thumb|Parachutisme en chute libre : Dobromir Slavchev, instructeur de parachutisme. thumb|Formation de parachutistes pratiquant le vol relatif à quatre (équipe « Les Stunts », Belgique). thumb|Formation de parachutistes pratiquant le free fly. thumb|Chute libre en tandem. thumb|Parachutiste sous sa voile après la chute libre.

Le parachutisme est une activité consistant à chuter d'une hauteur allant d'une centaine de mètres à plusieurs milliers — en sortant généralement d'un avion, mais tout autre aéronef peut être utilisé — pour ensuite rejoindre la surface terrestre (sol ou surface liquide) en étant freiné par un parachute. Si la personne s'élance d'un point fixe (pont, falaise, etc.), on parle alors plutôt de « saut de base » ou base-jump.

Après la sortie, le parachutiste est en chute libre pour une durée plus ou moins longue dépendant de plusieurs paramètres : la discipline pratiquée, la hauteur à laquelle il a été largué et l'altitude relative d'ouverture. Il peut effectuer seul (voltige, free-fly) ou avec d'autres parachutistes (vol relatif) des figures durant la chute, et/ou sous voile (voile-contact), avant de rejoindre la surface terrestre en pilotant son parachute de manière à se poser au lieu prévu.

Le parachutisme se pratique comme un sport dans la vie civile, mais fait aussi partie des moyens pour déplacer rapidement des troupes et matériels d’une armée, le plus souvent des fantassins. S’il sont qualifiés "chuteurs opérationnels", les militaires peuvent aussi le pratiquer comme une discipline sportive, en vue de se perfectionner.

Histoire L'amélioration des équipements a permis, aux militaires dans un premier temps, d'utiliser cette pratique pour larguer rapidement des hommes et du matériel sur une zone. Par la suite, cette activité est devenue un loisir puis un sport encadré durant la seconde moitié du .

Pionniers Parmi les pionniers, on trouve François Laurent d'Arlandes (qui sera ensuite l'un des deux premiers aéronautes) qui s'essaie au parachutisme depuis une tour. En 1782, il manque de mourir en sautant d'une carrière de Montmartre.

Le premier saut en parachute de pleine atmosphère est réalisé le par André-Jacques Garnerin depuis son ballon à (di)hydrogène. Il atterrit dans le parc Monceau à Paris. Le , son élève et future épouse, Jeanne Labrosse, devient la première femme parachutiste, la première personne à sauter avec un parachute percé en son centre ainsi que la première femme pilote de ballon. Le , elle dépose, au nom de son mari, le brevet sur l'appareil dit parachute, destiné à ralentir la chute de la nacelle d'un ballon après l'explosion de celui-ci.

Le développement de l'avion au début du offre aux parachutistes un nouveau moyen de sauter comme le démontrent les pionniers Albert Berry et Grant Morton vers 1911-1912 (les dates ne sont pas bien définies). Puis en 1919, Leslie Irvin réalise le premier saut avec ouverture manuelle du parachute durant la chute.

Utilisation militaire Les militaires y voient alors un intérêt comme moyen de sauvegarde des ballons d'observation durant la Première Guerre mondiale. Son développement initial se fait donc chez les militaires, sous l'impulsion du capitaine Frédéric Geille. L'armée développe le concept et décide même de s'en servir pour larguer du matériel, puis des hommes.

Le parachutisme est employé plusieurs fois durant la Seconde Guerre mondiale avec des coups de main comme l'Attaque du fort d'Eben-Emael, première opération militaire partiellement aéroportée, ainsi que les grandes opérations aéroportées telles que la conquête de la Crète, celles précédant immédiatement le débarquement de Normandie et l'opération Market Garden.

Il est toujours régulièrement utilisé lors ce certaines opérations militaires, de secourisme ou de soutien de nos jours.

Protection civile

Extension aux loisirs Durant la seconde moitié du , cette activité devient un loisir et plusieurs aventuriers défrichent le terrain tels que Léo Valentin (qui développe l'ancêtre de la Wingsuit et du deltaplane), Jean-Louis Potron et Jacques Chalon qui réalisent en 1956 le premier vol relatif en se passant un témoin durant une chute à plat face-sol, les sauts se font à trois (Jean Chasac, Gil Delamare et Colette Duval.), à cinq (Jacques Chalon, Jacques Déforges, Pierre Lard, Pierre Pero et Michel Sauerbach) puis à neuf (Jacques Billard, Jacques Breton, Max Cros, Christian Ladouet, Jacques Lecland, Claude Michaud, GilbertPupin, Michel Perissinotto et Raymond Young) et Colette Duval avec un saut à plus de en 1958.

Lors des meetings aériens, des démonstrations de parachutistes sont parfois organisées avec des hommes tels que Salvatore Cannarozzo qui réalisent des ouvertures basses, chose particulièrement dangereuse et qui a depuis été interdite.

En 1971, Steve Snyder commercialise, aux États-Unis, la première voile à caissons sous le nom de ParaplaneParaPlane Powered Parachutes - History. et c'est en 1972 que l'on trouve la première voile de ce type aux Championnats de France de Parachutisme. À la fin des années 1970 il n'y aura plus que ce type de voile à ces Championnats.

Le parachute rectangulaire (aile) est amélioré. Pilotable et avec un atterrissage doux, il remplace alors le parachute hémisphérique.

Accès à tout public et perfectionnement des sauts À partir des années 1980, toujours grâce à l'amélioration de l'équipement, le parachutisme s'est ouvert aux non-parachutistes via des sauts en tandem, où une personne est attachée à un moniteur tandem qui assure l'intégralité du saut. L'amélioration des caméras a également permis la création du rôle de vidéoman.

Toujours à cette époque, des hommes tels que Patrick de Gayardon innovent et popularisent plusieurs domaines de la chute libre tels que le freestyle, le base jump et le skysurf.

Les premiers sauts de vol 3D (Vallaud et O.J.B.) : « Ils ont ouvert la voie, et quelle voie ! » Gs.

Olav Zipser était un pionnier du parachutisme moderne.

Constitution d'un parachute Un parachute civil sportif et de loisir, possède une voilure rectangulaire bombée, appelée "aile", ayant remplacé les voiles hémisphériques d'autrefois, utilisées encore rarement dans le domaine militaire. Cette voilure permet un pilotage plus libre et plus performant, ainsi qu'un atterrissage en douceur et non en roulé-boulé. Elle présente cependant des caractéristiques différentes de celles d'une voile de parapente, notamment une taille et une finesse plus faibles. La voilure d'un parachute est plus adaptée à la descente plutôt qu'à la recherche du vol.

L'ensemble comprend principalement : Un sac/harnais ; Une voilure principale ; Une voilure de secours ; Un déclencheur automatique qui actionnera l'ouverture du parachute de secours en cas de non ouverture vers 225 mètres (650 pour les parachutes biplaces) ; Éventuellement un RSL (reserve static line) ; Un RSE (Ralentisseur Stabilisateur Extracteur), assimilable a une petite voile stabilisante, durant la chute, présent uniquement sur les parachutes biplaces et sur certains parachutes militaires d'emport de charge. Replié, il est environ de la taille et du poids d'un sac à dos bien rempli, moyen pour une personne (environ 8 kg), plus grand pour un tandem (environ 25 kg).

Il est relié à un harnais que le parachutiste seul ou le moniteur enfile par les deux jambes et les épaules. Un passager tandem enfile un simple harnais et le moniteur l'attachera à lui par 4 crochets, deux aux épaules et deux au niveau des hanches en cours de la montée de l'avion.

(À compléter et améliorer)

Conditions atmosphériques La météo est importante pour décider de sauter. Les sauts peuvent par sécurité être reportés ou mis en attente, voire annulés pour la journée en cas de pluie, orage, brume importante, vent trop fort ou forte couverture nuageuse.

La décision de lancer une séance de saut est prise conjointement par le responsable de la zone (le directeur technique sur les centres fédéraux) et le pilote.

Règles de sécurité de base Il faut savoir que dans chaque activité sportive il y a des règles de sécurité à ne pas prendre à la légère. Arriver à l’heure le jour du saut ; Disposer d'un certificat médical de non contre-indication valide; Ce sport peut être pratiqué dès l’âge de 15 ans ; Ne pas consommer de substances qui ont des effets néfastes tout au long du saut ; La consommation d’alcool est interdite ; Si une personne ne dispose pas du Brevet de Parachutiste Autonome (BPA), un moniteur doit vérifier sont matériel avant l'embarquement et le larguer lors de la sortie d'avion. Une fois que la personne a atterri elle ne doit pas rester sur la piste ; Une personne aux cheveux longs devra les attacher ; Une personne avec une sensibilité au bruit devra mettre des bouchons d’oreilles ; Faire confiance à son moniteur et ne pas se bloquer ; Dans l’avion il faut rester calme et être concentré ; Pendant le saut vous devez laisser le pilote biplace gérer votre saut ; Pour réussir à faire un atterrissage en douceur il faut bien lever les jambes et laisser le pilote de biplace poser le premier les pieds au sol afin d’éviter tout danger ou blessure lors de l’atterrissage.

Déroulement d'un saut traditionnel Départ de l'avion alt=Pilatus PC6 Turbo Porter|vignette|Pilatus PC-6 Turbo Porter, fréquemment utilisé par les parachutistes sportifs La montée s'effectue souvent dans un avion mais tout aéronef est utilisable pour sauter en parachute (montgolfière, ULM, hélicoptère…).

Les parachutistes se préparent (combinaison de saut, parachute, casque, lunettes de saut, altimètre initialisé à 0) et se vérifient les uns les autres (bonne mise en place du parachute, éléments sécurisés, etc.) puis se réunissent au point d'embarquement où l'avion vient se positionner pour l'embarquement et le départ.

Les parachutistes embarquent alors un par un dans l'ordre inverse des départs (le premier à sauter est le dernier à embarquer) en s'installant conformément à l'équipement de l'avion (serrés côte à côte sur une banquette, assis au sol les jambes enchevêtrées, etc.).

La montée jusqu'à environ 4000-4200 mètres dure au moins 15 minutes (selon le type d'avion et sa puissance), et se fait selon une trajectoire circulaire autour de la zone de saut pour rester proche du terrain d'atterrissage et permettre aux parachutistes de se poser sur l'aérodrome ou en proximité immédiate.

Quelques minutes avant d'atteindre l'altitude maximale (soit vers pour un saut à ), chacun re-vérifie son équipement (bonne position des poignées, bonne fermeture du conteneur principal et de secours, système trois anneaux fonctionnel, sangles cuissardes et sangle de poitrine correctement mises en place), termine de s'équiper (vêtements contre le froid et le vent si nécessaire, mise en place du casque et des lunettes, etc.) et salue les autres parachutistes d'un "check" de la main et d'un shaka. alt=Sortie d'avion|droite|vignette|Sortie d'avion d'un tandem avec son videoman Arrivé à l'altitude de largage, l'avion se place sur la trajectoire qui lui a été indiquée (trajectoire appelée "axe de largage") et ralentit. Sur indication du pilote, les parachutistes ouvrent alors la porte de l'avion et commencent à sauter soit immédiatement, soit sur une nouvelle indication du pilote (selon le type d'avion).

Entre chaque départ de parachutiste ou de groupe de parachutistes, un délai de quelques secondes est respecté afin d'assurer une séparation horizontale d'environ . Le délai d'espacement est directement lié à la force et l'orientation du vent au moment du largage.

Par exemple, si un avion largue face au vent, et que ce vent est particulièrement fort, sa vitesse sol est moins importante. De fait, en comparaison à une situation où le vent serait nul, il faudra augmenter le temps entre chaque départ, sans quoi la vitesse sol de l'avion ne sera pas suffisante pour assurer un espacement horizontal de 300 mètres entre les différents parachutistes et groupes de parachutistes.

Chute