Raymonde de Galard, née le à Paris et morte le à Hyères dans le VarArchives en ligne de Paris, arrondissement, année 1866, acte de naissance , cote V4E 817, vue 1/33, avec mention marginale de décès, est une traductrice et militante associative française. Elle préside durant l'entre-deux-guerres l'Association des dames françaises (ADF), l'une des trois branches de la Croix-Rouge française avant 1940. Biographie Marie Josèphe Géraldine Raymonde de GalardOn trouve aussi le nom suivant : Marie Josephine Raymonde de Galard de l’Isle-Bozon est la fille du marquis Louis Marie Hector de Galard de L'Isle-Bozon (1835-1896) et d'Élisabeth Olive Emmanuelle, fille d'Armand de Crussol (1843-1877), duc d'UzèsDocuments historiques sur la maison de Galard, Tome 4, , Histoire des ducs d'Uzès, 1887. Demeurant alors 64, boulevard de la Tour-Maubourg, à Paris, elle épouse le un cousin, Philippe Marie Hector, vicomte de Galard-Saldebru, né en 1854, demeurant alors 26, avenue des Champs-Elysées à Paris, fils du comte de GalardCf. son dossier de la Légion d'honneur, , Le Gaulois, 26 décembre 1884. Son époux, ancien secrétaire d'ambassade, rentier, est conseiller général du canton de Saint-Laurent-de-Neste dans les Hautes-Pyrénées de 1894 à 1910, tout en appartenant à la société parisienne. Monarchiste rallié, il s'est présenté sans succès aux élections législatives en 1898, 1902, 1904, 1906 et 1910Dictionnaire des familles françaises anciennes ou notables à la fin du XIXe siècle, tome 20, 1929, Les conseillers généraux des Hautes-Pyrénées, 1800-2007: dictionnaire biographique, Conseil général des Hautes-Pyrénées, Archives départementales, 2007. Il décède le Le Figaro, janvier 1919, Le Gaulois, 2 janvier 1919, Le Gaulois, 5 janvier 1919 (elle n'est pas présente aux obsèques qui attirent les grands noms de l'aristocratie française) . Le couple a eu trois enfants, deux garçons, tous deux décorés de la croix de guerre 1914-1918, et une fille. Raymonde de Galard porte le titre de comtesse de Galard. Elle hérite de ses parents le château de Wideville. Elle s'intéresse à la politique, à l'art, à la littérature, comme sa tante la duchesse d'Uzès. Elle est élue en 1903 membre de la très aristocratique Société des bibliophiles françaisRevue des deux mondes, comtesse Jean de Pange, août 1964, "Comment j'ai vu 1900. L'âge ingrat" ( Lire en ligne). Elle traduit en 1905-1906 cinq textes de l'écrivain américain Jack LondonNotice de l'Idref, les nouvelles Un survivant de la Préhistoire, La Foi des hommes, Les Mille douzaines et Bâtard, ainsi que le roman L'Appel de la forêt. Elle en offre une traduction édulcoréeNoëlle Sorin (dir.), Imaginaires métissés en littérature pour la jeunesse, Presses de l'Université du Québec, 2006, . Durant la Première Guerre mondiale, elle fonde l'hôpital militaire de Sancerre. Vice-présidente de l'Association des dames françaises, elle reçoit la croix de chevalier de la Légion d'honneur en 1921 : Elle s'occupe après la guerre des nouveaux comités des régions libérées puis elle dirige l'hôpital-école d'Auteuil. Présidente adjointe, elle est élue en présidente générale de cette association, succédant à Marguerite CarnotRemplacement annoncé en février : Bulletin de l'Association des dames françaises, mai 1925, Ibid., juillet 1925. Elle est promue en 1929 officier de la Légion d'honneur, à l'occasion du cinquantenaire de l'ADF, et en 1938 commandeur de l'ordre de la Santé publique, créé par le ministre de la santé Marc Rucart. Elle demeure présidente de l'ADF jusqu'en 1940. Elle accueille cette année-là le président de la République Albert Lebrun, venu visiter des hôpitaux des trois associations françaises de la Croix-RougeLe Matin, 7 mars 1940. Elle est favorable au droit de vote des femmes aux élections municipales : ce droit lui Séances et travaux de l'Académie des sciences morales et politiques, juillet 1929.

Distinctions (12 aout 1929) Bulletin de l'Association des dames françaises, mai 1938

Notes et références

Voir aussi

Bibliographie Bulletin de l'Association des dames françaises, septembre 1929 Elsa Durbecq, « Femmes et œuvres : l’exemple des Croix-Rouges françaises », Recherches contemporaines, n° 3, 1995-96 (Lire en ligne) Articles connexes Croix-Rouge française Famille de Galard Maison de Crussol Liens externes

Dossier de la Légion d'honneur de Raymonde de Galard dans la base Léonore

Catégorie:Comtesse française du XIXe siècle Catégorie:Comtesse française du XXe siècle Catégorie:Traductrice française Catégorie:Traducteur depuis l'anglais Catégorie:Traducteur vers le français Catégorie:Personnalité de la Croix-Rouge Catégorie:Officier de la Légion d'honneur promu en 1929 Catégorie:Commandeur de l'ordre de la Santé publique Catégorie:Maison de Galard Catégorie:Naissance en décembre 1865 Catégorie:Naissance dans le 7e arrondissement de Paris Catégorie:Décès en octobre 1950 Catégorie:Décès à 84 ans Catégorie:Décès à Hyères