Le maquis du Limousin, située en région R5La région R5 correspond territorialement à l'ancienne qui comprenait les départements de la Corrèze, de la Creuse, de la Haute-Vienne, de la Dordogne et de la Charente mais l'article ne prend en compte que les départements de la région du Limousin c'est-à-dire les départements de la Corrèze, de la Creuse, et de la Haute-Vienne, est l'un des plus grands et actifs maquis résistants de France pendant la Seconde Guerre mondiale.

Préambule vignette|350px|Organisation géographique de la Résistance française. Le Limousin a été profondément marqué par les exactions de la SS Das Reich avec les 99 pendus de Tulle le ainsi que le massacre d'Oradour-sur-Glane le à la suite du débarquement de Normandie sous les ordres du général Heinz Lammerding.

De même, la résistance locale a été troublée par les antagonismes constants entre les maquis Armée secrète (AS) et Francs-tireurs et partisans (FTP) quant aux modes d'actions (notamment à Tulle et à Guéret), à la répartition des pouvoirs à la Libération fin ainsi qu'à l'ampleur de l'épuration.

Dirigés pour les Mouvements unis de la Résistance par Gontran Royer jusqu'en 1943, les responsables les plus connus des maquis de la région limousine sont : Maurice Rousselier, Colonel Rivier, commandant des Forces françaises de l'intérieur (FFI) pour la région R5 en 1944. Eugène Déchelette, alias Ellipse ou Chasseigne, délégué militaire régional de la « région R5 » (administrateur de société, compagnon de la Libération). Georges Héritier, délégué militaire départemental de l'Indre puis délégué militaire régional adjoint de la « région R5 », compagnon de la Libération. Edmond Michelet, chef régional des Mouvements unis de la Résistance jusqu'à son arrestation. Albert Fossey-François, compagnon de la Libération, chef des FFI de la Creuse. Georges Guingouin, compagnon de la Libération, chef des FFI de la Haute-Vienne. Eugène Pinte, commandant FFI du secteur Ouest Haute-Vienne. Jacques Chapou, chef des FTP de Corrèze en . Édouard Valéry, chef départemental des FTP de Corrèze de mars (ou janvier) à . Roger Lescure, compagnon de la Libération, de l'état-major des FFI pour la région R5. André Malraux, compagnon de la Libération. José Gonzalvo Uson, officier de l'Armée populaire de la République espagnole qui a intégré en le F.T.P.F. du de Dordogne-Nord avec le grade de capitaine. Léon Lanot, principal chef FTPF de Haute-Corrèze. Sous le nom de guerre de « Louis », il a commandé huit bataillons soit près de quatre mille maquisards.. Alfred Dutheillet de Lamothe dit le capitaine Fred Auguste Tourtaud, chef d'état major départemental des Francs-tireurs et partisans français (FTPF) en 1944 avec le grade de commandant. Il fait partie du Comité départemental de libération de la Creuse-CDL. Bernard Le Lay, résistant FTPF. colonel FFI. Ce maquis prit très vite le nom de son chef charismatique (Maquis Bernard). Fort de plus de deux mille hommes, les maquisards participèrent aux combats les plus sanglants (Chabanais, Exideuil, Oradour-sur-Vayres, Aixe-sur-Vienne...), ainsi qu’à la libération de Limoges et d’Angoulême il est inhumé au Mémorial de la Résistance de Chasseneuil-sur-Bonnieure avec Claude Bonnier, André Chabanne ou René Chabasse.. Roger Cerclier, chef des Mouvements unis de la Résistance pour la Creuse. Robert Caulet, dit Laurent, dirigeant du Front national de Corrèze à partir de 1942, président du CDL de Corrèze à partir de , préfet du maquis en juillet-, puis préfet de transition à la Libération (). Marius Guedin, chef des maquis AS de Corrèze. René Vaujour, chef des FFI de Corrèze. Louis Lemoigne, chef civil de l'AS de haute Corrèze.

Et leurs camarades martyrs :

Chronologie et faits d'armes principaux Les maquisards limousins se sont opposés à l'occupant comme dans de nombreux endroits ailleurs en France.

Certains faits d'armes, en particulier en 1944, ont marqué la population locale et nationale :

1940 Auteur du premier acte de résistance connu en France, Edmond Michelet fait circuler dès le à Brive le premier tract refusant la défaite.

L'autre figure dominante de la Résistance est Georges Guingouin Les cinq noms de Résistance de Georges Guingouin qui, en Haute-Vienne, est révoqué de sa fonction d'instituteur en du fait de son engagement communiste et choisit de se cacher dans le hameau de Vergnas près de Vicq-sur-Breuilh qui est la première « planque » de Guingouin : en - au village de Soulières, commune de Sussac.

1941 En Georges Guingouin créé un premier maquis à Soudaine-Lavinadière.

En 1941 à Brive et à Tulle, Edmond Michelet et Martial Brigouleix structurent les premiers groupes de résistance avec les mouvements Combat et Libération qui sont plus tard à l'origine de l'Armée Secrète également appelée l'AS.

Jusqu'en 1942 et l'occupation de la zone libre, les actions sont exclusivement les distributions de tracts.

Daniel Mayer, fonde dès le Comité d'action socialiste avec Suzanne Buisson et anime les réseaux de résistants socialistes. Il fait reparaître clandestinement Le Populaire en ; il en est rédacteur en chef de 1942 à 1944.

Le , Henri Queuille, est révoqué de sa fonction de maire de Neuvic par le régime de Vichy. Lors d'une visite à Neuvic, Claude Hettier de Boislambert, l'informe que le général Charles de Gaulle attache une grande importance à son ralliement.

1942 vignette|350px|

Début 1942, l'idée de Résistance commence à prendre des formes concrètes en Corrèze avec les premiers actes de sabotage. Toujours début 1942, se constituent les Francs-tireurs et partisans français (FTPF mais appelé plus fréquemment FTP]).

En avril le mouvement Combat est créé à Ussel, sous l'impulsion du capitaine Faro, par Louis Le Moigne et les docteurs André Belcour et Jean SirieixIl fusionnera en janvier 1943 avec le mouvement Libération et le mouvement Franc-Tireur pour devenir les MUR..

En Corrèze, le premier acte de sabotage est le dynamitage de la centrale électrique de l'usine Montupet à Ussel, les 19-. Cette fonderie appartenait au groupe Gnome et Rhône dont le directeur général, alors le plus important fabricant français de moteurs d'avions, s'était déclaré prêt en à coopérer avec les Allemands. Cet évènement a un effet considérable car il visait la production militaire.

La visite du chef de l'État de Vichy, le maréchal Pétain, les 7 et à Ussel, Tulle et Brive est diversement accueillie par la population. Le maire socialiste d'Ussel, François Var, salue le chef de l'État en s'exclamant :

Durant l'été 1942, se montent les premiers camps de résistance, appelés maquis à : la Tourette (Faïta) sur la commune d'Ussel, créé par les FTP ; dans les gorges de la Dordogne, créé par l'AS.

Dans la seconde moitié de 1942, à Tulle, une section armée de l'Armée Secrète se constitue sous la direction de Martial Brigouleix. Ils se donnent comme principale mission de préparer des terrains de parachutage d'armes ; l'organisation responsable des parachutage s'appelait le COPA (Comité d'organisation des parachutages et atterrissages). Le premier parachutage d'armes a lieu à la mi-novembre à Salon-la-Tour (échec) et Espartignac (succès)Lemouzi, (avril 2006) ; Louis Bournazel, Uzerche et son pays du temps de l'occupation à la mondialisation, ..

19- : dynamitage de la centrale électrique de l'usine Montupet à Ussel. , jour de l'Armistice de 1918 : les Allemands envahissent la zone libre ; ils arrivent à Brive au cours d'une cérémonie de commémoration de la victoire de 1918. Après l'opération Anton, ayant pour conséquence la démobilisation de l'armée française d'armistice, l'introduction du STO et la réquisition des produits agricoles, les Limousins confortent chacun à sa façon la Résistance. La consigne se répand. Le fourrage, le foin, les presses à foin, les batteuses, les botteleuses sont sabotées et mise hors d'usage. Régulièrement les transports de bovins sont attaqués au profit de l'approvisionnement du Maquis. : destruction à l'explosif d'une botteleuse sur un wagon stationné dans la gare d'Eymoutiers par un commando dirigé par Georges Guingouin. Le premier résistant limousin arrêté est Henri Bergeal, originaire de Tulle, le par les douaniers allemands à la frontière espagnole. Il voulait rejoindre l'Afrique du Nord en tant que pilote et est déporté au camp de concentration d'Oranienbourg-Sachsenhausen.

1943 vignette|350px| Le mouvement Combat fusionne en avec le mouvement Libération et le mouvement Franc-Tireur pour devenir les MUR.

La mise en place en du STO pour les jeunes nés entre 1920 et 1922 est un facteur décisif pour la formation et le développement des maquis. Les réfractaires, c'est-à-dire ceux qui refusent d'aller travailler en Allemagne, constituent des camps dans des fermes isolées et en forêt. Le nombre de personnes prenant le maquis est extrêmement important. Il faut l'organiser.

Georges Leblanc commande l’Armée secrète pour Limoges et est le créateur du Corps franc.

Dirigé depuis la région de Brive-la-Gaillarde puis de Limoges, ce maquis se scinde en plusieurs secteurs principaux : Maquis AS de basse Corrèze (Brive), moyenne Corrèze (Tulle) et haute Corrèze (Neuvic-Ussel). Maquis FTP entre Corrèze et Dordogne. Maquis AS Creusois (Guéret). Maquis FTP Limousin (Saint-Gilles-les-Forêts, forêt de Châteauneuf).

Il convient également de noter l'activité considérable déployée par les corps-francs en basse Corrèze et les agents de renseignement sur l'ensemble de la région, notamment André Girard (du réseau Alliance).

: destruction d'une pile et deux arches du Viaduc de Bussy-Varache, par le commando Georges Guingouin. Fin mars : les hommes de 18 à 65 ans sont requis pour garder, la nuit, les voies ferrées… sans armes. 19- : parachutage de cinq conteneurs à Espartignac, Chamboulive et sur le « terrain de la Zéré » situé aux confins de Condat-sur-Ganaveix-Salon-la-Tour-Lamongerie. Mi-, création du premier groupe armé de la résistance, le groupe GrandelJean Grandel maire communiste de Gennevilliers, arrêté en octobre 1940, fusillé comme otage en représailles à la mort de Karl Hotz à Châteaubriant avec Jean-Pierre Timbaud ou Guy Môquet commandé par Édouard Valéry (futur responsable départemental des FTP)Voir sur jugeals-nazareth.fr.. : sabotage des chaudières de l'usine de recyclage de caoutchouc du Palais-sur-Vienne, par le commando Georges Guingouin. À la mi-juillet, les hommes de Georges Guingouin sont particulièrement actifs : : destruction d'une locomotive à Peyrat-le-Château. : destruction du canal d'amenée d'eau à la centrale électrique d'Eymoutiers. : coupure de la ligne téléphonique souterraine Bordeaux-Berlin. : coupure de la ligne des tramways entre Châteauneuf-la-Forêt et Linards. 18- : parachutage à Vigeois. D'août à , les opérations de répression du SD se multiplient et une série d'arrestations à lieu dans les réseaux qui sont alors désorganisés. : massacre du bois du Thouraud. : les maquisards de Blanchefort, situé à Lagraulière, sont encerclés et envoyés en déportation. : cinq maquisards de Puy-Lagarde, à Condat-sur-Ganaveix, sont capturés et envoyés en déportation. : les résistants de Garabœuf, à Saint-Ybard, sont dispersés après avoir subi des pertes. Les maquisards d'Espartignac, pourchassés, se replient vers Estivaux avant de se disséminer. En réponse, les groupes de résistance s'en prennent de plus en plus aux collaborateurs. La lutte entre les deux partis devient sans merci. , Alphonse Denis, fait paraître une « feuille de chou », VALMY !, qui va devenir L'Écho du Centre.