Guy Chavenon (né le à Chantelle (Allier), mort le à Paris), est un médecin militaire, officier du corps de santé des troupes coloniales françaises, compagnon de la Libération (décret du ) au titre de son action dans la France libre.

Jeunesse et formation Il est le fils d'un juge de paix. Suivant les affectations de son père, il fait ses études secondaires au collège de Cambrai puis au lycée Banville, à Moulins. Il entre à l'école de Santé navale à Bordeaux en 1932, puis suit les cours de l’École du Pharo et devient médecin du Corps de santé colonial au régiment de tirailleurs sénégalais de Fréjus.. Seconde guerre mondiale Il sert à Pointe-Noire au Congo à partir de 1940, au département sanitaire du Kouilou, puis au service chirurgical de l'hôpital de Pointe-Noire. Répondant à l'appel du général de Gaulle, il essaye de quitter l'Afrique équatoriale française pour gagner un territoire allié. Après deux tentatives infructueuses, il reste à Pointe-Noire où il lutte pour rallier la colonie à la France libre. Il prend part à la campagne du Gabon avec la colonne Parant en octobre et avant d'être affecté comme directeur du service de Santé du Gabon et de l'hôpital de Libreville où il exerce comme chirurgien. En il est chargé de former, à Bangui, au sein de la Colonne Leclerc, le Groupe sanitaire de colonne dont il prend le commandement. En , il participe à la seconde campagne du Fezzan et à celle de Tripolitaine.. Lors des combats de Tunisie, Guy Chavenon se distingue, en tant que chirurgien, le , à Ksar Rhilane, en opérant sans relâche. Proche du général Leclerc, il en devient le médecin personnel. En 1944, il effectue la campagne de Normandie. Il fait preuve de sang-froid et de courage en assurant le traitement des blessés au cours du bombardement aérien de Ducey. À la fin du mois d'août, avec la Division blindée, Guy Chavenon entre dans Paris libéré. Il est blessé, le , au moment de la prise de Strasbourg.

Après-guerre Il repart avec Leclerc pour l'Indochine. À son retour en France en , il est affecté à l'état-major du général Leclerc. En 1948, Guy Chavenon part au Togo, où il participe à l'équipement de l'hôpital de Lomé. Il est ensuite adjoint au chef des Services chirurgicaux de l'Hôpital Bégin à Saint-Mandé. Il est ensuite directeur du service de santé à Madagascar de 1954 à 1961. Promu médecin général en 1966, il est nommé directeur adjoint du service de santé de la Région militaire. Il prend sa retraite à Vichy (Allier). Guy Chavenon meurt le à l'hôpital Necker à Paris. Il a été inhumé dans son village natal de Chantelle.

Décorations

par décret du

avec agrafes "AFL", "Tripolitaine", "Tunisie"

sans_cadre|50x50px Officier de l'Ordre de l'Étoile sans_cadre|50x50px Officier de l'Ordre de l'Étoile d'Anjouan Commandeur de l'Ordre de l'Étoile de la Grande Comore

Références

Voir aussi

Bibliographie . .

Lien externe Les officiers du service de santé compagnons de la Libération Biographie sur le site de l'Ordre de la Libération : https://www.ordredelaliberation.fr/fr/compagnons/guy-chavenon

Catégorie:Compagnon de la Libération Catégorie:Médecin militaire français Catégorie:Naissance en juin 1911 Catégorie:Naissance à Chantelle Catégorie:Décès en avril 1973 Catégorie:Décès à l'hôpital Necker-Enfants malades Catégorie:Décès à 61 ans Catégorie:Titulaire de la croix de guerre 1939-1945 Catégorie:Titulaire de la médaille coloniale Catégorie:Officier de l'ordre de la Santé publique Catégorie:Officier de l'ordre de l'Étoile noire Catégorie:Commandeur de la Légion d'honneur (date non précisée)