est un poème écrit en 1816 par le poète romantique anglais John Keats.
Contexte Après le premier succès On First Looking into Chapman's Homer, un sonnet consacré à la traduction d'Homère, paraît un recueil comprenant (« Je me tenais sur la pointe des pieds ») et Sleep and Poetry (« Sommeil et poésie »), tous les deux portant l'influence de Leigh Hunt. Lors des séjours de Keats dans le cottage de Hunt, un petit lit est ouvert pour lui dans la bibliothèque et c'est là que les deux sonnets sont écrits. Il est commencé tard un soir à écrire Sleep and Poetry. John Hamilton Reynolds est le seul à leur consacrer un compte rendu favorable dans , mais Charles Cowden Clarke déclare que, vu son succès, « à la rigueur, le livre aurait eu une chance à Tombouctou ». Les éditeurs de Keats, Charles et James Ollier, ont honte de cet échec et d'après Andrew Motion, prient le poète de changer d'éditeur.
Analyse Il est souvent cité comme un exemple clair de la poésie centrée sur la nature propre de Keats, mais il contient des lignes qui posent un problème de lecture simpliste, tel que : Vers 101-102 et 123-125.. Sur le plan personnel, Keats espère vivre assez longtemps pour émuler la gloire de Shakespeare et de Milton : il se donne une décennie pour lire, apprendre, comprendre et surpasser ses prédécesseurs..
En outre, Keats défend ses débuts de sujet "centré sur la réalité", qui rappelle la tradition poétique classique de Homère et de Virgile. Keats lance une attaque contre Alexander Pope et beaucoup de ses confrères de la poésie romantique en minimisant le commencement de leur poésie dans l'imaginaire Keats : (185-7). Bien que les vers sont composés en rimes simples, le retournement progressif vers l'intériorité constitue les prémices de la poésie postérieure de Keats.
Extrait du texte Sommeil et poésie Quoi de plus doux qu'une brise d'été ? De plus apaisant que le beau bourdonnement Qui s'attarde sur une fleur épanouie, Et joyeusement butine de charmille en charmille ? Quoi de plus tranquille qu'une rose musquée qui s'ouvre Sur une île de verdure, dans l'oubli de tous les hommes ? Plus bienfaisant que les vallons enrubannés de feuillages ? Plus secret qu'un nid de rossignols ? Plus serein que le visage de Cornelia ? Plus riche en visions qu'une romance ? Toi doux sommeil, qui ferme nos paupières ! Tendre chuchoteur de douces berceuses ! Visiteur aérien de nos heureux oreillers ! Tisserant des guirlandes de pavots et de saules pleureurs ! Silencieux artisan des tresses nouées d'une beauté ! Heureux témoin des louanges que te décerne le frais matin, Pour avoir illuminé les yeux d'une nouvelle gaieté, Le regard posé sur le soleil qui à nouveau se lève.
Bibliographie
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Notes et références
Catégorie:Œuvre poétique de John Keats