Le prieuré de Haute-Bruyère, aussi connu comme prieuré Notre-Dame-des-Hautes-Bruyères, était un monastère rattaché à l'ordre de Fontevraud, situé sur la commune de Saint-Rémy-l'Honoré, en Yvelines, Île-de-France. Il recevait des femmes.
Historique Le prieuré a été fondé en 1114 par Amaury III de Montfort et Bertrade de Montfort, sa sœur, qui est devenue une moniale de l'ordre de Fontevraud après la fin de son mariage avec le roi . Tous les monastères filiales de l'abbaye de Fontevraud avaient le titre de prieurés parce qu'ils restaient sous l’entière dépendance de Fontevraud, et l'abbesse de cette abbaye était le seul chef de toute la congrégation.
En 1192, le comte de Meulan, multiplie ses largesses vers l'abbaye..
Au , des bandes armées ravageant la région, les cultures furent détruites et le prieuré fut un temps abandonné.
Dès 1515 pourtant la réforme du prieuré de Haute-Bruyère est faite par Étienne Gentil, prieur du prieuré de Saint-Martin des Champs, qui dépend de Marmoutier »Jean de Viguerie, La réforme de Fontevraud. De la fin du à la fin des guerres de religion ...
En 1537, on y compte . Le roi meurt le au château de Rambouillet, près de Haute-Bruyère. Son corps est transporté au prieuré, où son cœur et ses entrailles ont été conservés dans une sorte d’urneDont les quatre faces sont ornées d’un cartouche qui encadre un bas-relief (allégories à la gloire des arts et des sciences représentent l’Architecture, la Géométrie, la Sculpture et la Peinture..) , artiste jusque dans la mort., supportée par un piédestal carré et sculptée par Pierre Bontemps, jusqu'à son transfert à la basilique de Saint-Denis en 1852 Extrait d'un dictionnaire consacré à l'Ordre Monastique de Fontevrauud..
De 1590, à 1591, les religieuses sont en procès au bailliage d'Épernon contre Étienne Fleur pour cens et rentes non acquittésArchives départementales d’Eure-et-Loir, cote B.125..
La Révolution française marque la fin de l'ordre de Fontevraud. Le prieuré de Haute-Bruyère est fermé en 1790 ; les terres sont vendues et nombre de batiments sont démolis en 1794.
La nécropole des Montfort Depuis sa fondation, le prieuré est la nécropole familiale des seigneurs et comtes de Montfort-l'Amaury M.-J. L'Hermitte, Précis sur la ville de Montfort-l'Amaury, et histoire chronologique des seigneurs de cette ville depuis la construction de son château-fort jusqu'à la révolution de France (996-1792), Paris, Dupont et Roret, 1825. . Ils étaient précédemment inhumés au Prieuré Saint-Thomas d'Épernon.
Parmi d'autres, les membres suivants de la famille y sont enterrés : Bertrade de Montfort, reine des Francs, fondatrice du prieuré ; elle fut inhumée au milieu du chœur de l’église du prieuré sous une plaque de marbre noir sur laquelle était une plaque de cuivre rouge ciselé ; Simon IV de Montfort, chef de la croisade des albigeois ; Amaury VI de Montfort (cœur), connétable de France, fils du précédent ; Béatrice de Montfort, petite-fille du précédent.
Liste partielle des prieures
1114 -1128 : Bertrade de Montfort (1070-1128), rentrée en retraite en 1108, après la mort de son mari, à l' abbaye Notre-Dame de Fontevraud. Elle est la première prieure de Haute-Bruyère de 1114 à sa mort en 1128. . Mathurine, prieure de Haute-Bruyère, abandonne au roi un cens sur la maison du bourgeois Jehan Chanberi (de Chambly)Une marque de déférence l'égard du roi.. Jehanne, abbesse de Fontevrault, confirme les lettres d'amortissement de la prieure de Haute-Bruyère. En 1495, Madeleine d’Orléans est prieure de Pont-l’Abbé en Saintonge, puis de Hautes-Bruyères Une carrière de Prieure. 1530 : Agnès de Marfin qui réforma le prieuré. 1567 : Michelle de Hérangue, qui délivre un reçu pour perçues sur le domaine de Caen cette année-làArchives départementales des Yvelines, cote J.2664.. 1785 -1789 : Marie-Anne Harel de Grandcourt : dernière prieure.
Personnalités ayant séjourné au prieuré
La fille cadette de Gui III de Chevreuse et d'Aline de Corbeil au Étienne Pattou, « Les seigneurs de Chevreuse », sur racineshistoire.fr..
Possessions Granges et fermes Haute-Bruyère ; Beauvais ; Châtillon ; Montmort ; de la Justice (ferme aux bœufs) ; ferme de la Tasse (1662-1789) aux Essarts-le-Roi. Épernon : bâtiment pour l'exploitation des droits de mesurage des grains et du vin ; donation de ses biens à Épernon par Guillaume de Puiseux.
Vignes Courbevoie ; Nanterre ; Puteaux ; Rueil ; Suresnes. Le prieuré possédait aussi un pressoir du vendu comme bien national à la Révolution, pressoir bâti en grès et divisé en trois nefs dont les voutes étaient supportées par deux rangées de piliers disposés six par sixDe la vigne aux barriques..
Chapelles, églises et oratoires Un oratoire au lieu-dit Abbecourt à Orgeval a fait l'objet d'une convention avec l'abbaye Notre-Dame de CoulombsArchives départementales d’Eure-et-Loir, cote H 1261..
Description des bâtiments L'entrée, toujours existante est celle de la ferme actuelle, le linteau porte les armoiries du couvent Au-delà des ans, les armoiries témoignent., tout de suite à droite se trouvent les écuries, en face la grange qui servait d'hôpital, dans son prolongement le bâtiment des Pères avec cloître, dortoir, réfectoire et chapelle privée, venait après l'église prieurale construite en 1778 et détruite en 1794, le cimetière en contrebas. En face de l'église la salle capitulaire qui a été détruite à la Révolution sera remplacée par une maison construite en 1798 avec des pierres du prieuré, les deux cloîtres sont dans le prolongement de celle-ci. Il existait également un abreuvoir.
Notes et références
Voir aussi Bibliographie Adolphe de Dion, Faits divers du vieux Montfort au XVIIe siècle, Mémoires et documents publiés par la Société archéologique de Rambouillet, t.VII, 1882-1886, . Émile Ledru, « Les pressoirs d'Épernon », Société archéologique de Rambouillet, t.VIII, 1887-1888, . Louis Morizé, Le canton de Chevreuse. Notes topographiques, historiques et archéologiques, Tours, Deslis frères, 1892, . Félix Lorin, « Les trois états du bailliage royal de Montfort - l'Amaury aux États généraux en 1789. I Convocation et opérations préliminaires », Mémoires de la Société archéologique de Rambouillet, t. XVII, 1903, p. 36-37 (liste des religieuses en 1789) Numérisé sur gallica. Félix Lorin, « La dernière prieure des Hautes-Bruyères » [Catherine Marguerite Crozat de Thorigné], Mémoires de la Société archéologique de Rambouillet, t. XXII, 1913, p. 251-254. Numérisé sur gallica. Auguste Molinier, Orbituaires de la province de Sens, t. II, diocèse de Chartres, Paris, Imprimerie nationale, 1906, . T. de Morembert, « Abbaye des Hautes-Bruyères », in Dictionnaire d'histoire et de géographie ecclésiastiques, Paris, 1986, col.581-582. André-Nicolas Rabourdin, Le Prieuré royal de Haute-Bruyère de l'ordre de Fontevrault, Société archéologique de Rambouillet, 1948, réédition 2003, 121 p. Bruce L. Venarde, Robert of Arbrissel: A Medieval Religious Life, CUA Press, 2003, 155 p.
Articles connexes Ordre de Fontevraud
Catégorie:Prieuré fontevriste Catégorie:Prieuré détruit