Claude Geneviève Coqueley de Chaussepierre, né le à Bar-sur-Seine et mort le à Paris, est un avocat, jurisconsulte et homme de lettres français.
Biographie D'une famille de juristes, parent de Lazare Coqueley, conseiller au Parlement de Paris et proche collaborateur de de Thou, qui s’est élevé, en 1588, contre l’institution du lit de justice, Claude Geneviève Coqueley de Chaussepierre, est le fils de Denis Coqueley, seigneur de Chaussepierre (1680-1749), lieutenant général civil et criminel, commissaire enquêteur au bailliage de Bar-sur-Seine ., subdélégué de l’intendant de Bourgogne, et de Barbe Tartel. Après avoir fait son droit, il est reçu avocat au Parlement de Paris en 1756, et obtient ensuite le poste de censeur royal pour les livres de jurisprudence.
Malgré la publication de son Code Louis XV, ce n’est pas en qualité de jurisconsulte, mais par son esprit facétieux et son talent d’acteur de société qu’il s’est acquis une certaine réputation, en son temps, pour ses liens avec le monde du théâtre.. En sa qualité d’avocat en parlement, il est notamment l’avocat-conseil des Comédiens-Français qui, ne pouvant tolérer les attaques dont ils étaient l’objet, ont recours à lui, par exemple, pour faire interdire, au bout de treize numéros, le Nouveau Spectateur de Jean Pierre Le Fuel de Méricourt, qui doit même s’exiler, un temps, à Londres.. Ce grand amateur du spectacle et surtout des coulisses, exerçait également son esprit facétieux, lorsqu’il plaidait, par exemple contre Linguet. Ayant affecté par dérision de prononcer le u du nom de ce dernier, Linguet lui a rendu la pareille en prononçant son nom de même : , ce qui sonnait comme . Dès lors, il a souvent été appelé .
Placé, par sa position, dans l’intimité des comédiens, lui-même joue la comédie. Le dramaturge Collé écrit même, à son sujet, qu’il , pourtant représenté, à cette époque, comme le type du comédien parfait. Collé déplore néanmoins le fait que
Partagé entre l'examen d'ouvrages de droit, de pièces de théâtre et de périodiques, ainsi qu’occasionnellement de tactique militaire, de théologie ou d'histoire, il rédige pour Sartine, en 1770, un mémoire sur le trop grand nombre de censeurs royaux, ce qui le fait mentionner par Rétif de La Bretonne, comme . Rétif affirme néanmoins avoir , et avoir également bénéficié des conseils du censeur pour ses publications..
Également garde des Archives au Louvre, où il loge., il écrit pour le théâtre Le Roué vertueux (1770), parodie de L'Honnête criminel de Fenouillot de Falbaire, qui lui vaut de bonnes critiques, notamment dans L'Année littéraire de Fréron. En 1775, il publie Monsieur Cassandre ou les effets de l'amour et du vert de gris, visant le Merinval d'Baculard d’Arnaud..
Chancelier de la Société académique des Enfants d'Apollon, il est membre associé de l'Académie de Stanislas de 1761 à 1790. Il a également publié des articles dans le Journal des savants, d’aout 1752 à .
Publications vignette|redresse|Ex-libris de Coqueley de Chaussepierre. Théâtre Le Roué vertueux, poème en prose en quatre chants, 1770 Monsieur Cassandre ou les effets de l'amour et du vert de gris, drame en deux actes et en vers, Londres, 1775. Les Effets de l'amour et de la mort aux rats, tragédie bourgeoise en un acte, représentée à l'Ambigu Comique, 1783.
Journalisme Courrier des planètes ou Correspondance du cousin Jacques avec le firmament, 1785-1787, Le Lendemain ou Esprit des feuilles de la veille, 1790-1790, Le Cousin Jacques ou Courrier de la lune et des planètes, 1788-1789, Almanach général de tous les spectacles de Paris et des provinces, 1791-1791, Le Défenseur du peuple, par le cousin Jacques, 1791-1791, Le Consolateur, ou Journal des honnêtes-gens, 1791-1792, Les Nouvelles lunes du Cousin Jacques, 1790-1791, Les Lunes du Cousin Jacques, 1792-1792.
Droit Code de Louis XV ou Recueil d'édits, déclarations, ordonnances concernant la justice, police et finance depuis 1722 jusqu’en 1726, 1758, 12 vol. in-12. Mémoire pour L.E. Batillot, J. Pasquin, G.Fr. Detunne et consorts au nombre de neuf des douze maîtres relieurs et doreurs de Paris contre F. Lemonier, garde-comptable, 1758, in-4º, 12 p. Mémoire pour Elisabeth Fr. Poirier, fille majeure intimée contre ses beaux-frères. Mémoire pour la Demoiselle Leblanc de Crouzoul contre le sieur Poinsinet le jeune. Précis pour le sieur Boucher de Villers, peintre, dessinateur des médailles pour le cabinet du Roi, demandeur, contre le sieur Costel, défenseur, in-4º, 6 p. Réplique et consultation signifiée pour le syndic et adjoint des libraires et imprimeurs de Paris contre le sieur Luneau de Boisjermain, 1769, in-4º. Mémoire et consultation sur la cause pendante en la grande chambre du Parlement entre les comédiens français, le sieur Nicolet et les autres entrepreneurs des spectacles forains, -, in-4º, 16 p. Étude du droit civil et coutumier français, 1789, in-4º. Précis pour les comédiens français contre la dame Vestris, les demoiselles Desgarcins, le sieur Dugazon, le sieur Talma, comédiens attachés au théâtre de la rue de Richelieu, 1792, in-40, 23 p. « Cantique de Virginie », Recueil de romances historiques, tendres et burlesques'', 1767, 2 vol.
Notes et références Notes
Références
Liens externes
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