Clara Emma Amalia Viebig, née le à Trèves et morte le à Berlin, est une auteure allemande.

Biographie Viebig est née dans la ville allemande de Trèves, fille d'un fonctionnaire prussien. Elle est liée par sa famille à Hermann Göring. À l'âge de huit ans, son père est transféré et la famille part pour Düsseldorf, où Clara fait ses études secondaires. Elle retourne souvent à Trèves et de ses environs pour y faire de nombreuses promenades. À la mort de son père, elle est envoyée chez des parents à Posen, où elle a fréquente la . À l'âge de vingt ans, Clara déménage à Berlin avec sa mère pour y étudier la musique mais y découvre le stimulus de la grande ville et se dirige alors vers une carrière littéraire.

Elle épouse l'éditeur juif Fritz Theodor Cohn (associé de la société Fontane and Company, plus tard nommée Egon Fleischel and Company) en 1896. L'année suivante, Clara entame une brillante carrière d'écrivain et ses œuvres sont très admirées. Après son mariage, elle vit la plupart du temps à Berlin et dans sa banlieue dont Schöneberg et Zehlendorf.

Das Schlafende Heer Dans son roman, Das Schlafende Heer (L'Armée dormante), publié en 1903, Viebig loue la conquête des territoires polonais par des colons allemands et met en garde contre les « dangers » posés par la minorité polonaise en Allemagne, qu'elle qualifie d'« infidèle » et « inculte ». Sans contrôle, prévient-elle, les Polonais submergeraient l'Allemagne et doivent donc être contrôlés, réprimés et assimilés. Le point de vue de Viebig est caractéristique des attitudes allemandes de l'époque et son travail fait partie du mouvement littéraire allemand appelé Heimatkunst (régionalisme), typique de cette période. Ce roman devient un best-seller dans l'Empire allemand en 1904 et 1905 et, outre Die Wacht am Rhein, est également son roman le plus lu.

Dans Das Schlafende Heer, elle dépeint la prétendue division raciale entre Polonais et Allemands, se concentrant sur le caractère des femmes polonaises, obsédée par la distinction entre blondes et brunes, blanches et noires et les dépeint comme complotant pour la disparition des hommes allemands, qu'il faut avertir. Les Polonais, selon Viebig, vivent dans un que seule une allemande peut sauver, la solution à ce étant donc une colonisation exclusive (combinée de préférence à des expulsions), car, avertit Viebig, cette . Kristin Kopp, de l'Université du Missouri, écrit que le roman de Viebig représente un de stratégie narrative mettant en scène des personnages polonais dont la externe dissimule une cachée, qui leur permet d'infiltrer la culture allemande et de saper les projets coloniaux allemands. vignette| Viebig par Nicola Perscheid v. 1912 |alt=|gauche

Fin de carrière Alors que sa renommée s'estompe, elle publie Insel der Hoffnung (L'île de l'espoir), qui condamne la République de Weimar et loue la colonisation de la frontière avec la Pologne .

Cependant, en 1936, ses publications sont interdites par le Troisième Reich parce que son mari est juif. Comme Viebig est liée à Hermann Göring, elle-même n'est pas persécutée. Elle déménage au Brésil en 1937 et y reste pendant un an, mais elle finit par revenir et tente de s’accommoder à la vie en Allemagne nazie. Ses travaux continuent d'être publiés, mais avec moins de régularité ; finalement, pour son anniversaire en 1940, elle est célébrée par la presse et les nazis, Das Schlafende Heer étant saluée par les critiques comme le premier et un important document du . Bien que ses œuvres diffèrent de la littérature raciste Blut und Boden et que sa correspondance témoigne d'une distance par rapport au nazisme, elles sont empreintes d'un esprit nationaliste et présentent certaines similitudes avec le mouvement volkisch.

Œuvres

Romans vignette| Viebig avec son mari Friedrich Theodor Cohn et son fils Ernst en 1906.

Dilettanten des Lebens, 1897 (lire en ligne) Rheinlandstöchter, 1897 Vor Tau und Tag, 1898 Dilettanten des Lebens, 1899 (lire en ligne) Es lebe die Kunst, 1899 Das Weiberdorf, 1899 (lire en ligne) Das tägliche Brod, 1900 (lire en ligne) Die Wacht am Rhein, 1902 (lire en ligne) Vom Müller Hannes, 1903 Das schlafende Heer, 1904 (lire en ligne) Einer Mutter Sohn, 1906 (lire en ligne) Absolvo te!, 1907 (lire en ligne) Das Kreuz im Venn, 1908 (lire en ligne) Die vor den Toren, 1910 Das Eisen im Feuer, 1913 Eine Handvoll Erde, 1915 (lire en ligne) Töchter der Hekuba, 1917 Das rote Meer, 1920 Unter dem Freiheitsbaum, 1922 (lire en ligne) Menschen und Straßen, 1923 Die Passion, 1925 Die goldenen Berge, 1928 Charlotte von Weiß, 1929 Die mit den tausend Kindern, 1929 Prinzen, Prälaten und Sansculotten, 1931 Menschen unter Zwang, 1932 Insel der Hoffnung, 1933 Der Vielgeliebte und die Vielgehaßte, 1935

Nouvelles et novellas

Kinder der Eifel, 1897 (lire en ligne) Vor Tau und Tag, 1898 Die Rosenkranzjungfer, 1900 Die heilige Einfalt, 1910 Heimat, 1914 West und Ost, 1920 Franzosenzeit, 1925

Pièces de théâtre

Barbara Holzer, 1896 Die Pharisäer, 1899 Kampf um den Mann, 1903 Das letzte Glück, 1909 Pittchen, 1909

Bibliographie : „Schinderhannes“ – ein Räuber um 1800 bei Clara Viebig, Carl Zuckmayer und Gerd Fuchs. Zum 200. Jahrestag der Hinrichtung Johannes Bücklers in Mainz am 21. November 1803. In: Reinhard Breymayer (Hrsg.): In dem milden und glücklichen Schwaben und in der Neuen Welt. Beiträge zur Goethezeit. Akademischer Verlag, Stuttgart 2005, , S. 179–197. , Michel Durand (Hrsg.): Die Provinz des Weiblichen. Zum erzählerischen Werk von Clara Viebig = Terroirs au féminin (= Convergences; 26). Lang, Bern u. a. 2004, . : Viebig, Clara. In: Die Eifel in der Literatur. Ein Lexikon der Autoren und Werke. Gerolstein 1994, S. 245–253.

Références

Liens externes

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