Salles-Arbuissonnas-en-Beaujolais est une commune française, située dans le département du Rhône en région Auvergne-Rhône-Alpes. Elle est située dans l'ancienne région historique du Beaujolais.

Arbuissonnas et Salles-en-Beaujolais ne forment plus qu'une seule entité depuis 1976. Ce fait était depuis longtemps acquis dans l'esprit des gens, plusieurs associations regroupaient déjà nombre d'habitants, comme la brigade des pompiers, la fanfare et les paroisses étaient déjà regroupées. À l'origine Arbuissonnas, l'église Saint-Laurent était autrefois enclavée à l'intérieur d'un prieuré bénédictin dépendant de l'abbaye d'Ainay. On trouve mention de fortifications et d'une tour dès le . Il ne reste de cet ensemble qu'une chapelle dont le cœur fut construit en 1860. Arbuissonnas disposa longtemps de sa propre école avec une classe unique et mixte, et d'une vaste maison de famille, la villa Bethanie.

Géographie

Salles-Arbuissonnas est une commune située dans le Beaujolais, à au nord-ouest de Villefranche-sur-Saône, et de Lyon. Communes limitrophes Salles-Arbuissonnas-en-Beaujolais est limitrophe des communes suivantes :

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne. et est dans la région climatique Nord-est du Massif Central, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 800 à , bien répartie dans l’année.. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Saint-Georges-de-Reneins à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Urbanisme Typologie Au , Salles-Arbuissonnas-en-Beaujolais est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de Saint-Étienne-des-OullièresUne unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de entre deux constructions) et comptant au moins . Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie. , une agglomération intra-départementale regroupant sept communes, dont elle est une commune de la banlieueDans une agglomération multicommunale, une commune est dite de banlieue lorsqu'elle n'est pas ville-centre, à savoir que sa population est inférieure à 50 % de la population de l’agglomération ou de la commune la plus peuplée. L'unité urbaine de Saint-Étienne-des-Oullières comprend trois villes-centres (Blacé, Le Perréon et Saint-Étienne-des-Oullières) et quatre communes de banlieue... La commune est en outre hors attraction des villes...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (94,1 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (94,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : cultures permanentes (81 %), prairies (8,8 %), zones urbanisées (5,9 %), zones agricoles hétérogènes (4,3 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Histoire vignette|gauche|La commune disposait de deux arrêts sur la ligne de chemin de fer secondaire à voie métrique du chemin de fer du Beaujolais reliant, de 1901 à 1934, Villefranche-sur-Saône à Monsols.On voit ici la gare de Salles. Les moines de Cluny sont arrivés à Salles en Beaujolais au pour fonder le prieuré de Saint-Martin-de-Salles.

La fondation du Prieuré Les moines de Cluny sont arrivés à Salles en Beaujolais au pour fonder le prieuré de Saint-Martin-de-Salles. Ils construisent ainsi une belle église romane en pierres dorées, un cloître, ainsi que de nombreux bâtiments nécessaires à la vie d'un prieuré (salle capitulaire, dortoir, parloir, cellier, cantine).

Le chapitre de Salles En 1301, arrivées de l'île de Grelonges, sur la Saône, s'installent au prieuré de Salles. Au fil du temps, le prieuré prospère et ses dernières font faire de nombreuses modifications au prieuré : la porte en gothique flamboyant, agrandissement de la salle capitulaire et peintures murales, agrandissement du parloir, surélévation de l'égliseEugène Méhu, Salles en Beaujolais, p41. Petit à petit, ces moniales initialement soumises à la règle bénédictine, prennent des libertés et se font construire des maisons individuelles. Elles ne vivent donc plus en communautéEugène Méhu, Salles en Beaujolais, p 50.. Elles commencent à posséder personnellement, à vendre, à acheter, s'enrichissent et plus tard, se font appeler chanoinesses comtesses. Issues de la noblesse, elles sont soutenues financièrement par leur famille. Rappelées plusieurs fois à l'ordre par leur supérieur hiérarchique à Cluny, elles continuent de glisser vers un mode de vie de plus en plus aristocratique. Elles reçoivent des visiteurs, sortent de l'enceinte du prieuré pour se rendre quelque temps dans leur famille ou chez des amies, ont des domestiques. En 1779, elles obtiennent officiellement le titre de chanoinesse comtesse et passent sous l'obédience de l'archevêque de LyonEugène Méhu, Salles en Beaujolais, p 59.. En 1790, le décret mettant fin aux ordres religieux vient mettre un terme aux projets de grandeur des chanoinesses de Salles. Le chapitre est dissous, la majorité d'entre elles regagne leur famille, et d'autres, à l'image de la Prieure Madame de Ruffey, se battront pour reprendre les biens que la Révolution leur a volés. Elle parvient à racheter quelques maisons mais est finalement emprisonnée et meurt en prison. De cette glorieuse époque, la commune de Salles a conservé une partie du cloître, de la salle capitulaire, et du parloir, ainsi que de magnifiques maisons "bourgeoises", datant d'un projet qui n'aura vu que partiellement le jour, le projet Désarnod.

Le Entre 1840 et 1842, sur l'impulsion du curé de Salles, l'architecte lyonnais Tony Desjardins, appuyé par l'inspecteur des Monuments Historiques Charles-Auguste Questel, entreprend la restauration de l'église paroissiale.

Le

Au début du , l'hôtel Cinquin est l'un des nombreux établissements qui accueillent à Salles, pensionnaires, gens de passage et touristes. On rapporte que les clients de cet hôtel jouaient aux boules dans la cour du cloître. On peut citer parmi les autres hôtels de Salles, l'hôtel du commerce (aujourd'hui restaurant situé près de la voûte) et l'hôtel du chapitre dont les habitués jouaient aux boules sur la grand-place. Dans une ambiance pittoresque, ils buvaient « des canons » et alignaient les collections de « pots » bus sur le mur devant l'hôtel. À la fin de la journée, les pots étaient comptabilisés et chacun payait son dû.

Salles comptait aussi plusieurs cafés, comme le café de la gare situé au bas du village, appelé aussi couramment « café du fond de Salles ».

Le , la commune est formée par la fusion de Salles et d'Arbuissonnas, dont Salles est le chef-lieu.

Politique et administration vignette|La mairie.

Démographie

Lieux et monuments Le site de Salles-Arbuissonnas-en-Beaujolais est classé et une zone de protection a été mise en place autour de l’église de Salles. afin de préserver la place devant celle-ci, la cour du chapitre, la place du chapitre et les maisons du chapitre qui la bordent. vignette|Abside de l'église face est. vignette|Clocher vu du sud. Les vestiges du prieuré clunisien Saint-Martin-de-Salles. À voir : la façade avec sa porte romane, le porche en style gothique flamboyant, le cloître du et sa galerie du , voûtée avec des ogives à colonnes doubles en pierres dorées., vignette|Cloitre du prieuré.

la salle capitulaire du , voûtée d’ogives, les fresques du ; la chaire priorale du , les stalles de style Renaissance et . vignette|Vu d'ensemble des stalles. vignette|Détail de quelques stalles. le parc d’Arbuissonnas l'église d’Arbuissonnas remaniée au . l’ancienne hostellerie « saint-vincent ».

Économie

Évènements

En 1798, une météorite de "20 livres" tomba sur le territoire de Salles. Le plus probable est que la chute eut lieu le (selon IzarnJosef Izarn, Pierres tombées du ciel, ou lithologie atmosphérique..., Paris, 1803. Il y recense tous les phénomènes de ce genre, 34 connus depuis Sodome.) ou le , vers 18 heures (22 ventôse an VI ? selon de DréeÉtienne de Drée, Observations anciennes et modernes de la chute de diverses substances solides sur la surface de la Terre, 1803 ; Tableau repris d'Izarn, auquel il ajoute 2 noms (Sales près Villefranche, et Laigle), sans retirer Salé, Rhône, qui fait ainsi double emploi avec une autre date. Cf Ursula Marvin (op. cité), page B44. ; d'autres encore la situent le à 20 heures).

Le Dr Pétetin, président de la Société médicale de Lyon, en fournit un échantillon au marquis de Drée en . Celui-ci fut frappé de sa ressemblance avec d'autres pierres trouvées à Bénarès ou en Angleterre, et envisagea qu'elles fussent bien originaires de l'espace, selon la théorie alors très controversée de Chladni (en général, les savants pensaient que ces objets prétendument tombés du ciel relevaient de la superstition populaire). Il entreprit une première classification des météorites (1803).

Personnalités liées à la commune

Georges Dufrénoy, peintre postimpressionniste. Joseph Balloffet, historien du Beaujolais.

Héraldique

Notes et références Notes

Cartes

Références

Voir aussi Articles connexes Chemin de fer du Beaujolais Liste des communes du Rhône

Liens externes

Site de la mairie Salles-Arbuissonnas-en-Beaujolais sur le site de l'Insee . Site élaboré à partir des données de projections climatiques de référence DRIAS-2020. Entrer le nom de la commune pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques.

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