Le du génie (ou RG) est un régiment du génie militaire de l'armée française constitué sous la et basé à Angers (Maine-et-Loire).
Histoire du génie En 1894 est créé le du génie, le à Angers.
du génie La du génie est créée en 1977 à Angers, elle fait partie de la d'infanterie de marine. Sa création marque le début des sapeurs de marine. Stationnée au quartier Berthezène et intégrée à l'École d'application du génie, la compagnie devient un élément important de la .
La professionnalisation se fait en 1982 et 1983. Elle prend part à une première mission en 1982-83 à la Force intérimaire des Nations unies au Liban avec une compagnie du 17e régiment du génie parachutiste. La dernière mission réalisée par la fut appelée « Diodon V » (1984) au sein de la Force multinationale de sécurité à BeyrouthAlain Brouillet, « La seconde force multinationale à Beyrouth (24 septembre 1982-31 mars 1984) », Annuaire Français de Droit International 1985, 31, pp. 115-166. Lire en ligne.
En 1984 la est transférée à la caserne Verneau aux côtés du régiment du génie : elle prend alors l'appellation de (CGDIMa). Une seconde compagnie, la CGDIMa, est créée en parallèle.
En 1993, l'ensemble du RG devient le régiment du génie de la division d'infanterie de marine6e régiment du génie sur le site du Ministère des Armées (consulté le 9 août 2026)..
La compagnie de combat du RG est l' héritière de la CG/ CGDIMa1re compagnie de combat du génie - Les Buffles sur le site du Ministère des Armées (consulté le 10 août 2026). tandis que la compagnie de combat est l'héritière de la CGDIMa2e compagnie de combat du génie - La compagnie du Cèdre sur le site du Ministère des Armées (consulté le 10 août 2026)..
Organisation et composition actuelle vignette|La caserne Verneau. vignette|Véhicule de transport logistique Renault et bulldozer du RG en 2010. Le du génie occupe la caserne Verneau à Angers (zone vie) et la caserne Dalstein à Avrillé (zone technique). Le général Jean-Édouard Verneau, né le à Vignot (Meuse) et mort le à Buchenwald, est un officier français du génie devenu résistant, mort pour la France en 1944.
En 2022 le régiment est composé de : 1 compagnie de commandement et de logistique (CCL)Le 6e régiment du génie (6e RG) d'Angers - Commandement & Logistique. 4 compagnies de combat du génie (CCG)Organisation et les missions de la Compagnie de Combat du Génie (CCG). 1 compagnie d'appui (engins spécialisés d'organisation du terrain et d'aide au déploiement)Engin multifonctions d'aide au déploiement (génie). 1 compagnie d'appui amphibie et de franchissementLa 23e CAAF (compagnie d’appui amphibie et franchissement) du 6e régiment de génie a été désignée par l'armée de Terre pour accompagner la rédaction d'une nouvelle doctrine de combat fluvial. 2 compagnie d'intervention de réserve (dont une qui provient du BIMa et qui est installée sur le bassin nantais) 1 compagnie de franchissement de réserve (CFR) spécialisé en Pont flottant motorisé (PFM)Bientôt 200 modèles de PFM F2 fournis à l’Armée de terre. Les matériels en dotation dans le régiment comprennent : Véhicules et engins du génie : VAB, tractopelles, bulldozers, EFA, moyens d'aide à la traficabilité des sols (MATS)Sur tous les sols, le "MATS" (Matériel d'aide à la traficabilité des sols)., engins de création d'obstacles, groupes électrogènes, bulldozers dérouleurs de tapis de plage et appareils de traitement de l'eau Transport et logistique : T4, P4, TRM 2000, TRM 10000, TC, camions-citernes, ambulances
Chefs de corps vignette|Pont flottant motorisé (PFM - Motorized floating bridge) vignette|Insigne de béret du génie vignette|190px|Attribut de fourreau d'épaule du régiment du génie 1894-1897 : Colonel Jean Baptiste Jules Dalsteincote LH/649/72 (***) 1897-1899 : Colonel Pierre Léon Gilletcote LH/1135/75 (**) 1899-1902 : Colonel Lucien Emile Mortagnecote LH/1943/23 (**) 1902-1904 : Colonel Paul Joseph Maguecote LH/1688/44 (**) 1904-1905 : Colonel Charles Franck Edwin Petitboncote LH/2127/38 (**) 1905-1908 : Colonel Godeffroy Claude Bernard Bourdeauxcote LH/323/34 (**) 1908-1911 : Colonel Henri Marie Camille Edouard Alby cote 19800035/52/6315(****) a succédé au général Foch comme major général de l'Armée, à l'intérieur, du au 06/01/1911-15/12/1912 : Colonel Jean Frédéric Lucien Piarron de Montdésircote 19800035/169/21737 (***) 25/12/1912-31/07/1914 : Colonel Henri Bernard (**)
Première Guerre mondiale Entre-deux-guerres
1919-1920 : Lieutenant-colonel Gaston Marie Lerouxcote LH/1605/1 (***) 1920-1922 : Colonel Thomas 1922-1924 : Colonel Gaston Marie Leroux (***) 1924-1926 : Colonel Louis Marie Joseph Albert Letourneurcote LH/1622/31 1926-1928 : Colonel Tricaud propose en 1927 un plan de Fort "palmé" à la Commission de défense des Frontières. 1928-1930 : Colonel Camille Gourandycote 19800035/151/19259 (***) 1930-1932 : Colonel Joseph Marie Désiré Alleaucote LH/22/31 (***) 1932-1934 : Colonel Paul Ernest Dumont Fillon (***) 1934-1936 : Colonel Georges Joseph Froment (**) 1936-1938 : Colonel Tournoux 1938-1939 : Colonel Louis Carrier (**)
Seconde Guerre mondiale
1939-1940 : Lieutenant-colonel Henri Louis Joseph Robert a commandé le dépôt de guerre du génie n° 6 1940-1941 : Lieutenant-colonel Bastide a commandé le du génie (armée d'armistice) au Blanc dans l'Indre 1941-1942 : Lieutenant-colonel Clément Jean Joseph Malhomme (**) a commandé le du génie (armée d'armistice) au Blanc dans l'Indre
De la Libération à nos jours
N. B. :(**) général de brigade(***) général de division(****) général de corps d'armée(*****) général d'armée.
Historique des garnisons Régiment de tradition de la ville d'Angers, il fait partie des très rares corps de troupe à être implanté depuis plus de 120 ans dans la même garnison. La seule interruption reste la période de l'Occupation durant laquelle le du génie de l'armée d'armistice a stationné au Blanc, dans l'Indre (1940-1942).
De 1894 à 1914 1894 : garnison à Angers 1895 : Campagnes coloniales à Madagascar 1900 : Chine
Première Guerre mondiale Campagnes 1914 : La Marne 1916 : Verdun 1917 : L'Aisne 1918 : Champagne
Compagnies du régiment durant la guerre 9/1 : armée d'armée DI 9/3 : armée Corps d'Armée 9/4 : armée Corps d'Armée 9/13 : Division d'infanterie 9/16 : armée Corps d'Armée 9/21 : armée Corps d'Armée 9/63 : Division d'infanterie 10/1 : d'armée DI 10/2 : d'armée DI 10/13 : d'armée DI 10/19 : d'armée DI 10/24 : d'armée DI 11/1 : d'armée DI 11/2 : d'armée DI 12/1 : d'armée DI 12/2 : d'armée DI Sapeurs Cyclistes : DC Durant la campagne de 1914-1918, ses compagnies sont citées à 72 reprises (dont 47 citations à l'ordre de l'armée). 15 compagnies reçoivent le droit au port de la fourragère aux couleurs de la Croix de guerre 1914-1918Terre information magazine , juin 2007
Entre-deux-guerres vignette|Sapeurs du sur un pont de bateaux en Rhénanie, vers 1919-1920. Entre les deux guerres mondiales, le RG revint au quartier Éblé, mais s'étendit également au quartier Espagne sur la place Lafayette 1918-1939 : garnison à Angers 1925-1927 : Guerre du Rif
Seconde Guerre mondiale
En , le du génie a participé aux combats des cadets de Saumur . Missionné par le lieutenant-colonel Henri Robert, chef de corps du dépôt du , le lieutenant Pierre Rousseau était chef de centre à Saumur et disposait, pour chaque pont, d'un officier avec une trentaine d'hommes : le lieutenant Édouard Martin sur le pont de Montsoreau, le lieutenant André Poupon sur le pont VR de Saumur, le sous-lieutenant Fraisier sur le pont VF de Saumur, le sous-lieutenant Claude Falck sur le pont de Gennes.
Au total, ce sont environ 120 hommes du dépôt de guerre du génie qui ont appuyé avec efficacité les combats des Cadets de Saumur. En 1990, à l'occasion du cinquantenaire des combats de la Loire, le lieutenant-colonel de Gislain de Bontin, du service historique de l'Armée de terre, a apprécié les actions des Sapeurs de la façon suivante : "Un aspect, toutefois, était positif, grâce à l'action du Génie, les destructions avaient été prêtes à temps et devaient fonctionner sans incident au moment choisi."
En outre, le capitaine Pierre Schneider aurait été cité pour les combats de défense du pont de Port-Boulet.
À la mobilisation en , le du génie est créé à Angers. L'encadrement d'active de cet unique régiment du génie de la d'infanterie coloniale ( DIC) est issu du 6. De là proviennent les liens de filiation entre le 71 et le 6 qui se sont notamment traduits, en 1997, par le transfert vers le RG d'une compagnie complète consécutivement à la dissolution du 71.
De 1945 à nos jours vignette|Insigne de la 9e brigade d'infanterie de marine. Après la Seconde Guerre mondiale, le Génie est le seul régiment d'Angers à retrouver la ville où il était stationné en 1939. Il occupe depuis 1947 une caserne construite de 1913 à 1920 sur la route d'Avrillé, la caserne Verneau, du nom du colonel Jean-Edouard Verneau, résistant français, général à titre posthume, décédé en déportation à Buchenwald en 1944. Cette caserne donne son nom au quartier des Capucins-Verneau. Depuis 1946 : garnison à Angers 1945-1954 : N' a pas participé au Corps expéditionnaire durant la guerre d'Indochine (Source bulletin officiel des armées listant les formations ayant participé à cette campagne). En revanche comme toutes les autres unités de l' armée de terre certains de ses personnels y ont participé à titre individuel affectés à des formations du génie présentes en Indochine. 1977-1984 : blindée 1984-1993 : d'armée depuis 1993 : d'infanterie de marine ( DIMa), puis légère blindée de marine ( BLBMa) pour redevenir brigade d'infanterie de marine ( BIMa)
Interventions au Liban, en Guyane, en République centrafricaine, au Tchad, au Pakistan, au Koweït, en Somalie, au Rwanda, au Cambodge, au Congo, en Albanie, au Kosovo et en Bosnie-Herzégovine Début 2004, 500 sapeurs du étaient déployés en Côte d'Ivoire (opération Licorne), Guyane, Afghanistan, Sénégal, golfe Persique, Martinique, Mayotte et Haïti Fin , une centaine de sapeurs sont partis pour aider la population de La Réunion En 2010, le "6" intègre 2 compagnies du RG et une compagnie de réserve du BIMa (unités dissoutes dans le cadre de la réforme des armées de 2008) En 2013, le "6" est engagé au Mali lors de l'"opération Serval"
Batailles portées au drapeau du régiment Il porte, cousues en lettres d'or dans ses plis, les inscriptions suivantesDécision du 14 septembre 2007 relative aux inscriptions de noms de batailles sur les drapeaux et étendards des corps de troupe de l'Armée de terre, du service de santé des armées et du service des essences des armées, Bulletin officiel des armées, , 9 novembre 2007 :
Madagascar 1895 La Marne 1914 Verdun 1916 L'Aisne 1917 Champagne 1918
Décorations vignette|150px|Fourragère aux couleurs du ruban de la Croix de guerre 1914-1918.
Quinze compagnies du Génie ont obtenu, par leurs actes d'héroïsme au cours du premier conflit mondial (1914-1918), outre de nombreuses citations individuelles et collectives, deux citations à l'Ordre de l'Armée. NB : Seule l'unité citée, en l'occurrence, la compagnie, a droit au port de ses décorations. Héritières de leurs traditions, les compagnies actuelles ont obtenu le droit de porter la fourragère aux couleurs du ruban de la croix de guerre 1914-1918, gagnée par leurs aînés. Leurs fanions sont décorés de cette croix de guerre avec deux palmes. gauche|vignette|100px vignette|150px|Croix de la Valeur Militaire avec 1 palme Le , le drapeau du régiment est décoré de la Croix de la Valeur militaire avec palme pour son action en Afghanistan.
Insigne du régiment Dessiné et créé en 1939, l'insigne caractérise l'identité du corps.
Le casque ou « pot en tête »,associé à l'ancre des pontonniers, rappelle l'équipement des sapeurs dans les guerres de siège.