Les élections générales québécoises de 2022 ont lieu le afin d'élire les de la à l'Assemblée nationale du Québec.

La Coalition avenir Québec remporte largement ces élections, ce qui permet à François Legault d'entamer un deuxième mandat au poste de premier ministre du Québec. Le Parti québécois et le Parti libéral du Québec continuent leur déclin en nombre de sièges et en vote populaire, réalisant tous deux le pire score de leur histoire, tandis que Québec solidaire stagne.

Dans un contexte d'opposition aux mesures sanitaires contre le Covid-19, le Parti conservateur du Québec connaît une forte hausse en nombre de voix, sans parvenir toutefois à faire élire un seul député.

Contexte À la suite des élections de 2018 marquées par la victoire de la Coalition avenir Québec dirigée par François Legault qui remporte la majorité absolue des sièges lui permettant de former un gouvernement majoritaire pendant , Philippe Couillard, alors chef du Parti libéral du Québec, et Jean-François Lisée, alors chef du Parti québécois, démissionnent de leur poste après ces défaites. Une course à la chefferie a lieu dans les deux partis.

Pour le Parti libéral, Dominique Anglade, ancienne vice-première ministre et ancienne ministre de l'Économie, de la Science et de l'Innovation, se présente. Alexandre Cusson, ayant quitté quelques jours plus tôt la présidence de l'Union des municipalités du Québec et annonçant son intention de quitter son poste de maire de Drummondville à la fin de , se présente aussi.. Cependant, c'est Denis Coderre, ex-maire de Montréal qui obtient le plus d'appuis auprès des sympathisants libéraux, bien qu'il ne soit pas candidat à la chefferie.. Finalement, Alexandre Cusson se retire de la campagne libérale pour des raisons économiques, faisant ainsi de Dominique Anglade la première femme noire à la tête d'un grand parti au Québec.

Pour le Parti québécois, Sylvain Gaudreault, député de Jonquière, est le premier à se lancer.. Il est suivi par Frédéric Bastien, historien de profession, et Paul St-Pierre Plamondon, avocat de profession. L'humoriste Guy Nantel présente sa candidature le .. Paul St-Pierre Plamondon, Sylvain Gaudreault, Frédéric Bastien et Guy Nantel, sont les candidats officiels à la course à la direction du Parti québécois de laquelle Paul St-Pierre Plamondon sort vainqueur le ..

Le , Manon Massé annonce qu'elle cède son rôle de cheffe parlementaire à Gabriel Nadeau-Dubois, l'autre co-porte-parole du parti qui deviendra donc le candidat au poste de premier ministre du Québec aux élections de 2022. Toutefois, Manon Massé se représentera comme candidate dans la circonscription de Sainte-Marie–Saint-Jacques ainsi qu'au poste de co-porte-parole..

Système électoral L'Assemblée nationale est composée de pourvus au scrutin uninominal majoritaire à un tour dans autant de circonscriptions électorales..

Forces en présence Tableau récapitulatif +Principaux partis en présence Parti politiqueIdéologieCandidatau poste depremier/ière ministreSloganRésultaten 2018 DéputésÉlusen 2018Candidats Coalition avenir Québec (CAQ)Centre droitAutonomisme, nationalisme québécois, libéralisme économiqueFrançois LegaultContinuons.37,427476125 Parti libéral du Québec (PLQ)CentreFédéralisme, libéralisme économique, social-libéralisme, progressismeDominique AngladeVotez vrai. Vrais enjeux. Vraies solutions.24,823127125La candidature libérale de Harley Ryan Lounsbury dans Matane-Matapédia, d'abord rejetée par le directeur de scrutin pour des motifs de non-respect de deux formalités (ce qui réduisait le nombre total de candidats libéraux à 124), a finalement été acceptée par la Cour supérieure du Québec le . Voir . Parti québécois (PQ)Centre gaucheSouverainisme, nationalisme québécois, social-démocratie, régionalismePaul St-Pierre PlamondonLe Québec qui s'assume. Pour vrai.17,06107125Le 30 septembre 2022, les candidats du parti dans Rousseau et L'Assomption sont exclus du caucus du PQ en cas d'élection sur fond de propos controversés; dès lors, ils se présentent de facto en tant qu'indépendants, bien que de jure toujours candidats du PQ. Voir la section Controverses.Québec solidaire (QS)GaucheSouverainisme, socialisme démocratique, altermondialisme, féminismeGabriel Nadeau-DuboisChanger d'ère.16,101010124La candidate du parti dans Camille-Laurin se retire de la course le 26 septembre 2022, après la clôture de la phase de candidature. Voir la section Controverses.Parti conservateur du Québec (PCQ)DroiteFédéralisme, conservatisme fiscal, libertarianisme, populisme de droiteÉric Duhaime Libres chez nous.1,4601125Parti vert du Québec (PVQ)Gauche radicaleFédéralisme, écologisme, écosocialisme, droits des animauxAlex Tyrrell Le parti vraiment vert.1,680073 Indépendants0,160414 Total 100 125 125 880

Coalition avenir Québec alt=François Legault|gauche|vignette|François Legault, chef de la Coalition avenir Québec et premier ministre québécois|212x212px La Coalition avenir Québec, fondée en 2011 et dirigée par l'ancien ministre péquiste François Legault gouverne le Québec depuis les élections de 2018. Élu avec comme promesse phare de réduire les seuils d'immigration au Québec et d'adopter une loi cadre sur la laïcité de l'État, le parti du premier ministre François Legault mise sur une politique nationaliste afin de se maintenir haut dans les sondages d'opinion. Le début du mandat voit le gouvernement adopter la loi 21, ou Loi sur la laïcité de l'État. Bien que populaire chez une partie de l'électorat québécois, l'adoption du projet de loi est dénoncée par divers groupes de la société civile, ainsi que par le Parti libéral du Québec, Québec solidaire, ainsi que par le Parti libéral du Canada et le Nouveau Parti démocratique. La CAQ est également critiquée par rapport à sa gestion du processus d'immigration. Le ministre responsable, Simon Jolin-Barrette, admet une erreur dans la gestion de la réforme et s'engage à être plus à l'écoute. Amené à gérer la pandémie de Covid-19 au Québec depuis , le gouvernement de François Legault a su, contrairement aux partis d'opposition, maintenir ses intentions de vote dans les sondages d'opinions, malgré les mesures mises en place par l'État afin de contenir la propagation de la maladie.

Parti libéral du Québec alt=Dominique Anglade|droite|vignette|Dominique Anglade, cheffe du Parti libéral|225x225px Au pouvoir de 2003 à 2012 puis de 2014 à 2018, le Parti libéral du Québec obtient aux élections de 2018 son pire résultat en nombre de sièges (31) depuis 1976 et le pire résultat de son histoire en termes de pourcentage du vote obtenu. À la suite de ces résultats, Philippe Couillard, chef depuis 2013 et premier ministre de 2014 à 2018 annonce qu'il quitte la direction du PLQ ainsi que son siège de Roberval. Le Parti libéral forme alors l'opposition officielle, sans nécessairement se faire entendre par les médias et les Québécois surtout en contexte de pandémie, où les travaux de l'Assemblée nationale sont suspendus durant de nombreuses semaines. Le parti ayant perdu son chef, une course à la direction est organisée afin de trouver un remplaçant à Philippe Couillard. Bien que plusieurs noms aient circulé, seuls deux candidats se présentent : l'ex-maire de Drummondville, Alexandre Cusson ainsi que l'ancienne présidente de la CAQ et ancienne vice-première ministre dans le cabinet Couillard, Dominique Anglade. À la suite de la suspension de la course à la direction par le parti, Alexandre Cusson retire sa candidature. C'est Dominique Anglade qui devient donc cheffe du PLQ. Sous la direction de cette dernière, le Parti, qui n'a aucun député à l'est de Montréal depuis la démission de Sébastien Proulx, s'engage à faire une grande tournée de consultation dans les régions du Québec afin de reconnecter avec l'électorat québécois et s'engage aussi à écrire la charte des régions.

Parti québécois alt=Paul St-Pierre Plamondon|gauche|vignette|Paul St-Pierre Plamondon, chef du Parti québécois Ayant gagné les élections générales de 2012, le Parti québécois n'obtient que et 17,06 % du vote populaire lors des élections générales de 2018, son pire résultat en nombre de sièges depuis les élections générales de 1973 et son pire résultat en termes de pourcentage de son histoire. Le parti, qui a connu sept chefs entre 2014 et 2020, perd son statut de deuxième opposition lors du départ du caucus de la députée de Marie-Victorin Catherine Fournier. Jean-François Lisée, qui a dirigé le parti de 2016 à 2018, quitte ses fonctions après la défaite de son parti. Une course à la direction est organisée. L'historien Frédéric Bastien, le député Sylvain Gaudreault, l'humoriste Guy Nantel et le juriste Paul St-Pierre Plamondon sont sur les rangs. Ce dernier est élu au troisième tour avec 56 % des votes.

Québec solidaire vignette|redresse|Manon Massé, co-porte-parole de Québec solidaire La formation politique de gauche obtient son meilleur résultat en faisant élire et en obtenant 16 % des votes aux élections de 2018. Bien qu'en accord avec le principe de la laïcité des institutions publiques, Québec solidaire s'oppose à l'interdiction du port de signes religieux par les fonctionnaires en position d'autorité, prévue par la Loi sur la laïcité de l'État adoptée en . Québec solidaire s'oppose farouchement au projet de GNL Québec, un gazoduc dont le terminal devrait être situé sur la rivière Saguenay.

Parti conservateur du Québec gauche|vignette|redresse|Éric Duhaime, chef du Parti conservateur du Québec Lors de l'élection de 2018, soit presque une décennie après sa création, le Parti conservateur du Québec demeure un tiers parti et ne réussit à faire mieux qu'une cinquième place avec 8,6 % des votes dans la circonscription de Chauveau. Or, en 2020, coïncidant avec les débuts de la pandémie de Covid-19, l'ancien chef Adrien D. Pouliot quitte ses fonctions ce qui entame une course à la direction se concluant par la victoire d'Éric Duhaime le . Depuis, le parti connaît une forte montée dans les sondages, dans un contexte d'opposition aux mesures sanitaires. Le Parti conservateur milite également pour des mesures rappelant celles de l'ancienne ADQ comme l'incorporation de plus de privé dans le système de santé. L'exploitation des hydrocarbures, un troisième lien à l'est de la ville de Québec et une révision du mode de financement des garderies font également partie des priorités du PCQ.

Parti vert du Québec vignette|Alex Tyrrell, chef du Parti vert du Québec|254x254px Après avoir recueilli une certaine reconnaissance lors des élections de 2007 et de 2008 en obtenant l'appui de jusqu'à 3,85 % des Québécois s'étant exprimés dans les urnes, le Parti vert peine à se démarquer de nouveau, coïncidant avec la montée du parti de gauche Québec solidaire. Des sept partis ayant obtenu le plus de votes lors des dernières élections générales, le PVQ est le parti classé le plus à gauche : il propose une option éco-socialiste ouvertement anticapitaliste qui promet de mener une lutte sans compromis aux politiques néo-libérales. Son chef, Alex Tyrrell, en est à sa troisième campagne à la tête du parti et a récemment été impliqué dans une controverse entourant l'invasion de l'Ukraine par la Russie lorsqu'il affirma que . Il est aussi critiqué pour son appui du bilinguisme français-anglais au Québec et son soutien à la formulation bilingue , présente à Montréal.

Campagne Débats Débats en français Deux débats sont organisés en français : un sur chacun des réseaux d'information traditionnels, soit un sur les ondes de Radio-Canada et un autre à TVA. Les chefs des cinq principaux partis (Legault, Anglade, Nadeau-Dubois, Saint-Pierre Plamondon, Duhaime) ont été invités aux deux débats .

Un protocole Covid-19 a été établi en cas que si un des cinq chef soit infecté, des remplaçants sont désignés par les chefs de chaque parti. Le Parti conservateur et Québec solidaire ont déjà choisi leur remplaçant, Manon Massé sera substitut pour QS et Karim Elayoubi sera substitut pour le PCQ.

Radio-Canada