Henry Cardot, né Léon Amédée Louis Henry Cardot le à Stenayacte de naissance de Henry Cardotacte de mariage de Henry Cardot (page 8) et mort le à Lyonacte de décès est un biologiste français, spécialisé d'abord en microbiologie, puis en biologie marine, et professeur de physiologie générale et comparée à la faculté des sciences de l'université de Lyon.

Biographie

Enfance et formation Henry Cardot est le fils du bryologue Jules Cardot et de son épouse, Marie PiréBulletin Meusien, 2 mars 1916, fille du botaniste belge Louis Piré. et nièce du malacologue Philippe Dautzenberg.

Il est né en 1886 au domicile de ses parents, le domaine de la Jardinette, à Stenay, où il a passé une partie de son enfance.

Après des études secondaires au lycée de Charleville, il intègre le lycée Saint-Louis, où il est élève d'Albert Dastre.

En 1910, Henry Cardot est reçu premier à l'agrégation de sciences naturellesListe des lauréats de l'agrégation par année et obtient subséquemment une bourse pour préparer une thèse de doctorat avec Louis Lapicque.

Début de carrière

En 1912, il soutient sa thèse Sur les actions polaires dans l'excitation galvanique du nerf moteur et du muscle..

Docteur ès Sciences, il devient préparateur à l'institut MareyLe Bulletin Ardennais, 27 février 1916 puis, à partir de 1917, préparateur et chef de laboratoire à la Faculté de médecine de Paris, où il est un collaborateur et ami de Charles Richet, et travaille également à de nombreuses reprises avec son ami Henri Laugier.

En 1913, il épouse Charlotte Lefschetz, sœur de Solomon Lefschetz, dont il a un fils, Claude, en 1919acte de naissance de Claude Cardot (page 19)Fiche de Claude Cardot dans le Who's Who 1984 pour la France.

Entre 1919 et 1927, il enseigne le cours d'histoire naturelle préparatoire aux Écoles d'Agriculture au Collège Sainte-Barbe.

Professeur de physiologie

En 1927, il est nommé à la chaire de physiologie générale et comparée de l'université de Lyon, succédant à Raphaël Dubois et Edmond Couvreur, et devient directeur de la station maritime de biologie de Tamaris à La Seyne-sur-Mer, qui est rattachée à la faculté des sciences de Lyon.

À Tamaris, il invite de nombreux chercheurs français et étrangers : Léon Binet, Jeanne Lévy, Zhang Xi, Alexandre Blanchetière, Charles Richet, Eudoxie Bachrach, Georges Henri Roger, Jean Verne.

Il encadre plusieurs thèses dont celles de Jean Roche et d'Angélique Arvanitaki.

Il entame la direction de la thèse de Zhu Xihou mais meurt le , avant qu'elle ne soit achevée.

Contributions scientifiques

Henry Cardot a été, dès sa thèse, un pionnier de l'électrophysiologie, dans l'étude de l'activité électrique des nerfs et des muscles, et notamment contribué à l'étude de l'automatisme cardiaque chez les invertébrés. À la fin des années 1930, il co-signe plusieurs publications avec Angélique Arvanitaki sur l'activité nerveuse des gastéropodes (helix puis aplysia).

Il a également fait de nombreuses contributions en microbiologie, en collaboration avec Richet et avec les autres membres du laboratoire de la Sorbonne.

Il a enfin fait quelques contributions en botanique et en malacologie.

Publications

Édition

co-Dirige (avec Charles Richet puis Léon Binet) le Journal de Physiologie et de Pathologie Générale pour la physiologie de 1931 jusqu'à son décès, après en avoir été secrétaire de rédaction.

Récompenses

Prix J.V. Laborde de la Société de Biologie en 1915. Prix Lallemand de l'Académie des Sciences avec Henri Laugier, en 1918 pour leur travail sur l'activité électrique des nerf et en 1924 pour leur découverte et leur étude du réflexe linguo-maxillaire. Légion d'honneur ( ) Prix La Caze de l'Académie des sciences en 1940.

Références

Liens externes

Henry Cardot et ses deux parents en 1912

Catégorie:Biologiste français du XXe siècle Catégorie:Naissance en juin 1886 Catégorie:Décès en janvier 1942 Catégorie:Décès à 55 ans Catégorie:Agrégé de sciences naturelles