Rahaf Mohammed (anciennement Rahaf Mohammed Mutlaq al-Qunun ; en ), née le , est une Saoudienne qui a fui sa famille et son pays en . Le , elle se barricade dans l'aéroport de Bangkok pour échapper à son extradition vers l'Arabie saoudite, avant d'être finalement accueillie par le Canada.
Biographie Son père est gouverneur dans la ville de al-Sulaimi dans la province de Haïl.
Elle rapporte qu'elle a été empêchée de recevoir une éducation par sa famille qui projetait un mariage arrangé pour elle, et l'avait menacée de mort pour avoir abandonné l'islam, ce qui est un crime capital selon le droit saoudien. Elle envisage alors de demander l'asile en Australie pour fuir sa famille qui la maltraite et menace de la tuer.
Fuite En , à l'âge de 18 ans, elle prend un taxi vers l’aéroport de Koweït, pour prendre le vol de 9 heures pour Bangkok sur Kuwait Airways et poursuivre ensuite vers l’Australie, dont elle avait obtenu le visa en ligne et auquel elle prévoyait de demander l’asile. Elle dispose de 2 700 dollars sur le compte d’un ami, et est suivie par un réseau clandestin de Saoudiennes connectées par une messagerie. Elle embarque sans problème, mais traquée par l’ambassade saoudienne, elle est rattrapée à Bangkok et enfermée dans un hôtel situé à l’intérieur de l’aéroport. Mais elle arrive à ne pas subir le même sort que Dina Ali Lasloom : en , cette jeune Saoudienne qui fuyait sa famille avait été interceptée en transit aux Philippines et renvoyée de force au Moyen-Orient, où elle a disparu.
Retentissement international Rahaf posta sur Twitter un premier message écrit en arabe
que ses amies traduisent en anglais et relayent à des journalistes, ambassades, organisations des droits humains. Rahaf dévoile son identité dans un message ultérieur, qui enflamme Twitter
Elle devient alors la demandeuse d’asile la plus célèbre du monde.
Ce scandale intervient alors que Riyad est sous le feu de vives critiques après l'assassinat de Jamal Khashoggi dans le consulat d'Istanbul. Les autorités thaïlandaises sont contraintes de renoncer à leur projet de renvoyer Rahaf Mohammed de force au Koweït (d'où on l’aurait rapatriée en Arabie saoudite). Elle est placée sous la protection du Haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés.
Dénouement Le , le Canada annonce lui avoir accordé l'asile et elle débarque à Toronto le lendemain. Elle y est accueillie par la ministre des Affaires étrangères Chrystia Freeland. Elle fait savoir qu'elle souhaitait ne plus porter son nom de « al-Qunun », celui de sa famille qui l'avait reniée et s'appeler simplement Rahaf Mohammed. En 2020, elle se définit comme « ex-muslim » (« ex-musulmane »).
Au Canada Au Canada, elle est devenue mère célibataire, et a affirmé son soutien et son appartenance à la communauté LGBT. Elle défend les libertés des femmes, soutient Black Lives Matter, milite pour l’avortement et affirme la liberté de son corps. Elle a entamé une relation avec la Congolaise Lovolo Randi et a eu une fille prénommée Rita. Saudi husband, DNA test showed that I am not.
Notes et références
Annexes Articles connexes Dina Ali Lasloom Droits de l'homme en Arabie saoudite Relations entre l'Arabie saoudite et le Canada
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