Le Paris-Nice 2019 est la de cette course cycliste sur route masculine. La compétition a lieu du 10 au en France, entre Saint-Germain-en-Laye et Nice. C'est la sixième épreuve de l'UCI World Tour 2019, le calendrier le plus important du cyclisme sur route.

La course est remportée par le Colombien Egan Bernal (Team Sky), qui apporte à son équipe une sixième victoire au classement général sur Paris-Nice (la quatrième en cinq ans). Âgé de , ce qui en fait le deuxième plus jeune vainqueur de l'histoire de l'épreuve, juste après René Vietto en 1935, Bernal s'adjuge également le classement du meilleur jeune. Son compatriote Nairo Quintana (Movistar) termine deuxième, tandis que son coéquipier Michal Kwiatkowski complète le podium et remporte le classement par points. Le Belge Thomas De Gendt (Lotto-Soudal) gagne pour la deuxième année consécutive le classement de la montagne, alors que le Team Sky remporte le classement par équipes.

Présentation Paris-Nice, course créée en 1933, connaît en 2019 sa . Elle est organisée depuis 2002 par Amaury Sport Organisation (ASO), entreprise qui est notamment propriétaire du Tour de France, de Paris-Roubaix, Liège-Bastogne-Liège. C'est la sixième épreuve de l'UCI World Tour 2019 et une première occasion pour les meilleurs grimpeurs et coureurs de course par étape de se mesurer et de se préparer en vue des classiques ardennaises et des grands tours.

Parcours Ce Paris-Nice part de Saint-Germain-en-Laye le et arrive à Nice le après huit étapes. Les trois premières étapes, disputées respectivement dans les Yvelines, entre Les Bréviaires et Bellegarde (Loiret) et entre Cepoy et Moulins-Yzeure (Allier), sont propices à des arrivées au sprint. La cinquième étape est un contre-la-montre sur les routes des Bouches-du-Rhône. Trois étapes présentent un parcours accidenté et de montagne montagne, : la quatrième étape entre Vichy et Pélussin et les deux dernières, toutes deux disputées entièrement dans les Alpes-Maritimes. La septième étape part de Nice pour arriver au col de Turini, connu pour les passages du Rallye Monte-Carlo, emprunté à trois reprises par le Tour de France entre 1948 et 1973. Il figure pour la première fois au parcours de Paris-Nice et est abordé par son versant le plus difficile, présentant une pente moyenne de 7,3 % sur . La dernière étape part et arrive à Nice, après être notamment passée par le col d'Èze.

Équipes Paris-Nice étant une manche du World Tour, les dix-huit WorldTeams participent à la course. Les cinq équipes continentales professionnelles françaises, Cofidis, Direct Énergie, Vital Concept-B&B Hôtels, Arkéa-Samsic et Delko-Marseille-Provence, sont invitées, de sorte que vingt-trois équipes sont présentes. Parmi les formations invitées, seule la Cofidis est assurée de courir le prochain Tour de France. Si l'équipe Delko-Marseille-Provence est probablement hors de cette course aux invitations, les deux dernières places devraient se jouer entre Direct Energie, Arkea-Samsic et Vital Concept-B&B Hotels. Il s'agit d'un des enjeux de ce Paris-Nice pour ces trois équipes.

Favoris et principaux participants

Vainqueur en 2018, l'Espagnol Marc Soler vient défendre son titre sur cette édition. Il est accompagné au sein de l'équipe Movistar d'un autre favori de la course, le Colombien Nairo Quintana, récent vainqueur d'une étape du Tour Colombia. Ils sont notamment épaulés par Richard Carapaz et Winner Anacona. L'équipe Astana se présente avec quatre coureurs ayant remporté une course par étapes en début de saison : les frères Gorka et Ion Izagirre, Luis Léon Sanchez et Miguel Ángel López, lauréat respectivement des Tours de La Provence, de Valence, de Murcie et du Tour Colombia. L'équipe britannique Sky, qui a remporté cinq éditions de Paris-Nice depuis 2012, a pour leader le jeune grimpeur colombien Egan Bernal, dont c'est la première participation. Il est accompagné par le Polonais Michał Kwiatkowski, deuxième en 2015, et les grimpeurs Sebastián Henao et David De la Cruz. L'équipe australienne Mitchelton-Scott se présente également avec deux leaders potentiels, Simon Yates, vainqueur du dernier Tour d'Espagne et qui ne fait pas de ce Paris-Nice un objectif, et Esteban Chaves. Parmi les favoris et outsiders figurent également le Colombien Rigoberto Uran et l'Américain Tejay van Garderen pour l'équipe EF Education First, Romain Bardet (AG2R La Mondiale), et dans une moindre mesure son coéquipier Tony Gallopin, Wilco Kelderman (Sunweb), Dylan Teuns (Bahrain-Merida), George Bennett (Jumbo-Visma ), Ilnur Zakarin (Katusha-Alpecin), Bob Jungels (Deceuninck-Quick-Step), Sergio Henao (UAE Emirates), Lilian Calmejane (Direct Energie).

Ce Paris-Nice attire un plateau relevé de sprinters qui se disputeront les premières étapes : Mark Cavendish (Dimension Data), Caleb Ewan (Lotto Soudal), Marcel Kittel (Katusha-Alpecin), Sam Bennett (Bora-Hansgrohe), Dylan Groenewegen (Jumbo-Visma), Alexander Kristoff (UAE Team Emirates), André Greipel (Arkea-Samsic), Fabio Jakobsen (Deceuninck-Quick Step), Arnaud Démare (Groupama-FDJ).

Étapes

Déroulement de la course étape

La course au soleil débute par une étape légèrement vallonnée. Le parcours est jalonné par deux sprints intermédiaires (km 119,5 et km 135,5), le deuxième situé à seulement de la ligne d'arrivée, et deux côtes de catégorie. Les montées répertoriées sont la côte de Beynes ( à 5,2 %), dont le sommet est au km 20,5 et la côte de Beule ( à 5,2 %), dont le sommet est situé au km 112, dans un parcours débutant et se terminant à Saint-Germain-en-Laye, dans les Yvelines.

Damien Gaudin (Direct Energie), Amaël Moinard (Arkéa-Samsic) et Romain Combaud (Delko-Marseille-KTM) s'échappent dès le début de l'étape. Gaudin franchit en tête le sommet de la côte de Beynes, en devançant Combaud et Moinard. Le peloton franchit le sommet avec 3 minutes 20 secondes de retard. Plusieurs coureurs chutent au km 35, puis l'équipe Groupama-FDJ accélère le rythme du peloton, le vent provoque une cassure piégeant une trentaine de coureurs, notamment Domenico Pozzovivo (Bahrain-Merida), Mikel Nieve (Mitchelton-Scott) et Louis Meintjes (Dimension Data). Le peloton se reforme après 47,5 km de course. Le trio de tête n'a alors plus qu'une minute 15 d'avance.

Michael Matthews (Sunweb) chute quelques kilomètres plus loin, ce qui va le contraindre à l'abandon. L'échappée va ensuite reprendre du champ, l'écart se stabilise au-delà de 2 minutes. Les équipes des favoris pour le classement général vont ensuite prendre la tête du peloton, l'avance des hommes de tête baisse à 1 minute 25 secondes à de l'arrivée, puis à 1 minute 09 dix kilomètres plus loin.

Sous l'effet du vent et de l'accélération des AG2R La Mondiale, des Groupama-FDJ et des Trek-Segafredo, le peloton explose en plusieurs groupes à plus de de l'arrivée. Pozzovivo et Meintjes font partie des premiers coureurs ainsi distancés. Les échappés sont repris par la première partie du peloton, composé d'une vingtaine de coureurs, à de l'arrivée. Nairo Quintana (Movistar), Egan Bernal, le champion de Pologne Michal Kwiatkowski (Team Sky) et le champion du Luxembourg Bob Jungels (Deceuninck-Quick Step) figurent notamment dans ce groupe. Deux kilomètres plus loin, le troisième groupe recolle sur le deuxième groupe, à 20 secondes des hommes de tête. Un groupe comprenant notamment Marc Soler (Movistar), Marcel Kittel (Katusha-Alpecin), Alexander Kristoff et Sergio Henao (UAE Emirates) est encore plus loin. Le deuxième peloton parvient à rentrer sur le groupe de tête un kilomètre plus loin, Mark Cavendish (Dimension Data) est alors distancé. Une bourrasque de vent proque la chute et l'abandon de Jasper De Buyst (Lotto-Soudal) et Martijn Tusveld (Sunweb) à 35,3 km du but, coupant ainsi ce premier peloton en trois. Ilnur Zakarin (Katusha-Alpecin) est le principal coureur piégé dans la troisième partie. Le deuxième groupe parvient à recoller à 31 km de l'arrivée.

Evaldas Siskevicius (Delko-Marseille-KTM) attaque à 29 km de la ligne. Warren Barguil (Arkéa-Samsic) le rejoint quelques hectomètres plus loin, alors que le groupe Zakarin rentre sur le peloton. Damien Gaudin sort du peloton et rejoint les hommes de tête à de l'arrivée. Le trio possède 11 secondes d'avance sur le peloton, mené par l'équipe Astana, plus loin. Gaudin passe en tête au sommet, devant Siskevicus et Barguil, ce dernier s'étant relevé peu avant le sommet. Le duo de tête est repris à 25,5 km de l'arrivée. Alors que Sergio Henao, qui figure dans le deuxième peloton, va chuter à moins de 24 km de l'arrivée, l'écart entre les deux pelotons est de 20 secondes. Luis Léon Sanchez (Astana) démarre à 200 m du premier sprint intermédiaire et franchit la ligne en tête, devant Kwiatkowski et Bernal. La formation Jumbo-Visma provoque une nouvelle bordure à 17,5 km de l'arrivée, piégeant notamment Marc Soler, Edvald Boasson Hagen (Dimension Data), Esteban Chaves et Mikel Nieve (Mitchel-Scott). Le trio de l'équipe Sky Luke Rowe-Michał Kwiatkowski-Egan Bernal provoque une nouvelle cassure à du but, Miguel Angel Lopez (Astana) et Simon Yates (Mitchelton-Scott) font partie des principaux coureurs distancés. Une partie de ces coureurs sont repris par le groupe Soler, les autres - dont Yates - parviennent à recoller sur le premier peloton à 7,2 km du but. Kwiatkowski remporte le deuxième sprint intermédiaire, devant Luis Léon Sanchez et Rudy Molard (Groupama-FDJ).

Philippe Gilbert (Deceuninck-Quick Step) attaque à de la ligne, Ivan Garcia (Barhain-Merida) tente de le suivre mais n'y parvient pas. Il s'accroche puis est repris à 1,4 km de l'arrivée. Gilbert est avalé par le peloton, mené par le train Jumbo-Visma, à un peu plus de 500 m du but. Sonny Colbrelli (Barhain-Merida) lance le sprint à 300 m de l'arrivée, le champion d'Europe Matteo Trentin (Mitchelton-Scott) déboite, puis c'est Dylan Groenewegen (Jumbo-Visma) qui le dépasse. Le Néerlandais s'en va remporter l'étape, s'emparant ainsi des maillots jaunes et verts, d'un boyau devant Caleb Ewan (Lotto-Soudal), qui prend le maillot blanc. Fabio Jakobsen (Deceuninck-Quick Step) prend la place. Le groupe Soler concède une minute, un groupe de 51 coureurs, dont Meintjes, Pozzovivo, Kittel, Kristoff et Ion Izagirre (Astana), 2 minutes 42. Sergio Henao termine lui dans un groupe à 4 minutes 30. Au classement général, Groenewegen possède 4 secondes d'avance sur Ewan, 5 sur Sanchez et Kwiatkowski.

étape

Le début d'étape est légèrement vallonné, avec notamment la côte de Senlisse ( à 5,5 %), classée en catégorie et dont le sommet est au km 26.5, et la côte des Granges-le-Roi ( à 3,5 %), classée en catégorie et dont le sommet est situé au km 56,5. La suite du parcours traverse les plaines de la Beauce. Un sprint intermédiaire est placé au km 85. Les coureurs disputeront le second sprint intermédiaire lors d'un premier passage sur la ligne d'arrivée (km 140,5). L'arrivée est jugée à Bellegarde, après de course depuis Les Bréviaires, à travers les Yvelines, l'Essonne et le Loiret. L'étape est rallongée de 2 km à l'entrée du circuit final.

Nicolas Edet (Cofidis), Alessandro De Marchi (CCC Team) et le maillot à pois Damien Gaudin (Direct Energie) s'échappent dès le premier kilomètre de course. Les formations Deceuninck-Quick Step et Sky contrôlent rapidement l'écart autour d'une minute. Gaudin passe en tête au sommet de la côte de Senlisse, devant De Marchi et Edet. Ils ont alors 1 minute 06 secondes d'avance sur le peloton. Le vent va alors faire exploser le peloton : la première partie du peloton est composée de 18 coureurs, dont le maillot jaune Dylan Groenewegen (Jumbo-Visma). Le trio de tête est repris par le groupe maillot jaune au km 36,5. Le peloton va ensuite partiellement se reformer, une centaine de coureurs composent alors le peloton.