Isidore, dit Dori, Chauvin, né à Grand-Fougeray - Ille-et-Vilaine le et mort à Rennes - Ille-et-Vilaine le A. Moisan, "Dori Chauvin, organiste de Notre-Dame de Rennes", in Ouest-France, 13.08.1979, est un organiste, compositeur et professeur de musique françaisDictionnaire des Compositeurs de Musique de Bretagne - Vefa de Bellaing - Ouest-Editions 1992 - page 60."Saint-Malo, 2000 ans d'histoire" - Gilles Foucqueron - Ed. Foucqueron 1999.Association diocésaine de Rennes - Musique liturgique - https://rennes.catholique.fr/annuaire/services-diocesains/musique-liturgique/patrimoine/327045-isidore-dit-dori-chauvin/

Biographie.

La musique dès l’enfance.

Aîné de 6 enfants, Isidore Chauvin, dit Dori, naît le à Grand-Fougeray, commune d’Ille-et-Vilaine (Ille-et-Vilaine) d’un père horloger.

Dès l’âge de 11 ans, élève de l’abbé Juhel, vicaire de Grand-Fougeray (Ille-et-Vilaine), Dori s’intéresse à l’orgue de la paroisse, au point d’en être déjà l’organiste. En , il entre en seconde au collège Saint-Sauveur de Redon (Ille-et-Vilaine), où il obtiendra en 1917 le prix d’excellence de philosophie et le prix des Facultés Catholiques de l’Ouest.

thumb|Dori Chauvin (1899-1979) - au piano - 1916

C’est au collège Saint-Sauveur de Redon (Ille-et-Vilaine) qu’il commencera ses études de piano, d’orgue et d’harmonie sous la direction du compositeur Frédéric Steiger, Grand Prix du conservatoire de Strasbourg. Il poursuivra ces mêmes études sous la direction de Charles Collin et Joseph Béeseau, organistes des églises Notre-Dame et Saint-Étienne à Rennes (Ille-et-Vilaine). Plus tard, il travaillera également l’orgue avec M. Bricou de Saint-Servan (Ille-et-Vilaine) et l’harmonie avec les abbés Mercier de Couëron (Loire-Atlantique), Fortin de Saint-Servan (Ille-et-Vilaine) et Brun. de la Schola Cantorum de Paris.

Une vie consacrée à la musique

La période malouine. Dès 1921, il est professeur de musique : solfège, piano, cornet à pistons, bugle, clarinette et saxophone et enseigne également l’harmonie et l’orgue.

Au collège de Saint-Malo (Ille-et-Vilaine), où il entre en , il professe la musique, mais aussi les mathématiques et les sciences physiques, tout en continuant à donner des cours particuliers de musique, français, latin et grec. De 1937 à 1951, il tient l’orgue de la chapelle du collègeL'Ouest-Eclair, 24 décembre 1937.L'Ouest-Eclair, 13 juillet 1939..

Il assurera les fonctions de maître de chapelle à la cathédrale de Saint-Malo (Ille-et-Vilaine) de 1928 à 1934L'Ouest-Eclair, 9 janvier 1932L'Ouest-Eclair, 14 mars 1932, puis occupera le poste de titulaire de l’orgue en 1945.

Dès ces années, quand il n’était pas aux claviers, Dori Chauvin se consacrait à la composition pour les instruments et la voix.

Compositeur de pages pour piano, de trio et même de morceaux de jazz, Dori Chauvin accompagnait seul au piano ou avec son orchestre les films muets à succès, dont Ben Hur, qu’il verra près de 400 fois ou Verdun, visions d'histoire, à raison de 9 séances par semaine dans les salles de cinéma et au casino de Saint-Malo (Ille-et-Vilaine), où il se produisait aussi comme pianiste de jazz.

Dori Chauvin se consacra également à l'harmonisation de chansons populaires qui furent diffusées dans l’émission radiophonique parisienne « Ariettes oubliées ». Pendant 20 ans, il fut l’accompagnateur attitré d’artistes comme Georgius, Max Regor, Greta de Haartmann, Irène de Trébert, Annette Lajon.... qui venaient dans la région malouine donner des concerts publics ou privés, en particulier chez les Romanov à Saint-Briac (Ille-et-Vilaine).

En 1936, il dirige les chorales des trois villes de Saint-Malo, Saint-Servan et Paramé (Ille-et-Vilaine) aux funérailles du docteur Charcot et de son équipage.

En 1937, Dori Chauvin organise le concert spirituel donné à l’occasion de la consécration de la chapelle du collège de Saint-Malo (Ille-et-Vilaine) et, en 1948, le récital inaugurant la restauration de l’orgue.

thumb|upright=2|Dori Chauvin (1899-1979) - Saint-Malo - 15 août 1945

Chef d’orchestre, il dirige la Jeanne d'Arc de Gounod. à Saint-Servan (Ille-et-Vilaine) en 1938L'Ouest-Eclair, 3 août 1938. et les spectacles et concerts de la « Grande Semaine de la Cité Corsaire » en 1946Ouest-France, 10, 12, 19 et 20 août 1946., événement pour lequel il écrit la Danse de David devant l’Arche, poème symphonique-ballet pour chœurs et orchestre.

Passé la quarantaine, il se mit à l’étude du contrepoint et de la fugue avec Thérèse Vigot, brillante élève de Marcel Dupré et organiste à Louveciennes. S’ensuivirent de nombreuses compositions, parmi lesquelles Variations sur le Noël Entre le bœuf et l’âne gris op.19 », Prélude eucharistique – Pange lingua op.47, Prélude pascal op.52, Veni Creator op.74, Sept interludes sur le cantique Seigneur, rassemble-nous op.83, Noël – Il est né le divin enfant op.97 , dont une dizaine seront publiées dans les revues « Musique sacrée - L'organiste ». et « Consoliere » de Cincinnati (Ohio).

La période rennaise.

En , le Supérieur du collège de Saint-Malo ayant mis fin à son contrat de professeur, Dori Chauvin déménage à Rennes (Ille-et-Vilaine), où il trouve un emploi de bureau.

En , succédant à Charles Collin, Dori Chauvin se voit nommé maître de chapelle et titulaire à vie de l’orgue de Notre-Dame de Rennes (Ille-et-Vilaine), un Cavaillé-Coll (Claus). doté de trois claviers, de 40 jeux et de 4 batteries d’anches et qui avait été inauguré en 1878 par César Franck.

Reçu membre de la SACEM en 1948, Dori Chauvin allait présider, pendant 12 ans, l’association des organistes du diocèse de Rennes. et se charger de l’organisation des concerts d’orgue dans sa ville.

En parallèle et pendant 8 années, Dori Chauvin contribuera sur les ondes de Radio Bretagne. à l’animation musicale de l’émission enfantine hebdomadaire d’Odette Séveur, plus connue sous le nom de Cousine Odette.

thumb|upright=2|Dori Chauvin (1899-1979) accompagne au piano les enfants de l'émission radiophonique de Cousine Odette sur Radio-Bretagne - 1954

Pour en revenir à la composition, c’est dans la musique liturgique que l’œuvre de Dori Chauvin fut la plus abondante et variée. Entre autres œuvres, une bonne centaine, on note plusieurs messes à 4 voix, dont l’une, sur des thèmes de la Messe des Anges, alterne avec l’assemblée.

thumb|Première page du manuscrit de la Messe des Anges écrite par Dori Chauvin le 20 septembre 1963. thumb|Caractéristiques de la Messe des Anges écrite par Dori Chauvin le 20 septembre 1963.

thumb|Dori Chauvin (1899-1979) - Remise de la médaille de la reconnaissance du diocèse d'Ille-et-Vilaine - 2 février 1969

également 4 œuvres d’orgue composées, sur commande et parues dans la revue « Consoliere » de Cincinnati (Ohio) : deux imposées sur des thèmes de cantiques américains : variations On America sur My Country, 'Tis of Thee et un postlude sur Joy to the World et deux libres : un postlude sur Allez dans la paix du Christ et un prélude sur Attende, Domine.

En 1969, Dori Chauvin se voyait remettre la Médaille de la reconnaissance diocésaine.

thumb|Dori CHAUVIN (1899-1979) - à l'orgue de l'église Notre-Dame de Rennes - 2 février 1969

Dori Chauvin s’éteignit le , ayant consacré sa vie à la musique et en particulier à l’orgue.

Œuvres.

Œuvres de musique liturgique 

1929 : Oremus Pro Pontifice, op.2 – répons à 4 voix mixtes 1929 : Laudate, op.3 – psaume à 3 voix mixtes 1931 : Panis Angelicus, op.4 – à 3 voix mixtes 1931 : Tantum Ergo, op.5 – à 3 voix mixtes, en ré majeur 1931 : Tantum Ergo, op.5 – à 3 voix mixtes, en mi majeur 1932 : Tantum Ergo, op.5 – à 3 voix mixtes, en sol mineur 1932 : O Salutaris, op.6 – à 3 voix mixtes 1932 : Regina Coeli, op.7 – à 3 voix mixtes 1932 : Sanctus, op.8 – à 3 voix mixtes 1929 + 1948 : Messe en ré majeur, op.8 – Kyrie, Gloria in Excelsis, Sanctus, Agnus Dei – à 4 voix mixtes et orgue – créée à Saint-Malo en 1948 1934 : Noël, op.9 – pour harmonium – édité dans « Musique sacrée » n°97, et « L’organiste » n°73 1936 : Méditation, op.10 – pour violon et orgue (ou piano) 1937 : Cantate – à 2 voix mixtes – pour la fête de M. le Chanoine Perrin 1937 : Ave Maria, op.11 – pour baryton solo et orgue 1937 : Ave Maria, op.12 – pour 2 voix égales, violon et orgue 1938 : Tantum Ergo, op.13 – à 3 voix mixtes, en la majeur 1938 : Tantum Ergo, op.14 – à 3 voix mixtes, en mi majeur 1942 : Veni Sancte Spiritus, op.15 – pour solo soprano ou ténor et chœur à 2 voix égales 1943 : Tantum Ergo, op.16 – à 3 voix mixtes, en fa mineur 1943 : Tu es Petrus, op.17 – à 4 voix mixtes 1943 : Elégie, op.18 – pour grand orgue 1943 : Bergers, écoutez la musique, op.41 – à 3 voix mixtes 1943 : Entre le bœuf et l’âne gris, op.19 – accompagnement et interludes pour orgue ou piano – édité dans « Musique sacrée » n°127, avril- et « L’organiste » n°102 1944 : Plus près de toi, mon Dieu, op.21 – à 4 voix mixtes. 1945 : Tantum dit « des Basses », op.22 - à 4 voix mixtes 1946 : Panis Angelicus, op.29 – pour soprano ou ténor et orgue, violon et cello 1946 : Cortège nuptial 1947 : Fugue en fa majeur sur un thème de Massenet, op.31 – pour orgue 1947 : Chez nous, soyez reine, op.34 – accompagnement harmonium ou orgue 1948 : Adeste Fideles, op.35 – thème, variations et final pour orgue 1948 : O Salutaris, op.36 – pour soprano ou ténor, orgue et violon 1948 : Uxor Tua, op.37 – pour solo soprano ou ténor, chœur à 4 voix mixtes et orgue – pour messe de mariage 1948 : Larghetto, op.39 – pour violon et orgue – créé à Saint-Malo en 1948 1948 : Ave Maria, op.40 – pour soprano ou ténor et orgue – édité dans « Musique sacrée » n°88, et « L’organiste » n°63 1948 : Prélude marial, op.42 – pour orgue – édité dans « Musique sacrée » n°88, et « L’organiste » n°63 1948 : Prélude eucharistique, op.47 – pour grand orgue – édité dans « Musique sacrée » n°96, et « L’organiste » n°72 1949 : De Profondis, op.49 – en faux bourdons à 4 voix mixtes du ton 1949 : O pain du ciel, op.51 – cantique, pour solo et chœur à 4 voix mixtes et orgue 1949 : Prélude pascal, op.52 – pour grand orgue - édité dans « Musique sacrée » n°90-91, et « L’organiste » n°66 1949 : Je vous salue, Vierge Marie, op.53 – pour mezzo ou baryton et orgue 1949 : Quid Retribuam, op.54 – motet à 2 voix mixtes 1949 : Variations sur un noël champenois, op.55 – pour grand orgue - édité dans « Musique sacrée » n°94, et « L’organiste » n°70 1949 : Psaume Cxxx de Clément Marot, op.56 – choral à 4 voix mixtes (choral dorien) 1949 : Noël de Mathurin Régnier, op.57 – à 4 voix mixtes 1950 : Ave Maria, op.58 – à 2 voix égales et orgue 1950 : Ave Maria, op.58 – à 4 voix mixtes et orgue 1950 : Pastorale, op.63 – pour flûte, clarinette et orgue 1950 : Notre Père, op.59 – pour baryon solo et orgue 1950 : Office du Sacré-Cœur, op.60 – I. Messe : Entrée, Offertoire, Élévation, Communion, Sortie – pour grand orgue 1951 : Office du Sacré-Cœur, op.60 – II. Vêpres : 6 interludes – pour grand orgue 1955 : Offertoire de Noël, op.66 – pour violon, violoncelle et orgue 1955 : Ave Verum, op.67 – à 4 voix mixtes et orgue 1956 : Messe de Saint-Étienne, op.68 – à 3 voix égales et orgue – à son fils André 1957 : Alma Redemptoris, op.70 – à 4 voix mixtes et orgue – à M. l’Abbé Legrand 1958 : Bergers et mages, op.71 – pour violon ou flûte et orgue 1958 : L’Angelus, op.72 – chœur à l’unisson 1959 : Fantaisie pour la Fête de la Pentecôte, op.74 – pour orgue - édité dans « Musique sacrée » n°92, et « L’organiste » n°67 1959 : Prélude funèbre, op.75 – pour grand orgue – à la mémoire de ses prédécesseurs Charles Collin et l’Abbé Divet - édité dans « Musique sacrée » n°152, et « L’organiste » n°127 1960 : Invocation à Saint-Yves : op.76 – pour grand orgue - édité dans « Musique sacrée » n°101 et « L’organiste » n°76 1963 : Messe des Anges, op.77 – pour chœur à 4 voix mixtes et foule, et orgue  Offertoire de Noël, op77 – pour chant et orgue Messe de Sainte-Marcelle, op.78 – pour chœurs et orgue