Ia Orana Maria est un tableau du peintre français Paul Gauguin réalisé en 1891. Il s'agit d'une Vierge à l'Enfant. Il est conservé au Metropolitan Museum of Art, à New York, aux États-Unis.

Description Le tableau représente la Marie et l'ange qui la révèle à deux Tahitiennes sous les traits de Polynésiens. Marie est une jeune femme robuste qui porte l'enfant Jésus assis à califourchon sur son épaule. Tous deux portent une discrète auréole autour de la tête. Les deux spectatrices tahitiennes sont debout, en prière, dans une posture qui rappelle celle des dévots bouddhistes. Pour ces dernières, le peintre s'est inspiré d'un bas relief du temple de Borobudur. gauche|vignette|Bas relief du temple de Borobudur, sur la gauche deux personnages rendent hommage à Bouddha. Le paysage est luxuriant, tel un jardin d'Éden exotique : au premier plan deux régimes de bananes au pied de la vierge.

En bas à gauche, sur fond jaune, le titre du tableau Ia Orana Maria signifie , en langue maorie, que l'artiste apprend lors de ses séjours en Polynésie et aux îles Marquises.

Histoire Né dans une famille catholique, Paul Gauguin connait bien la bible : il a déjà peint plusieurs œuvres d'inspiration chrétienne, dont son autoportrait en Christ jaune, visible au musée d'Orsay en . Ce tableau date de son premier voyage à Tahiti alors qu'il est en quête de nouvelles sources d'inspiration et d'une vie et , comme il l'avait écrit un an plus tôt à Mette Sophie Gad, son épouse qu'il a laissée à Copenhague, à la charge de ses parents, étant lui-même incapable de subvenir aux besoins de sa famille. Cette scène, qui est, aux dires de l'artiste, la première grande toile qu'il a peinte en arrivant en Polynésie, serait un ex-voto réalisée après son hospitalisation pour troubles cardiaques à l'hôpital de Papeete.

Le public européen découvre cette toile à la galerie Durand-Ruel, en , au moment du retour de Paul Gauguin en métropole. Paul Gauguin trouve en Michel Manzi un acquéreur qui lui en propose , mais ne lui verse qu'un tiers du prix convenu. Le , la toile est vendue au marchand d'art américain Knoedler par Manzi. Elle est par la suite acquise par l'avocat et banquier d'affaires , qui la lègue au Metropolitan Museum of Art en .

Réception Le tableau connait un succès certain lors de sa présentation au public parisien. Octave Mirbeau, critique d'art, écrivant pour L'Écho de Paris, la décrit comme un . Cependant, Henry Roujon, conservateur du musée du Luxembourg, refuse cette toile pour les collections de son musée, alors que l'artiste voulait la lui donner, la jugeant trop exotique. Un siècle plus tard, elle fait partie des œuvres majeures de la collection du MET.

Analyse

Références

Voir aussi

Liens externes

Bibliographie

Catégorie:Tableau de Paul Gauguin Catégorie:Tableau réalisé en 1891 Catégorie:Tahiti dans la peinture Catégorie:Vierge à l'Enfant dans la peinture Catégorie:Ange dans la peinture Catégorie:Banane dans la peinture Catégorie:Œuvre de Paul Gauguin dans l'État de New York Catégorie:Tableau conservé au Metropolitan Museum of Art Catégorie:1891 dans le christianisme