thumb|Logotype des satellites Giove.

GIOVE est le nom donné à chacun des satellites destinés à tester le système de positionnement Galileo. Ils étaient précédemment désignés chacun par (« Banc d'essai du système Galileo », ou GSTB).

GIOVE est un acronyme signifiant (« élément de validation en orbite de Galileo » en anglais) ; il s'agit également du mot italien pour Jupiter. Il a été choisi en hommage à Galilée qui découvrit les quatre premiers satellites naturels de Jupiter et les utilisa ensuite comme horloge pour déterminer la longitude d'un point à la surface de la Terre.

Satellites lancés

GIOVE-A GIOVE-A (anciennement désigné par GSTB-V2/A) a été construit par Surrey Satellite Technology Ltd (SSTL). Son principal objectif est d'occuper la fréquence allouée au système Galileo par l'Union internationale des télécommunications afin de ne pas en perdre le droit d'utilisation.

Il est également destiné à tester une horloge atomique au rubidium et les caractéristiques orbitales des futurs satellites.

Lancement GIOVE-A a été lancé le depuis le cosmodrome de Baïkonour.

Il a atteint son orbite définitive le .

Transmission de signaux Galileo GIOVE-A a commencé à émettre des signaux le , Agence spatiale européenne, 12 janvier 2006..

Et le son générateur de signal Galileo (NSGU) a transmis avec succès le premier message de navigation GalileoGIOVE-A transmet le premier signal de navigation Galileo.

GIOVE-B GIOVE-B (anciennement désigné par GSTB-V2/B) a une mission similaire à GIOVE-A, mais en plus : utilise une horloge atomique basée sur un maser à hydrogène possède un système de transmission de signaux amélioré fournissant des « tops » chronologiques dix fois plus stables que ceux des horloges au rubidium, devenant la référence temporelle la plus stable jamais envoyée en orbite, le satellite de navigation le plus performant du mondeFrédéric Guérin, « GIOVE-B prévu pour le 27 avril », Air et Cosmos, , 14 mars 2008..

GIOVE-B a été fabriqué par EADS Astrium Satellites (Allemagne) et Thales Alenia Space (Italie).

Lancement

Son lancement a été effectué le « Lancement de GIOVE-B, le second satellite-test du système Galileo », 27 avril 2008, online dans AFP depuis le cosmodrome de Baïkonour, Kazakhstan, à 04h16 heure locale (00h16 heure de Paris), par une fusée Soyouz-Fregat, exploitée par Starsem.

Les toutes premières phases du lancement (décollage de la fusée Soyouz, largage du premier étage comprenant les 4 boosters, largage du second étage) ont été réalisées avec succès, selon une trajectoire nominale , Agence spatiale européenne, 26 avril 2008..

L'étage supérieur Fregat a effectué une série de manœuvres afin d'atteindre une orbite circulaire, à une altitude d'environ , ayant un angle d'inclinaison de 56 degrés par rapport au plan de l'équateur ; il a pu insérer le satellite en orbite moyenne en toute sécurité 3h 45 plus tard. Les deux panneaux solaires qui alimentent le satellite en énergie se sont correctement déployés et étaient totalement opérationnels à 05:28 (heure de Paris)Lancement réussi du satellite de navigation européen GIOVE-B..

Transmission de signaux Galileo GIOVE-B a émis ses premiers signaux de navigation Galileo (), « une étape véritablement historique pour la navigation par satellite », selon l’Agence spatiale européenne (Esa).

« Maintenant que GIOVE-B diffuse dans l’espace son signal de haute précision, nous avons la preuve tangible que Galileo pourra fournir les services de localisation par satellite les plus performants, tout en étant compatible et interopérable avec le GPS » américain, a souligné le chef du projet Galileo, Javier Benedicto.

Interopérabilité avec les signaux émis par les satellites GPS Le signal émis par ce satellite GIOVE-B pour la première fois est un signal commun GPS-Galiléo utilisant une modulation optimisée spécifique dénommée (porteuse à forme d’onde binaire décalée multiplexée).

Conformément à un accord conclu entre l’Union européenne (UE) et les États-Unis le , après des mois de négociation, pour leur système respectif, à savoir le futur GPS III (à partir de 2013) et Galileo, a précisé l’ESA. Cet accord est la concrétisation technique d’un accord sur la cohabitation de Galileo et du GPS américain signé en , après de longues années de négociation, qui garantit l’interopérabilité des deux systèmes de navigation.

Les signaux GPS pourront être enrichis grâce aux satellites lancés par l’Union Européenne et les signaux Galileo enrichis par les satellites nord américains. De quoi apporter une meilleure qualité de service dans la gestion de flotte ou les systèmes autonomes de navigation GPS. Et ceci contrairement aux autres technologies similaires dont Glonass (Russie) ou Beidou (Chine).

De quoi renforcer la position commerciale du système Galileo, par rapport aux systèmes concurrents Glonass (russe) ou Beidou (chinois), qui ont pu mettre à profit les délais du lancement de Galileo (cinq ans de décalage par rapport aux plans initiaux) pour rattraper leur retard par rapport au système européenPremières transmissions du satellite GIOVE-B du projet Galileo..

Satellite annulé GIOVE-A2 Un autre satellite de test, nommé GIOVE-A2 et construit comme GIOVE-A par la société britannique Surrey Satellite Technology Limited, était en construction, pour être mis en orbite s'il arrivait quelque chose à GIOVE-A ou GIOVE-B« En bref : Galileo: commande d'un troisième satellite expérimental » le 7 mars 2007 sur futura-sciences.com. Mais sa construction a été interrompue à la suite du succès du lancement et des tests en orbite de GIOVE-B.

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Notes et références

Voir aussi Articles connexes Galileo Septentrio

Liens externes Blog relatant le lancement de GIOVE-A Communiqués de presse de Surrey Satellite Technology Ltd ESA Annonce du nom officiel de la mission par l'Agence Spatiale Européenne

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