René Ouillon dit René Ouillon-Carrère puis René Carrère, né le à Paris 10e Acte de naissance n° 739 avec mentions marginales de légitimation et de décès. Archives en ligne de la Ville de Paris, état-civil du 10e arrondissement, registre des naissances de 1879. et mort le à Paris 16e, est un escrimeur, peintre, décorateur, acteur et réalisateur français. René Carrère est le frère cadet du sculpteur et dessinateur Fernand Ouillon-Carrère.

Biographie René Carrère est le deuxième fils de Marguerite Carrère. Son acte de naissance, tout comme celui de son frère ainé Fernand, ne mentionne pas le nom du père. Il a 10 ans lorsque sa mère prend pour mari le bijoutier parisien Emile Ouillon. Celui-ci reconnait aussitôt les deux enfants de sa nouvelle épouse. Pour l'état civil, le patronyme de René et de son frère devient "Ouillon". Mais comme ils sont déjà de jeunes adolescents et qu'ils ne veulent pas renoncer à leur nom de naissance, ils entrent tous les deux dans la vie sous le nom de "Ouillon-Carrère".

Élève de Gabriel Ferrier et de Tony Robert-Fleury, membre de la Société nationale des beaux-arts, René Carrère expose au Salon des artistes français de 1929 le dessin Les deux amies et la peinture La DrogueRené Édouard-Joseph, Dictionnaire biographique des artistes contemporains, tome 1, A-E, Art & Édition, 1930, .

On lui doit aussi des portraits de célébrités tels Sacha Guitry, Hellé Nice, Mistinguett, Musidora, Maud Loty ou Colette.

C'est en qu'il fonde la société de production Les films René CarrèreUn peintre à l'écran, M. René Carrère. Comoedia, 17 mars 1922, p. 4, .Excelsior-Cinémas. Les films René Carrère. Excelsior, 17 mars 1922, p. 6, . qui n'aura qu'une brève existence avec seulement deux films à son actif : Le Prix de beauté et Corsica. Un troisième film, Paris historique, dont le tournage avait commencé dès l'été 1923Sous les feux du studio. Pas de chance. L'Intransigeant, 3 novembre 1923, p. 4, . avec, entre autres, les acteurs Gabriel Signoret (Louis XIV), Marguerite Madys (Ninon de Lenclos / la Voisin), Raoul Paoli (Bayard / Du Guesclin / Étienne Marcel), Geneviève Cargèse (Mlle de la Vallière) et Monique Chrysès (Marguerite de Bourgogne / Mme de Maintenon)Chronique cinégraphique. On a tourné... On tourne... On va tourner. L'Écho d'Alger, 27 juin 1923, p. 3, ., n'a jamais été terminé. Seule la première des deux parties du film a été entièrement réaliséeLa vie du cinéma. Ce qu'on a fait, ce qu'on va faire. L'Intransigeant, 20 décembre 1924, p. 4, . et a fait l'objet d'une présentation en Ce qu'on a fait, ce qu'on va faire. En France. L'Intransigeant, 29 mars 1924, p. 4, ..

Dans un tout autre domaine, René Carrère était aussi reconnu comme un escrimeur amateur de haut niveau à l'épéeLes arts. L'art et le sabre. Gil Blas, 13 juin 1934, p. 4, .Escrime. Les tournois d'épée. La Vie au grand air, 3 août 1912, p. 598, ..

Peintre 1904 : Portrait de M.A.M.... au Salon des Artistes Français 1905 : Le maitre d'armes Michel Filippi, au Salon de la Société nationale des beaux-arts 1906 : Mlle M Montavon dans le rôle de Blanchette, au Salon de la Société nationale des beaux-arts 1908 : M. George Grand dans le rôle du duc d'Enghien, à l'Exposition du Cercle Volney 1909 : Mon modèle, au Salon de la Société nationale des beaux-arts 1910 : Grande galerie de portraits de célébrités pour la brasserie Gambrinus, Paris 9e 1911 : Portrait de Mlle Irène Bordoni au Salon de la Société des dessinateurs humoristes 1911 : Le farniente, au Salon de la Société des dessinateurs humoristes 1911 : Portrait de Mlle Andrée Spinelly, du théâtre des Capucines, au Salon de la Société nationale des beaux-arts 1913 : Portrait de Mlle Jane Renouardt, au Salon du Cercle Volney 1913 : M. Georges Grand dans le rôle du duc d'Enghien, au Salon de la Société nationale des beaux-arts 1914 : Portrait de Mlle Marcelle Évrard, à l'Exposition des portraits d'actrices 1914 : Mlle Renée Lemoine, de l'Opéra, au Salon de la Société nationale des beaux-arts 1914 : Mistinguett, au Salon de la Société nationale des beaux-arts 1914 : Anna Pavlova, au Salon de la Société nationale des beaux-arts 1919 : Mlle Musidora, au Salon de la Société nationale des beaux-arts 1920 : La danseuse Roselly, de l'Opéra, au Salon de la Société nationale des beaux-arts 1920 : Lord et Lady L***, au Salon de la Société nationale des beaux-arts 1921 : Portrait de Mlle Chrysias, au Salon de la Société nationale des beaux-artsLe Salon de la Nationale. Le Monde illustré, 30 avril 1921, p. 324, . 1922 : Madame Arlequin, au Salon de la Société nationale des beaux-arts 1923 : La danseuse à la rose, au Salon de la Société nationale des beaux-arts 1926 : Don Juan, au Salon de la Société nationale des beaux-artsLes Salons. Mobilier et décoration, novembre 1926, p. 3, . 1927 : Portrait d'une star, Mlle Geneviève Cargèse, au Salon de la Société nationale des beaux-arts 1929 : Les fumeurs d'opium, au Salon de la Société nationale des beaux-arts 1931 : Portrait de Mme Colette, au Salon de la Société nationale des beaux-arts 1931 : Portrait de Maud Loty, au Salon de la Société nationale des beaux-arts

Décorateur 1933 : Mam'zelle Malakof, comédie en 2 actes et 5 tableaux de Mario Duliani d'après l'œuvre de Laszlo Bus-Fekete, au théâtre de la Renaissance () 1934 : Une fête à Séville, soirée de gala 1900 au casino de Cabourg ()

Filmographie Comme acteur 1917 : Chacals, drame en 5 parties d'André Hugon : Goldoya Comme décorateur 1921 : Pour Don Carlos, de Jacques Lasseyne et Musidora, d'après le roman de Pierre Benoît Comme réalisateur 1922 : Le Prix de beautéLes cinémas. Informations. Engagements d'artistes. Comoedia, 24 avril 1922, p. 3, ., scénario de Maurice de Brunhoff avec Pauline Pô 1923 : Corsica, idylle tragique en 6 partiesFigaro-Cinéma. Pauline Pô dans Corsica. Le Figaro, 6 juillet 1923, p. 4, .Quelques beaux films. Corsica, idylle tragique en 6 parties. Les Spectacles, 14 septembre 1923, p. 7, . co-réalisé avec Vanina CasalongaMarguerite Casalonga (Paris 1865-Neuilly-sur-Seine 1935), élève de Charles Gounod, est essentiellement connue comme compositrice. Corsica est sa seule incursion connue dans le domaine du cinéma. En tant que scénariste et co-réalisatrice, elle emprunta pour l'occasion le prénom de Vanina. Elle était la seconde épouse du journaliste et homme de lettres Lucien Victor-Meunier (1857-1930) dont elle eut deux enfants. avec Pauline Pô 1924 : Paris historiqueRevue de la Presse. Louis XIV et... la tour de Nesle. Comoedia, 11 août 1923, p. 3, .Cinéma. Une enquête. Leurs projets. Comoedia, 29 août 1923, p. 2, . (film inachevé). Projet non réalisé : Nos sensCourrier du cinéma. "Le Prix de beauté". Le Petit Journal, 27 avril 1922, p. 4, .

Bibliographie Pascal Roques, René Carrère : enquête sur un nouveau Taillandy dans Cahiers Colette , 2022, René Édouard-Joseph, Dictionnaire biographique des artistes contemporains, tome 1, A-E, Art & Édition, 1930, Bénézit, 1961, 1999

Notes et références

Liens externes

Voir ses œuvres sur Artnet Photographie de l'artiste par François Antoine Vizzavona sur le site RMN-Grand Palais

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