger si : elle demeure absente malgré la suppression des distances, si même elle est écartée de par cet effort de suppression des distances, si en même temps qu'elle nous échappe l'éloignement demeure absent ?(p.195).
. On ne peut, constate Heidegger, définir directement ce qu'est la « proximité ». (p.196). Pour être « proche », les choses doivent d'abord être à leur « place » C'est ainsi que dans l'espace phénoménologique les choses ont chacune leur place. Gérard Bensussan note que « les mots allemands Bin, bei, ich, et da, correspondant à « suis », « près de », « je », et « là » dessinent autour du « Soi » comme un espace giratoire que le emporte toujours avec lui, autour de soi comme son axe » qui explique la tendance fondamentale à la proximité .. D'autre part ce qui est prochain, n'est absolument pas ce qui est à la plus petite distance de nous ...
Heidegger ne s'attarde donc pas sur la définition théorique de la proximité. D'emblée il affirme Dans son sens véritable, écrit Guillaume Badoual-.
D'autre part, (p.195)-., et si ce rapprochement dans le sans distance était plus inquiétant qu'un éclatement de toutes choses. (p.195)
(p.195)-.
Appliqué à nous même, . Cette chose qui nous terrifie et nous met hors de nous (p.196)..
La chose D'où une autre question : questionne .. En fait, chose et proximité n'ont jamais été considérés dans leur essence..
un vase qui contient en soi autre chose ? En tant qu'autonome elle n'est pas seulement un objet. (p.196)-.
La cruche est à la fois un objet de la simple représentation et une chose qui a été produite (p.197).
Heidegger s'engage dans un raisonnement complexe tentant de déterminer ce qui fait à ses yeux l'« être » de la chose cruche, en s'interrogeant (p.202)
(p.203). Ici prend place une expression remarquée de Heidegger : (p.204).
(p.206)
(p.206-207) -.
Heidegger fait un détour sur l'étymologie du terme romain res qui aurait désigné avant l'influence de la philosophie grecque tardive (p.209).
(p.211).
(p.211)
énonce Heidegger (p.215).
Jean Beaufret résume l'ensemble
Le Quadriparti Les pages 212 à 215 détaillent l'architecture du « Quadriparti ».
(p.216)- -.
(p.217)-.
(p.217)Françoise Dastur commente -.
(p.218)
Le Geviert écrit Guillaume Badoual. .
. . Le « Quadriparti », ou « écartèlement de l'être » selon une autre expression de Jean-François Mattéi représente après la période du « Tournant », une constellation de puissances, étroitement liées et dépendantes les unes des autres, elle constitue l'ultime appellation de l'Être.
La cruche est incontestablement pour l'entendement commun une chose, qui comme « contenant » se tient en elle-même. En délaissant la représentation et en nous laissant absorber par sa production par les mains du potier travaillant l'argile, nous ne quittons pas à vrai dire l'objectivation de l'objet et nous ne trouvons pas le chemin de la « choséité » de la chose. Si la production fait entrer la cruche dans ce qui lui est propre, ce qui est propre à la manière d'être de la cruche n'est jamais fabriqué par la production. Ce qui fait du vase une chose ne réside aucunement dans la matière (ici dans les parois) mais dans l'apparition du . .
. Ici prend place une expression remarquée de Heidegger :. Avec la source, la terre, le ciel et sa pluie sont présents. Présents dans l'eau mais aussi dans le vin à travers le fruit de la vigne nourri du soleil et de la terre. Si le versement de ce qu'on offre constitue l'être de la cruche alors le ciel et la terre y sont présents. La boisson qui apaise la soif et égaie les réunions est destinée aux « mortels ». De même, la libation est le breuvage destiné aux dieux. Les mortels et même les divins demeurent présents dans le versement du breuvage comme le sont aussi la terre et le ciel. Tous ensemble présents, mortels et divins, terre et ciel forment le Quadriparti.
Jean-François Mattéi écrit . Dans l'exemple de la cruche on distingue un mouvement cyclique d'essor vers le plus haut.
Notes et références Notes
Références
Annexes Bibliographie . . . . . . . . . . . . . . .
Articles connexes Conférences de Brême Die Kehre (conférence de Martin Heidegger)
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