François Croze, né à Courpière (Puy-de-Dôme) le et mort à Olliergues le Naissance Courpiere 1884 Acte 26, est un physicien et astrophysicien français.
Biographie
Enfance et formation François Croze est né le à Courpière, il est le fils d'Antoine Croze, cultivateur à Courpière, et de Marie Licheron. Il réalise ses études au Collège de l'Institution Saint-Pierre de Courpière. Bachelier en 1903, il obtint sa licence ès Sciences Physiques en 1908 où il devint stagiaire à l'Observatoire de Paris-Meudon de à novembre 1909, période pendant laquelle il prépara une thèse sous la direction de Henri Deslandres, directeur de l'Observatoire de Meudon.
Cette thèse avait pour thème la modification des états électroniques d'un atome sous l'action d'un champ électrique qui se traduit par le décalage de raies spectrales et leur dispersion en plusieurs composantes. Henri Deslandres ne vit pas l'intérêt de cette découverte et lui conseilla d'abandonner ce sujet de recherche. Pourtant, quelques années plus tard, le physicien allemand Johannes Stark faisait la même découverte pour laquelle il reçut le prix Nobel en 1919 (Effet Stark).
Boursier d'études, il entre en 1910 au Laboratoire de recherches physiques de la faculté des sciences de Paris sous la direction de Gabriel Lippmann.
Le , il épouse Louise Marcelle Rouquet (1886-1976) avec qui il eut trois enfants.. Ceci lui permettra de séjourner souvent dans leur maison à Olliergues.
Il est alors ensuite stagiaire à l'Observatoire de Paris lorsqu'il présente sa thèse de doctorat ès sciences en 1913 devant Gabriel Lippmann (Nobel 1908), Jean Perrin (Nobel 1926) et Edmond Boutyqui avait pour thème "Recherches expérimentales sur les spectres d’émission des gaz usuels" .
Astrophysicien et chaire émérite Son doctorat en sciences obtenu, il fut alors chargé par le Ministère de l'Instruction Publique d'une mission scientifique en relation avec l'Académie des Sciences de Russie et l'Observatoire de Poulkovo.
À l'arrivée de la guerre 1914-1918 il fut mobilisé et on lui confia la mise en œuvre d'une méthode de rénovation des tubes à rayons X qu'il avait lui-même mise au point. Ces tubes étaient destinés à la radiographie des blessés. L'un de ces tubes, en explosant lui fit perdre un œil et endommagea gravement l'autre.
Il doit renoncer à poursuivre sa carrière d’astrophysicien et entre en 1916 dans l’enseignement supérieur, comme maître de conférences, puis professeur à la faculté des sciences de Nancy. Il est nommé maître de conférences à la faculté des sciences de Paris le 1er décembre 1933, puis chaire de physique théorique et physique céleste à la Faculté des sciences de Paris de 1943 à 1954.
Il prend sa retraite le et vivra à Olliergues jusqu'à son décès, le . Il est inhumé au cimetière de la Chabasse à Olliergues, derrière l'église Saint-Martin, avec son épouse. vignette|243x243px|Tombe de François Croze et sa famille
Distinctions
1926 : Prix Félix-Robin de la Société Française de Physique destiné à récompenser un physicien pour l'ensemble de ses travaux, où il succédait à Jean Cabannes et Maurice de Broglie et précédait Louis Leprince-Ringuet et Alfred Kastler 1926 : Prix Hughes de l'Institut de France C.R Academie des Sciences 1926 Décerné à l'auteur d'une découverte ayant le plus contribué aux progrès de la Physique où il succédait à Arnaud de Gramont (1912) , Jean Becquerel (1913) et Jean Cabannes(1925) et précédait Emile Henriot (1932), Louis Néel (1935) et Pierre Jacquinot(1942) 1942 : Prix Marguerite de la Chardonie de l'Académie des sciencesC.R Acad. des Sciences séance du 21 décembre 1942 1946 : Prix La Caze de l'Académie des sciences, attribué à un scientifique français pour une contribution majeure en Physique où il succédait entre autres à Henri Becquerel (1883), Heinrich Hertz (1889), Pierre Curie (1901), Jean Perrin (1914) son directeur de thèse, Aimé Cotton (1918), Paul Langevin (1924)Comptes rendus Acad. Sc. 16 décembre 1946
Publications
Œuvres
Publiés par Croze
Recherches expérimentales sur les spectres d'émission des gaz usuels, 1913 Les Classifications des spectres d'après leur structure et leurs variations magnétiques, 1914 Les Preuves expérimentales de la relativité, 1927 Mouvements vibratoires et acoustique, 1935
Collaborations
Description d'un appareil de détente permettant de rendre visibles les trajectoires des particules ionisantes dans les gaz, et de quelques résultats obtenus par son emploi, conférence faite à la Société française de physique le , traduite de l'anglais, de Charles Thomson Rees Wilson, 1913 Recueil. Dossiers biographiques Boutillier du Retail. Documentation sur Amédée Guillet, de Armand Boutillier du Retail, 1939 Les atmosphères stellaires de Daniel Barbier, préface, 1952
Notes et références
Liens externes
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