Cécile Azimont, née à Paris le . Acte de naissance reconstitué, 15 mai 1827, Archives de Paris, cote 5Mi 1/306. La rue de la Maison-Neuve était une portion de l'actuelle rue d'Astorg. et morte à une date indéterminée après , est une actrice française.
Biographie Cécile Azimont est la fille d'un musicien de théâtre toulousain reconverti un temps dans l'orfèvrerieJean-Baptiste Azimont, né à Toulouse en 1768 et mort à Paris en 1841. Cf. Acte de mariage de Jean-Baptiste Azimont et Perrete Sarrebezolles (), registre des mariages de 1794-1795, arrondissement de Saint-Étienne, sur le site des archives en ligne de la Ville de Toulouse, et acte de décès reconstitué, Archives de Paris, cote 5 Mi 1/1288. ()., Michel Azimont (1797-1875)Né à Toulouse le , il meurt le 26 mai 1875 à Paris, à l'âge de 76 ans. Cf. Acte de naissance (), registre des naissances de 1797-1798, arrondissement de Saint-Étienne, sur le site des archives en ligne de la Ville de Toulouse, et acte de décès (vue 14), registre des décès de 1875 du sur le site des Archives numérisées de la Ville de Paris.,corniste au théâtre du Palais-Royal, à ParisMembre de l'Association des artistes musiciens de 1843 à 1868, Michel Azimont y a effectué l'ensemble de sa carrière d'après le site de l'Institut de recherche en musicologie (Iremus).. Il épouse en premières noces Rosalie-Claire Malder (ou Mulder) dont il a deux filles : Cécile, née le à Paris et Albine-Claire, née le à Saint-DenisActe de naissance n°193 (), registre des naissances de 1830 sur le site des Archives en ligne de la Ville de Saint-Denis. et morte célibataire le dans le 16e arrondissement de ParisActe de décès n° 409 (vue 22/31). Archives en ligne de la Ville de Paris, état-civil du 16e arrondissement, registre des décès de 1914.. De son remariage avec Césarine-Crésence Taillandier naîtront par la suite Silvanie, le à ParisVue du fichier de l'état civil reconstitué de la Ville de Paris.. Acte de naissance reconstitué, Archives de Paris, cote 5Mi 1/587. Elle épouse le 22 septembre 1863 à Paris un marchand mercier, Henri-Marie Dezieux (cf. acte de mariage (vue 8), registre des mariages de 1863 du de Paris) et meurt à Arcachon le 21 août 1866 à 21 ans (cf. ) ; son époux quant à lui meurt en novembre 1883 (cf. acte de décès d'Henri Dezieux (vue 21), registre des décès de 1883 du de Paris)., Augustine-Marie-Cécile née le à Paris et Berthe-Marie-Esther, le à ParisVue du fichier de l'état civil reconstitué de la Ville de Paris.. Acte de naissance reconstitué, Archives de Paris, cote 5Mi 1/664. La rue du Musée, anciennement rue Fromenteau, reliait le quai du Louvre à la rue Saint-Honoré. Elle a disparu vers 1852, lors de l'achèvement du palais du Louvre. et morte célibataire le dans le 16 arrondissement de ParisActe de décès n° 1172 (vue 28/31). Archives en ligne de la Ville de Paris, état-civil du 19e arrondissement, registre des décès de 1929.. Aucune de ses filles ne semble avoir laissé de descendance, à l'exception d'Albine-Claire qui a une fille naturelle, Henriette-Cécile Azimont en 1867Archives de Paris Acte de naissance dressé au 2 arrondissement le 5/9/1867, laquelle épousera Emmanuel Poiré en 1891 à Paris 9.
La jeune Cécile débute comme actrice, en 1845, au théâtre qui emploie son père. Elle suscite l'enthousiasme de certains critiques tels Jacques Arago qui s'exclame, non sans une certaine ironie car il était aveugle à cette époquePaul Ginisty, La Féerie, Michaud, Paris, 1910, p.207. : « Pristi, quelle jolie fille ! Pristi, quel gracieux talent ! Pristi, que vous êtes heureux de la voir ! »Jacques Arago, Foyers et Coulisses : panorama des théâtres de Paris, , .Henry Lyonnet, Dictionnaire des comédiens français, , ..
À peine cinq ans plus tard, on peut déjà voir son portrait, peint par Marie-Henriette BertautMarie-Henriette Bertaut (1822-1879) portraitiste et peintre d'histoire., exposé au Salon de 1850Explication des ouvrages de peinture [...] exposés au Palais National le 26 décembre 1850, p. 37 .Dictionnaire général des artistes de l'école française, par Emile Bellier de la Chavignerie, Paris, 1882-1885, p.77 ..
Si sa beauté semble unanimement reconnueVraisemblablement selon les canons de l'époque, l'absence de portrait ne permettant plus aujourd'hui d'en juger. Le dessin censé la représenter sur Gallica est en réalité celui d'un homme âgé. Les portraits réalisés vers 1894 par l'atelier Nadar, disponibles sur la base Mémoire du ministère de la Culture, sont en fait ceux de Jane Azimont, actrice au théâtre Cluny dans les années 1890., ses dons d'actrice sont par contre diversement appréciés. Ainsi, quand elle met en vente son mobilier aux enchères publiques en , Le Figaro ne manque pas de l'égratigner, en suggérant qu'elle doit sa notoriété à des talents davantage privés que scéniques : Le Journal du Loiret reprend presque mot pour mot l'informationÉdouard Pagnerre, « Chronique parisienne », Journal du Loiret, 8-9 décembre, , sur le site de la Bibliothèque municipale d'Orléans..
En , Le Figaro informe ses lecteurs que Cécile Azimont et qu'elle se serait mariéeAdolphe Dupeuty, « Petit courrier des théâtres », Le Figaro, 5 février 1857, .. Un an plus tard, Le Figaro-Programme signale que .
Trois ans après la vente de ses meubles, L’Écho du Brésil du révèle que « Bulletin mensuel de la littérature, du théâtre et des arts », L’Écho du Brésil, 19 février 1860, , sur le site de la Bibliothèque nationale du Brésil.. En , son nom est encore cité à l'occasion d'une adjudication de droit de chasse à courre dans la forêt de Rambouillet, à laquelle elle assiste à Versailles, aux côtés de la duchesse d'Uzès. Ensuite, on perd sa trace.
Elle est la tante par alliance du dessinateur et caricaturiste Emmanuel Poiré dit Caran d'Ache (1858-1909). Celui-ci a épousé en 1891Acte n° 75 (), registre des mariages de l'année 1891 pour le sur le site des Archives numérisées de la Ville de Paris. Henriette-Cécile Azimont, fille naturelle reconnue d'Albine-ClaireActe de naissance n°1344 (), registre des naissances de l'année 1867 pour le sur le site des Archives numérisées de la Ville de Paris..
Carrière
1845 () : Sylvandire d'Adolphe de Leuven et Louis-Émile Vanderburch : Finette 1845 () : L'École buissonnière de Labiche et Lefranc : Henriette 1845 () : Les Pommes de terre malades de Clairville et Dumanoir : la deuxième lorette 1847 () : Malheureux comme un nègre de Clairville et Siraudin : Delphine 1847 () : La Filleule à Nicot d'Eugène Deligny : Toinon 1848 () : Les Lampions de la veille et les Lanternes du lendemain de Clairville et Dumanoir : Pomponette 1849 () : Exposition des produits de la République de Labiche, Dumanoir et Clairville : Naples 1849 () : Une femme qui a une jambe de bois de Lubize et Hermant : Berthe 1849 () : Les Atomes crochus de Mélesville et Xavier : Micheline 1849 () : Les Marraines de l'an III de Clairville et Dumanoir : la fée 1850 () : Les Deux Aigles de Jean-François Bayard et Edmond de Biéville 1850 () : Le Sopha de Labiche, Mélesville et Charles Desnoyer : Charlotte 1850 () : Un bal en robe de chambre de Labiche et Marc-Michel : Madame de Pontcastor 1850 () : Les Deux Aigles de Bayard et Biéville : Petit-Gueux 1850 () ; Les Extases de de Marc-Michel : Maflée 1851 () : On demande des culottières de Labiche et Marc-Michel : Flanquine 1851 () : L'Amour à l'aveuglette de Mélesville et Saintine : Manette 1851 () : Martial, le casse-cœur de Mélesville : Rabotte 1851 () : Un chapeau de paille d'Italie de Labiche et Marc-Michel : Clara 1851 () : Les Crapauds immortels, revue de l'année 1851 de Clairville et Dumanoir : les Variétés 1852 () : L'Eau de Javelle de Gabriel et Dupeuty : Juliette 1852 () : Los dansores espagnolas de Bayard et Biéville : Anodine 1852 () : L'Enfant de la balle de Bayard et Biéville : Lisette 1852 () : Les Coulisses de la vie, de Clairville et Dumanoir : Cornélie 1852 () : La Perdrix rouge d'Adrien Decourcelle et Lambert-Thiboust : Juliette 1852 () : Mon Isménie de Labiche et Marc-Michel : Chiquette 1853 () : Les Folies dramatiques de Clairville et Dumanoir : une jeune dame 1853 () : Habitez donc votre immeuble ! de Bayard et Varner : Louison 1853 () : Un ut de poitrine de Labiche et Lefranc : Bobinette 1853 () : Quand on attend sa bourse de Marc-Michel et Laurencin : Bricotte 1853 () : La Chasse aux corbeaux, de Labiche et Marc-Michel : Catiche 1853 () : Un homme entre deux airs d'Alfred Delacour, Armand Montjoye et Charles de La Rounat : Louisa 1853 () : L'Esprit frappeur ou les Sept Merveilles du jour de Clairville et Jules Cordier 1854 () : Sur la terre et sur l'onde ou ma femme et son sac de nuit de Varin et Biéville : Euphémie Peyron 1854 () : Espagnolas et Boyardinos de Labiche et Marc-Michel : Babiole 1854 () : Les Binettes contemporaines de Commerson, Clairville et Jules Cordier : la Cavalerie 1855 () : Un bal d'auvergnats de Siraudin, Delacour et Lambert-Thiboust : Goguette, domestique de Coquandard 1855 () : Minette de Lambert Thiboust et Adolphe Jaime : Jeanne, la domestique 1856 () : Garde-toi, je me garde ! d'Henri Meilhac : Arménaïde Marmouillard 1856 () : Cent-un coups de canon de Clairville et Siraudin : Piquette 1856 () : La Queue de la poêle de Delacour et Siraudin : la princesse Gnangnan 1856 () : Satania d'Henri Meilhac
Témoignages Dans le Journal des théâtres du , à propos de la première représentation de La Filleule à Nicot d'Eugène Deligny au théâtre des Variétés, on peut lire :
En , Le Figaro dresse une galerie de portraits des acteurs et actrices du Palais-Royal, dont celui de Cécile Azimont :
Dans La Gazette pittoresque du , à propos de la première de Minette, Hippolyte de Villemessant se montre plus mesuré :
Notes et références Notes
Références
Voir aussi Bibliographie Jacques Arago, Foyers et Coulisses : panorama des théâtres de Paris, Librairie Nouvelle, Paris, 1852, , Eugène Héros, Notice sur le théâtre du Palais-Royal, théâtre du Palais-Royal, Paris, 1901 Henry Lyonnet, Dictionnaire des comédiens français, tome 1, Bibliothèque de la Revue universelle internationale illustrée, Genève, 1912, ,
Liens externes
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