Sadeq Ardeshir Larijani (en ), né le à Nadjaf (Irak), plus connu sous le nom de Amoli Larijani (en ), est un religieux iranien, conservateur politique, cinquième chef du système judiciaire iranien après la révolution de 1979, et président du Conseil de discernement de l'intérêt supérieur du régime.
Biographie
Jeunesse et formation Sadeq Larijani est né en 1961 (en 1339 selon le calendrier persan) à Nadjaf, en Irak. Son père, l'ayatollah Mirza Hashem Amoli était un mujtahid éminent, qui s'était établi à Nadjaf après avoir été condamné à l'exil par Mohammad Reza Pahlavi. En 1979, après la révolution iranienne, la famille revient en Iran. Larijani découvre alors enfant à la fois la religion et les sciences modernes. Après le lycée, il entre au séminaire de Qom entre 1977 et 1989, à la suite desquelles il commence à enseigner à la fois au sein du séminaire et de l'université. Il intègre l'université de Qom et enseigne la théologie et la philosophie comparée.
Sadeq Larijani est le frère de Ali Larijani, président jusqu'en du Majlis, l'assemblée consultative islamique d'Iran, de Mohammad Javad Larijani, puis conseiller auprès de l'ayatollah Ali Khamenei pour les affaires étrangères, de Bagher Larijani, docteur endocrinologue et directeur général de l'Endocrinology and Metabolism Research Institute à Téhéran et enfin de Fazel Larijani (diplomate).
Carrière Sadeq Larijani est élu membre de l'Assemblée des experts, en 1998 en tant que représentant de la province de Mazandéran. En 2001, il est nommé membre du conseil des gardiens de la Constitution par l'ayatollah Khamenei, position qu'il occupe jusqu'en 2009.
En 2009, il est nommé chef du système judiciaire iranien.
Début 2019, il est nommé président du Conseil de discernement de l'intérêt supérieur du régime par le guide suprême Khamenei en remplacement de Mahmoud Hashemi Shahroudi, mort le . Il est à la même occasion à nouveau nommé au sein du conseil des gardiens.
Le , Ebrahim Raïssi est nommé par Khamenei pour succéder à Larijani au poste de chef du système judiciaire. Il prend ses fonctions le .
Le , il quitte ses fonctions au sein du conseil des gardiens.
Controverses et positions Larijani est un critique du président de la République islamique Mohammad Khatami et de ses réformes. En , il publie un article dans le quotidien Sobh critiquant l'appel de Khatami en faveur d'une société civile islamique et de la théorie politique d'Abdolkarim Soroush défendant un système politique qui serait neutre en matière religieuse. Il y affirme :. En 2009, il condamne les manifestants et ceux qui expriment des doutes sur les résultats de l'élection présidentielle, qualifiant le mouvement d'« illégal » et les doutes « sans fondement ».
En 2015, il affirme qu'il est illégal pour l'Assemblée des experts de contrôler le guide suprême Ali Khamenei.
Sanctions Dans le Journal officiel de l'Union européenne du , Larijani est placé sur la liste des sanctions de l'Union européenne, empêchant toute transaction avec un pays de celle-ci et gelant ses avoirs financiers. Le texte précise que le chef du système judiciaire doit signer l'ensemble des punitions à la suite d'une condamnation, incluant les peines capitales, la flagellation et les amputations. Larijani est donc inclus sur la liste du fait que :.En , les États-Unis annoncent mettre en place des sanctions pour violation des droits de l'homme et censure. Dans la foulée, l'Iran menace les États-Unis de sanctions sévères et nie les accusations.
Références
Catégorie:Personnalité politique iranienne du XXe siècle Catégorie:Personnalité politique iranienne du XXIe siècle Catégorie:Clergé iranien du XXe siècle Catégorie:Clergé iranien du XXIe siècle Catégorie:Naissance en mars 1961 Catégorie:Personne sous sanctions internationales