Maria Vassilievna Kalioujnaïa (en ), née en 1864, à Lebedine, dans le gouvernement de Kharkov, alors dans l'empire Russe, et morte le  dans le , est une révolutionnaire russe, membre du parti Narodnaïa volia, et terroriste. Elle est la sœur du révolutionnaire Ivan Kalioujny, et parente de la révolutionnaire Nadejda Smirnitskaïa.

Biographie Maria Vassilievna est la fille d'un marchand de la guilde. Elle fait ses études au lycée pour jeunes filles de Kharkiv, puis à partir de 1880, dans celui de l'ouiezd de Romny, dans le gouvernement de Poltava. Elle est exclue à cause de ses mauvais résultats en classe, et ne termine pas le lycée. Sous l'influence de l'entourage de son frère Ivan, elle se rapproche de membres de Narodnaïa volia. En elle quitte Okhtyrka, où elle vivait avec sa mère, pour Odessa. Elle fait alors office de « servante » des époux  dans l'appartement dans lequel se trouve l'imprimerie de Narodnaïa volia.

Le 18 décembre 1882, lors de la perquisition de cet appartement, elle est arrêtée. Elle est renvoyée par une décision administrative à sa mère à Okhtyrka, mais s'échappe. Elle vit alors à Saint-Pétersbourg et à Kharkiv en situation illégale. En février 1884, à Odessa, elle s'inscrit dans l'école privée Lessevitski, où elle essaie d'organiser un cercle parmi les élèves. Après la mise à jour du double-jeu de Sergueï Degaïev, qui était celui qui lui transmettait les instructions de comité exécutif de Narodnaïa volia, et la publication d'informations sur sa trahison dans la presse révolutionnaire, elle sombre dans le désespoir.

Elle prend alors seule la décision de commettre un attentat contre le commandant de la gendarmerie du gouvernement d'Odessa, le colonel A. M. Katanski. Le 8 août 1884, lors d'une réception au commandement de la gendarmerie, elle tire un coup de revolver sur celui-ci. Katansky échappe à la mort et poursuit ses activitésIl est nommé ensuite au grade de général-major du corps des gendarmes. Alcoolique, il est atteint en automne 1885 de délirium tremens.. Maria Kalioujnaïa est immédiatement arrêtée. Le 29 août 1884 le tribunal militaire de district d'Odessa la reconnait coupable et la condamne à de travaux forcés. Elle tente de se suicider dans sa cellule quelques jours après l'annonce de la condamnation.

Elle est finalement envoyée au bagne de la Kara, où elle fait partie des prisonniers politiques irréductibles. Après la flagellation de Nadejda Siguida, elle prend en signe de protestation avec elle, Maria Kovalevskaïa et Nadejda Smirnitskaïa une dose mortelle de morphine la . Elle meurt le .

16 détenus hommes tentent également de se suicider. Ivan Kalioujny, son frère et  trouvent la mort.

Accusations de trahison Pour désorienter les révolutionnaires clandestins, les autorités ont essayé d'attiser les soupçons et les divisions au sein de Narodnaïa volia, et d'y implanter leurs agents. Le numéro 11-12 du journal du mouvement, faisant référence à des probablement mises en circulation par les autorités, indiquent ainsi que Maria Kalioujnaïa a et, après sa libération , en organisant des cercles de jeunes femmes et que ce n'est qu'après la révélation dans la presse révolutionnaire des agissements de Degaïev que,  .

Cependant, trois ans plus tard, Vladimir Bourtzeff déclare publiquement que  lui ont demandé . Les documents conservés dans les archives montrent que, lors de l'enquête et devant le tribunal, et ensuite au bagne de la Kara, Maria Kalioujnaïa se serait conduite en revolutionnaire, dignement.

Notes et références

Annexes

Bibliographie .

Articles connexes

Tragédie de la Kara Narodnaïa volia

Liens externes

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