La tentative de coup d'État de 2019 au Gabon fait référence à une tentative ratée de coup d'État par des factions dissidentes des Forces armées gabonaises contre le président Ali Bongo qui a eu lieu le .
Contexte Le , alors que sont dévoilés les résultats officiels des élections législatives de 2018, largement remportées par le parti au pouvoir, Ali Bongo est hospitalisé à Riyad, en Arabie saoudite, officiellement pour une due à du surmenage. De nombreux journaux de la presse internationale avancent qu'il a été victime d'un accident vasculaire cérébral ou d'un œdème cérébralGabon : victime d’un AVC, Ali Bongo demeure hospitalisé en Arabie saouditeÉtat de santé d’Ali Bongo: les Gabonais toujours dans l’attente d’informationsGabon, Ali Bongo : AVC, œdème cérébral ou mort ?. Les semaines suivantes voient la propagation dans les médias de débats quant à la nature de la transition politique à mettre en œuvre en cas d'incapacité du chef de l'ÉtatParu sur le Gabon : «Ali Bongo, le début de la fin». De multiples fausses annonces de son décès se répandent également. La confusion s'accentue avec la diffusion à la télévision d'État d'une présumée intervention de l'ambassadeur du Gabon en France, Flavien Enongoué, annonçant la mort du président, une intoxication montée de toutes pièces par le trucage de la voix du diplomate, dont une prise de parole était alors attendueVidéo : Ali Bongo annoncé mort sur Gabon 24. L’opposant Jean Ping lance pour sa part un appel à reconnaître sa légitimité à la présidence, lors d'une conférence qui est perçue comme un souhait de voir le président destituéGabon : Jean Ping cherche-t-il à destituer Ali Bongo ?.
Après son hospitalisation de plus d'un mois à Riyad, Ali Bongo est transféré le à l'hôpital d’instruction militaire Mohammed V, à Rabat, au Maroc. Dans une vidéo diffusée le par le palais royal marocain, il apparaît aux côtés du roi du Maroc Mohamed VI. Dans cette vidéo, il est filmé uniquement de profil, ce qui ne met pas fin aux spéculations vis-à-vis de son état de santé. Il quitte l’hôpital militaire le pour poursuivre sa convalescence dans une résidence privée à Rabat. Le , en déplacement à Franceville, le vice-président gabonais, Pierre Claver Maganga Moussavou, laisse fortement entendre qu'Ali Bongo a fait un accident vasculaire cérébral.
Déroulement Le , le commandant-adjoint de la Garde Républicaine, le lieutenant Ondo Obiang Kelly, prend la tête d'un commando à Libreville, capitale gabonaise, et tente de renverser le régime du président Ali Bongo. Cet événement arrive seulement quelques jours après que le président s'est adressé depuis le Maroc à la population pour la première fois depuis son hospitalisation en Arabie saoudite.
En guise de déclenchement du coup, des militaires ont déclaré l'établissement d'un Conseil national de restauration a la télévision nationale. Cependant, le lieutenant Kelly est arrêté le jour même.. Parmi les autres organisations ayant participé au coup se trouve le Mouvement patriotique des jeunes des forces de défense et de sécurité du Gabon, qui a diffusé l'annonce des militaires sur les réseaux sociaux..
Le lendemain, le gouvernement annonce avoir interpellé sept des meneurs du coup et que des interrogatoires sont en cours. Le gouvernement annonce aussi que deux mutins ont été tués..Le , le lieutenant Kelly Ondo Obiang et ses compagnons d’armes ont été libérés à la suite de l’ordonnance d’amnistie générale adoptée le .
Réactions internationales : Le ministère des Relations internationales déclare : . : Le ministre des Affaires étrangères de l'Égypte Sameh Choukri condamne fortement la tentative de coup d'État. : Le Ministère de l'Europe et des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian a déclaré : .. : Le président Muhammadu Buhari a déclaré . : Le Ministère des Affaires étrangères turc condamne la tentative de coup d'État : .
Références
Article connexe Coup d'État de 1964 au Gabon
2019 Catégorie:2019 au Gabon Catégorie:Politique en janvier 2019 Catégorie:Janvier 2019 Catégorie:Coup d'État ou tentative de coup d'État au XXIe siècle