Paul Eugène Denis Dufriche, connu comme Eugène Dufriche, né à Paris le - Note. Dans l'acte de divorce on mentionne que Paul Eugène Denis Dufriche, artiste lyrique, est né à Paris le 7 octobre 1848. et mort à une date inconnue au début du , est un chanteur lyrique baryton français, dont la carrière s'est déroulée à Paris dans les années 1870-1880, en Europe (particulièrement à Londres) dans les années 1890, et à New York dans les années 1890-1900.
Biographie et carrière Dufriche fait ses études au Conservatoire de Paris ; en 1873 il chante le rôle de Lothario dans Mignon lors du concert de remise des prix.
Il fait ses débuts à Paris à l'Opéra-Comique le en chantant un rôle secondaire, Loïc, dans l'opéra-comique de Meyerbeer Le pardon de PloërmelA. Soubies et C. Malherbe, Histoire de l'opéra comique – La seconde salle Favart 1840–1887, paris, Flammarion, 1893. ; il chante lors de la centième représentation de la pièce en septembreS. Wolff, Un demi-siècle d'Opéra-Comique (1900–1950), Paris, André Bonne, 1953.. Le , il crée le rôle de Zuniga, lieutenant des dragons, lors de la première représentation de Carmen de Bizet à l'Opéra-ComiquePiotr Kaminski, Les 101 grands opéras, Paris, Fayard, 2014 Lire en ligne.. En , il chante le rôle du juge lors d'une reprise de l'opéra-comique de Boieldieu, Le Calife de Bagdad ; en 1876, il chante Girot dans Le pré aux clercs de Ferdinand Hérold. En 1878, il assure le rôle du capitaine Roland de la Bretonnière dans Les Mousquetaires de la reine de Fromental Halévy et celui du génie Amgiad dans La statue d'Ernest Reyer.
Sa carrière continue en 1879 avec le rôle de Scindia dans Le Roi de Lahore, qu'il chante à Gênes, et à Paris au Théâtre de la Gaîté où il interprète Capulet dans les Amants de Vérone, un drame lyrique de Paul de Richard d'Ivry, celui de Montauban dans Gilles de Bretagne de Henri Kowalski, et celui de Sainte-Croix dans Paul et VirginieE. Noel et E. Stoullig, « Opéra-Populaire (salle de la Gaité) », dans Les Annales du théâtre et de la musique, 1879, p. 248-257 En ligne sur Gallica.. Il quitte l'Opéra-Comique au début de 1882 pour se consacrer à des tournées en tant qu'artiste invité.
Dufriche se produit à Monte-Carlo en 1883 dans le rôle de Valentin dans Faust et dans celui de Lothario dans Mignon : le Journal de Monaco en rend compte en termes : et donne des indications biographiques sur Dufriche.. On note que selon Walsh, : Thomas Joseph Walsh, Monte Carlo opera, 1879–1909, Dublin, Gill and Macmillan, 1975..
Hugo Wolf, rendant compte dans une chronique musicale du de la représentation à Vienne au Hofoper de La Gioconda d'Amilcare Ponchielli, un opéra qu'il n'a guère aimé, fait l'éloge d'Eugène Dufriche : Hugo Wolf, Chroniques musicales (1884-1887), éd. Georges Starobinski, trad. Christian Guillermet, Genève, Éditions Contrechamps, 2004, p. 156-157 Lire en ligne..
De 1890 à 1905, il chante au Royal Opera House de Londres, notamment les rôles de Quasimodo dans Esmeralda et du rabbin David dans L'amico Fritz de Pietro Mascagni ; il crée à Covent Garden celui du sergent Bustamente dans La Navarraise de Jules Massenet le lors de la création de cet épisode lyrique en deux actes. ; il chante celui d'Amonasro dans Aida de Verdi H. Rosenthal, Two Centuries of Opera at Covent Garden, Londres, Putnam, 1958.. Il se produit également à Saint-Pétersbourg, à Buenos Aires et au Teatro di San Carlo de Naples ; il revient également chanter à Paris : en 1891, il joue Telramund dans Lohengrin de Wagner à l'OpéraEmmanuel Chabrier. Correspondance, éd. Thierry Bodin, Klincksieck, 1994, p. 818, note 1. ; en , c'est le deuxième tableau du premier acte de Parsifal en français qu'il chante lors d'un concert au Conservatoire de Paris sous la direction de Jules Danbé.
Le , à Milan, il reprend le rôle de Bustamente dans La Navarraise, avec pour partenaire entre autres le ténor Enrico Caruso qui en est à ses débuts milanais Pietro Gargano, Una vita, una leggenda: Enrico Caruso, il più grande tenore del mondo, Milan, Mondadori, 1997, p. 40..
De 1893 à 1908, Dufriche se produit régulièrement au Metropolitan Opera de New York dans divers rôles secondaires. Son répertoire comprenait des rôles dans les opéras de Mozart, de Donizetti et de Rossini, des rôles du répertoire français (comme celui du contrebandier Le Dancaïre dans Carmen), trois opéras de Meyerbeer, quatre opéras de Verdi, cinq opéras de Wagner, ainsi que des rôles dans des opérettes.. Il retrouve Caruso sur la scène du Met le quand ce dernier fait ses débuts dans Rigoletto, Dufriche chantant le rôle du comte Monterone The New York Times, 24 novembre 1903, p. 1, col. 7.. De 1904 à 1908, il assure la mise en scène de plusieurs opéras au Met, comme en 1906 Madame Butterfly de Puccini. ou Adriana Lecouvreur de Francesco Cilea en 1907 The New York Times, 25 septembre 1907 Lire en ligne..
En , il épouse la chanteuse Suzanne Lagier. ; elle meurt en 1893. Dufriche meurt après 1908. Sa fille, Marie, chanteuse mezzo-soprano et pianiste, épouse à Paris en 1904 le ténor et violoncelliste canadien Rodolphe Plamondon..
Références
Bibliographie Gerald Fitzgerald, Annals of the Metropolitan Opera: The Complete Chronicle of Performances and Artists, Macmilian Press, 1990 Lire en ligne.
Catégorie:Naissance en octobre 1848 Catégorie:Naissance dans l'ancien 2e arrondissement de Paris Catégorie:Baryton français Catégorie:Chanteur français d'opéra Catégorie:Élève du Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris Catégorie:Date de décès non renseignée (XXe siècle)