Pontcharra-sur-Turdine est une ancienne commune française située dans le département du Rhône en région Auvergne-Rhône-Alpes. Le , elle devient une commune déléguée de Vindry-sur-Turdine.

Géographie

Situation géographique Pontcharra-sur-Turdine se trouve sur la Nationale 7, à au nord-ouest de Lyon. La commune est traversée par la Turdine. Depuis , elle est desservie par l'A89 via le diffuseur de Tarare Est (sortie 35). vignette|Carte géographique de Pontcharra-sur-Turdine.|centré

Communes limitrophes

Topographie et géologie Le territoire de Pontcharra-sur-Turdine s’inscrit dans la vallée de la Turdine, à la transition entre les monts du Beaujolais à l’ouest et l’avant-pays lyonnais à l’est. Il présente une topographie contrastée, organisée autour d’un fond de vallée encaissé et de versants pentus qui encadrent le cours de la rivière.

L’altitude s’échelonne approximativement de 230 m dans le lit majeur de la Turdine à plus de 550 m sur les reliefs périphériques. Le bourg s’est développé sur les terrasses alluviales et les replats compris entre 260 et 300 m, zones relativement protégées des crues et favorables à l’urbanisation. La vallée, orientée globalement ouest-est, est étroite et profondément entaillée, avec des pentes localement supérieures à 15 %, entaillées par de petits vallons correspondant aux affluents et ruisseaux temporaires.

Les parties hautes du territoire correspondent à l’extrémité orientale des monts du Beaujolais. Elles se présentent sous forme de crêtes arrondies et de plateaux faiblement ondulés dominant la vallée de 150 à 300 m. Ces secteurs sont majoritairement occupés par des boisements et des prairies, tandis que l’urbanisation et les activités économiques se concentrent dans le fond de vallée, suivant l’axe naturel de circulation.

Du point de vue géologique, le substratum appartient principalement au socle ancien du Massif central, constitué de roches cristallines et métamorphiques (granites, gneiss et micaschistes) caractéristiques des monts du Beaujolais. Ces formations anciennes sont recouvertes localement par des altérites issues de leur décomposition, donnant naissance à des sols sablo-argileux sur les versants.

Dans le fond de vallée, les formations géologiques sont dominées par des dépôts alluviaux quaternaires apportés par la Turdine et ses affluents : graviers, sables et limons. Ces matériaux ont façonné des terrasses fluviales successives, sur lesquelles se sont implantés les premiers noyaux d’habitat. Ces alluvions récentes expliquent également la fertilité relative des sols de la plaine et leur sensibilité aux inondations.

La combinaison de ce socle cristallin sur les hauteurs et de formations alluviales dans la vallée conditionne fortement les paysages et les usages du sol. Elle influe sur la stabilité des versants, exposés localement à des phénomènes de ruissellement et de glissements superficiels, ainsi que sur la morphologie encaissée de la vallée..

L’ensemble confère à Pontcharra-sur-Turdine un paysage typique de bourg de vallée de moyenne montagne, marqué par l’opposition entre les reliefs boisés des marges occidentales du Beaujolais et le couloir urbanisé et industriel de la vallée de la Turdine, qui constitue l’axe structurant du territoire.

Pontcharra-sur-Turdine est située sur la retombée orientale du Massif central, au contact entre le socle ancien cristallin et les formations sédimentaires plus récentes de l’avant-pays lyonnais. Le sous-sol local est en partie constitué de formations d’origine volcanique, héritées des épisodes volcaniques tertiaires du Massif central...

Il comprend également des alluvions anciennes attribuées au Pliocène et au Pléistocène, issues des anciens systèmes fluviaux ayant modelé la vallée. On y observe enfin la présence de conglomérats calcaires associés à des niveaux argileux, dont la fraction minéralogique est dominée par l’illite (environ 60 %) et la kaolinite (environ 30 %)... Hydrographie

Pontcharra-sur-Turdine est située dans le bassin versant de la Turdine, un cours d’eau majeur du département du Rhône appartenant au bassin du fleuve Rhône. La rivière Turdine est un sous-affluent du Rhône, via la Brévenne, l’Azergues et la Saône, et constitue l’élément hydrographique structurant du territoire. La Turdine prend sa source dans les monts du Beaujolais, au sud du col du Pin Bouchain, à environ 793 m d’altitude, sur la commune de Joux. Elle adopte une direction générale est-sud-est tout au long de son parcours. Sur un linéaire de 28,7 km, elle traverse une dizaine de communes du Rhône, dont Pontcharra-sur-Turdine, avant de se jeter en rive gauche dans la Brévenne, entre L’Arbresle et Fleurieux-sur-l’Arbresle, à une altitude d’environ 234 m... Le régime hydrologique de la Turdine est de type pluvial, marqué par des hautes eaux en hiver et au printemps et des étiages prononcés en été, avec des variations de débit importantes selon les saisons. Selon les données hydrométriques à L’Arbresle, le débit instantané observé varie de façon extrême : en période d’étiage, il peut descendre à environ 6 l/s, tandis que lors de crues, il peut dépasser 100 000 l/s, ce qui illustre la variabilité des débits sur ce bassin.La Turdine draine un bassin versant d’environ , intégré au plus vaste bassin Brévenne-Turdine qui s’étend sur environ et comporte près de 160 km de cours d’eau maillés entre euxhttps://id.eaufrance.fr/CoursEau_Carthage2017/U4630660?utm.

Les principaux affluents recensés du bassin de la Turdine : le Torranchin, ruisseau confluent sur la commune de Pontcharra-sur-Turdine ; le Boussuivre, affluent de rive droite à Tarare, long d’environ 5,8 km ; le Charveyron, affluent de rive droite, d’environ 2,7 km ; le Taret ; le Batailly. Plusieurs ruisseaux temporaires et fossés de drainage agricole complètent ce réseau. Ces cours d’eau secondaires jouent un rôle important dans l’alimentation du débit de la Turdine et dans l’érosion des versants, contribuant à la morphologie encaissée de la vallée.

Sur le cours supérieur de la Turdine se trouve le barrage de Joux, construit au début du XXᵉ siècle et mis en service en 1905, qui retient une partie des eaux du cours d’eau. Le barrage présente une hauteur de 28 m et assure une capacité de rétention significative pour la gestion des ressources en eau.. La gestion des cours d’eau du bassin Brévenne-Turdine est coordonnée par le Syndicat de Rivières Brévenne-Turdine (SYRIBT), créé en 2006, qui vise à concilier préservation écologique, lutte contre les pollutions et prévention des risques d'inondation à l’échelle du bassin versant.

En raison de sa topographie et du régime hydrologique pluvial contrasté, la Turdine est sujette à des crues rapides et parfois violentes, particulièrement au cœur des périodes de précipitations abondantes. Des plans de prévention des risques d’inondation ont été mis en place dans plusieurs communes du bassin, notamment pour réduire l’impact des montées d’eau soudaines sur les zones habitées et les infrastructures. La combinaison de crues importantes et de débits d’étiage très faibles implique également des enjeux liés à la gestion qualitative et quantitative de la ressource en eau, ainsi qu’à la préservation des habitats aquatiques et ripicoles.

Climat

Le climat y est de type semi-continental avec des influences méditerranéennes : les étés sont chauds et ensoleillés et les hivers rigoureux.

Le tableau suivant donne les moyennes mensuelles de température et de précipitations pour la station de Villefranche-sur-Saône recueillies sur la période 1961 - 1990. La station météo de Villefranche-sur-SaôneCoordonnées de la station météo : . est située à environ à « vol d'oiseau » de Pontcharra-sur-Turdine. Elle est positionnée à une altitude de .

Urbanisme

Voies de communication et transports Voies routières Le territoire communal est traversé par la RN7, axe historique de circulation dans la vallée de la Turdine, notamment dans le secteur de Pontcharra-sur-Turdine. Il est également relié au réseau autoroutier par l’A89, accessible par le diffuseur de Tarare-Est (sortie 35), ce qui facilite les liaisons vers Tarare, l’ouest lyonnais et, plus largement, l’agglomération lyonnaise. En complément de ces grands axes, un maillage de routes départementales assure les communications entre les différents bourgs délégués de la commune nouvelle de Vindry-sur-Turdine, ainsi qu’avec les communes voisineshttps://www.vindrysurturdine.fr/wp-content/uploads/2021/02/Pontcharra-sur-Turdine-e%CC%81volution-7-.pdf.thumb|Vue générale sur Pontcharra-sur-Turdine avant l'autoroute. Desserte ferroviaire

Le réseau ferroviaire est exploité par la SNCF. La ligne 6 des TER Auvergne-Rhône-Alpes entre la gare de Lyon-Perrache et la gare de Clermont-Ferrand par Tarare, Roanne et Vichy dessert la commune à la gare de Pontcharra - Saint-Forgeux.

Transports en commun Les lignes de car traversant Pontcharra-sur-Turdine sont sous la direction du SYTRAL dans le cadre du réseau Les cars du Rhône : Ligne 116 entre Lyon - Gorge de Loup et Cours via Tarare ; Ligne 217 entre Villefranche-sur-Saône et Tarare ; Les lignes scolaires (Lignes Fréquence) 404 (Tarare-Bibost), 421 (Tarare-Vindry-sur-Turdine), 431 (Lozanne-Tarare), 434 (Tarare-Val-d'Oingt), 448 (Tarare-Poule-les-Écharmeaux) 479 (Tarare-Gleizé) et 593 (Tarare-L'Arbresle) assurent les dessertes des élèves du secteur. Depuis le , cette desserte s’inscrit dans le cadre du réseau TCL unifié, issu de la fusion des anciens réseaux TCL, Cars du Rhône et Libellule.

En complément des lignes régulières, la Communauté d’agglomération de l’Ouest Rhodanien propose également, à l’échelle de son territoire, le réseau CORUS, un service de transport à la demande destiné aux personnes ne pouvant se déplacer par des moyens personnels ou résidant à distance des arrêts de transports en commun. Ce dispositif complète l’offre locale de mobilité.

Toponymie La toponymie de Pontcharra-sur-Turdine renvoie à la fois à une fonction de franchissement et à son environnement hydrographique. Le nom « Pontcharra » est attesté dès la fin du Moyen Âge pour désigner un hameau dépendant de la paroisse de Saint-Loup.

Il est généralement analysé comme une formation descriptive composée de « pont », issu du latin pons, et d’un second élément apparenté à l’idée de voie carrossable. Une forme ancienne, « Pontem Charraz », est interprétée comme signifiant « pont carrossable », en lien avec le latin tardif carraria, qui désigne un chemin praticable par des chars..

Afin de distinguer la commune de ses homonymes et de préciser sa situation géographique, le conseil municipal demanda en 1889 l’ajout d’un déterminant. Le décret du fixa officiellement la forme « Pontcharra-sur-Turdine », en référence à la rivière Turdine qui traverse son territoire. Ce type de construction associant un nom de lieu à un hydronyme est fréquent dans la toponymie française.

Depuis le 1ᵉʳ , Pontcharra-sur-Turdine est devenue une commune déléguée au sein de Vindry-sur-Turdine, tout en conservant son nom historique et sa signification toponymique liée au franchissement de la vallée de la Turdine.

Histoire Situé dans la vallée de la Turdine, le territoire de Pontcharra-sur-Turdine présente des indices d’occupation ancienne. Au lieu-dit du Miollan, les recherches archéologiques ont mis en évidence un établissement occupé de la fin de l’âge du Fer (La Tène finale) jusqu’à la fin du Haut-Empire romain, avec une continuité d’occupation qui atteste l’ancienneté des implantations dans le fond de vallée.

Au Moyen Âge, le bourg s’inscrit dans un espace structuré par les circulations entre l’arrière-pays et l’agglomération lyonnaise, ce qui favorise l’essor d’un habitat de vallée et d’activités d’échanges. Les notices locales mentionnent, pour le XIIIᵉ siècle, la présence d’une commanderie attribuée aux Templiers, dont le souvenir demeure dans la tradition patrimoniale communale.