Alexandre Lomon, né le à Paris et mort le à Asnières, est un journaliste français.
Biographie
Alexandre-Martin Lomon est né le dans l'ancien arrondissement de ParisArchives de Paris, état civil reconstitué (vues 31 et 35 sur 51)..
Le , il épouse Charlotte-Anne-Antoinette Jolis (1821-1896) dans l'ancien arrondissement de Paris, où son fils, Xavier-Jules-Maurice-Aristide (1842-1871), naît le suivant. Le , il obtient un doctorat en droit à la faculté de Paris Adolphe de Fontaine de Resbecq, Notice sur le doctorat en droit, Paris, Durand, 1857, .. En 1845, il exerce la profession d'avocat et habite au de la rue MonsieurAnnuaire général du commerce et de l'industrie, Paris, Firmin-Didot, 1845, ..
Entré dans le journalisme vers la fin des années 1840La Patrie, 28 novembre 1873, ., A. Lomon a notamment été rédacteur au Charentais d'Angoulême. En 1852, il collabore au Courrier de la Gironde, un journal devenu bonapartiste après l'arrestation de son directeur, l'orléaniste Émile CrugyLa Gazette de France, 31 juillet 1852, .. Lomon réside alors à Blagnac, où naît son second fils Charles-Exupère-Chrysostome-Alexandre (1852-1923), futur romancier et dramaturge.
En 1853-1854, il collabore au Nord, dont il rédige notamment le feuilleton théâtralJournal des débats, 10 mars 1853, . et dont il est le gérantJournal des débats, 6 janvier 1854, .. En , il est condamné à 21 jours de prison et 300 francs de dommages-intérêts en faveur de M. Saint-Ange, directeur du théâtre de Lille, qu'il avait blessé de plusieurs coups de canne lors d'une querelle entre les deux hommesJournal des débats, 16 janvier 1854, ..
Vers 1854-1855Revue de l'Académie de Toulouse et des autres académies de l'Empire, juin 1855, ., il entre à L'Aigle de Toulouse, rebaptisé Le Messager de Toulouse en 1866, et dont il deviendra plus tard le correspondant parisienLe Gaulois, 29 novembre 1873, . en utilisant le pseudonyme de « comtesse de Lanjac »Le Pays, 29 novembre 1873, .. En , il est condamné à 50 francs d'amende pour avoir injurié dans les colonnes de L'Aigle les signataires d'une protestation contre les élections municipales de la ville roseJournal des débats, 1 décembre 1860, .. Le mois suivant, il écope de quinze jours de prison ainsi que de 50 francs d'amende supplémentaires et doit verser 200 francs de dommages-intérêts au libraire Alphonse Brémond, qui l'a fait condamner pour coups et blessuresJournal des débats, 10 décembre 1860, ..
vignette|Caricature de la rédaction du Pays par Régamey (1868). Lomon est en bas, à droite.
De retour à Paris en 1861Le Siècle, 18 mai 1861, ., Lomon entre au Pays et devient l'un des principaux rédacteurs de ce « journal de l'Empire », dans lequel il attaque régulièrement les opposants républicains et notamment ses confrères du Siècle.
Après la chute du régime impérial, il tient des propos très critiques envers le gouvernement provisoire républicain. Dénoncé par des rédacteurs du Rappel à la suite d'une conversation animéeLe Figaro, 29 septembre 1870, ., il est arrêté le Le Figaro, 21 septembre 1870, . et reste incarcéré jusqu'au début du mois d'octobreJournal des débats, 7 octobre 1870, ..
Contrairement à lui, son fils aîné Aristide est un farouche républicain, qui a notamment soutenu la candidature de Jules Ferry lors des élections de 1869Le Temps, 22 mai 1869, .. Grièvement blessé à la bataille de Buzenval, où son courage lui a valu la Légion d'honneur, Aristide Lomon meurt le . Outre des pièces de théâtre, Aristide Lomon a écrit des vers très critiques envers Napoléon IIILe Temps, 2 mars 1871, ..
Vers la fin de l'année 1871, Alexandre Lomon rejoint la rédaction de la Patrie, quotidien auquel il collabore tout en continuant à envoyer des correspondances parisiennes au Messager de Toulouse.
Atteint d'une fluxion de poitrine, Alexandre Lomon meurt le soir du à son domicile du de la rue Saint-Augustin à AsnièresArchives des Hauts-de-Seine, état civil d'Asnières, registre des décès de 1873, acte (vue 42 sur 49)..
Connu des Parisiens pour sa carrure herculéenne, Alexandre Lomon affirmait lui-même peser 150 kilogrammesLe Figaro, 24 juin 1869, , et 25 juin 1869, .. Il avait au front une large cicatrice due à un duel au pistoletLe Petit Journal, 2 décembre 1873, ..
Publications (Avec Jules Nougaret) Le Château de Plouarlen, ou Les Deux noblesses (épisode de 1795), drame en 5 actes, Toulouse, Dupin, 1859, 124 p. Une Brêche à la famille, comédie en 3 actes et en prose, Toulouse, Delboy, 1860, 85 p. Souvenirs de l'Algérie. Captivité de l'amiral Bonard et de l'amiral Bruat, Paris, Hetzel, 1863, 209 p.
Références
Liens externes
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