Jean Marie Pierre Hubert Taittinger, né le à et mort le à ÉpalingesArchives en ligne de Paris, arrondissement, année 1923, acte de naissance , cote 16N 133_1, vue 8/31, avec mentions marginales de mariage et de décès., est un homme politique et entrepreneur français. Député de la Marne, il est ministre de la Justice et protocolairement « numéro deux du gouvernement » entre 1973 et 1974 et occupe des fonctions exécutives au sein du groupe familial Taittinger.
Biographie
Jean Taittinger est le fils de Pierre Taittinger, homme d'affaires et homme politique nationaliste proche du Maréchal Pétain..
Carrière militaire En 1945, il combat dans les troupes du général Edgard de Larminat et participe aux affrontements sanglants de la poche de Royan et de la pointe de Grave. Une fois démobilisé, Jean Taittinger rejoint son frère François, directeur général du Champagne Taittinger et commence sa carrière à ses côtés avec la responsabilité de développer le vignoble maison.
Vie politique En 1953, il commence sa carrière politique et est élu maire de Gueux.
Député et ministre En 1958, Jean Taittinger est élu député (UNR, UD- République, Union pour la défense de la République et Union des démocrates pour la République) de la Marne de 1958 à 1973. Il est président de la Commission des Finances, de l'Économie générale et du Plan de l'Assemblée nationale du au . Nommé secrétaire d'État auprès du ministre de l'Économie et des Finances du au dans le gouvernement de Jacques Chaban-Delmas, il conserve cette fonction avec le portefeuille du Budget dans le premier de Pierre Messmer du au . À cet égard, il prépare et signe les derniers budgets en équilibre de la France. Il est nommé ministre d'État, garde des Sceaux, ministre de la Justice du au dans le second gouvernement Messmer. Durant cette période, son nom est associé au projet de loi déposé le à l'Assemblée tendant à libéraliser l'avortement dans certains cas ; projet qui n'aboutira pas.
Maire de Reims De 1959 à 1977, Jean Taittinger est maire de Reims et sous son impulsion pendant 18 ans, la ville connaît un fort développement, notamment après l’obtention et la création de l'autoroute A4, et de l'autoroute A26 passant par Reims. Autour de cette réalisation, conception et mise en œuvre de toute l'irrigation des nouveaux quartiers avec les pénétrantes que sont l'avenue de Champagne, l'avenue Paul-Marchandeau, l'avenue du Général-de-Gaulle, etc. On relève aussi la rénovation et développement de l'ensemble des universités de Reims (facultés de droit, lettres, sciences, médecine, etc.) ainsi que de l'École supérieure de commerce de Reims, de quartiers nouveaux (Châtillons, Croix-Rouge, Wilson, Saint-Remi, Orgeval, Val de Murigny, Europe) totalisant plus de logements. Sous son mandat sont aussi construits le centre hospitalier universitaire Robert-Debré, la maison de la Culture André-Malraux, la compagnie Robert Hossein, la Cour d'appel, la maison des Sports René-Tys, la Maison des Syndicats, quinze crèches, cinq hospices pour personnes âgées, de nombreux équipements sportifs dont la piscine olympique et la patinoire, les Thiolettes et le stade d'athlétisme Orgeval, plusieurs grands parcs urbains dont les parcs Léo-Lagrange et Saint-John-Perse, la création du parc naturel régional de la Montagne de Reims. Il met aussi en valeur et développe les grands musées de la ville : Saint-Denis, Saint-Remi, le palais du Tau et l’acquisition du fort de la Pompelle devenu un musée de la Première Guerre mondiale. Il fait aussi acquérir l'ancien collège des Jésuites de Reims, place Museux, construire le rectorat, implanter une base de Mirages F1 et construire l'aérodrome de Reims - Prunay, le Centre de navigation aérienne ainsi que de très nombreuses entreprises et sièges sociaux (Kréma General Foods, Boehringer, Reims Aviation, etc.). Au cours de cette période, il suscite les jumelages de Reims avec Brazzaville, Aix-la-Chapelle, Cantorbéry et Salzbourg.
Carrière professionnelle En 1977, lorsqu'expire son troisième mandat de maire de Reims, il quitte la vie politique sans avoir été battu et rejoint le groupe familial en devenant PDG de la Société du Louvre - Groupe du Louvre, qui connait sous son autorité un très fort développement. On peut citer notamment la restauration complète de l'hôtel de Crillon, de l'hôtel Lutetia, de l'hôtel du Louvre, l'acquisition de l'hôtel Martinez à Cannes, de l'hôtel Ambassador à Paris, l'acquisition des Sociétés Deville et ELM-Leblanc, de la Cristallerie de Baccarat, la création de la Banque du Louvre, le développement intensif du groupe Envergure (chaînes Campanile, Première Classe, Kyriad), celui des parfums Annick Goutal, l'acquisition du restaurant le Grand Véfour, le co-investissement dans le parc hôtelier de Disneyland Paris exploité par Euro Disneyland SCA dont il a assuré la présidence du conseil de surveillance entre 1989 et 1994. Jean Taittinger quitte le monde des affaires en 1997 et se retire en Suisse. Il soutient avec son épouse et ses enfants la reprise du Champagne Taittinger par son fils Pierre-Emmanuel aux côtés de la Caisse régionale du Crédit agricole du Nord-Est.
Il meurt le à l'âge de 89 ans, à Épalinges, dans le canton de Vaud, en Suisse.
Vie privée
Il épouse, en 1948, Corinne Deville, artiste-peintre, fille de Jean Deville, propriétaire des fonderies Deville (fabrication d'appareils de chauffage) et d'Élisabeth Labbé de La Mauvinière. De ce mariage sont issus cinq enfants : Anne-Claire Taittinger, administratrice de Thales, ancienne présidente du directoire du groupe Taittinger et de la Cristallerie de Baccarat, Jean-Frantz Taittinger, ancien président du groupe Envergure, Campanile et de l'hôtel Martinez, ancien député des Hauts-de-Seine et maire (RPR) d'Asnières-sur-Seine, Pierre-Emmanuel Taittinger, actuel président d'honneur du Champagne Taittinger, Victoire Taittinger-Gardner, de nationalité américaine, et Wladimir Taittinger.
Il est également le frère de Guy Taittinger (1918-1978), ancien associé-gérant et ancien président de Worms & , et le demi-frère de Pierre-Christian Taittinger (1926-2009), ancien sénateur (RI) de Paris, ancien maire (UMP) du de Paris et de Claude Taittinger, ancien président-directeur général du Champagne Taittinger.
Notes et références Notes
Références
Voir aussi Liens externes
Généalogie de Jean Taittinger.
Catégorie:Famille Taittinger Catégorie:Ministre de la Cinquième République Catégorie:Ministre français de la Justice Catégorie:Ministre français du Budget Catégorie:Député de la Marne Catégorie:Maire de Reims Catégorie:Ministre d'État (France) Catégorie:Personnalité de l'Union pour la nouvelle République Catégorie:Personnalité de l'Union des démocrates pour la République Catégorie:Député de la Ire législature de la Ve République Catégorie:Député de la IIIe législature de la Ve République Catégorie:Député de la IVe législature de la Ve République Catégorie:Député de la IIe législature de la Ve République Catégorie:Élève du collège Stanislas de Paris Catégorie:Naissance dans le 16e arrondissement de Paris Catégorie:Naissance en janvier 1923 Catégorie:Décès en septembre 2012 Catégorie:Décès à Épalinges Catégorie:Décès à 89 ans Catégorie:Vice-président du Conseil supérieur de la magistrature (France) Catégorie:Ministre de la Justice durant la Cinquième République française