L'Immaculée Conception vue par saint Jean l'Évangéliste (La Inmaculada Concepción vista por San Juan Evangelista) est une peinture à l'huile sur toile réalisée vers 1585 par Le Greco (1541-1614). Ce dernier s'est installé définitivement à Tolède en 1577 après des séjours à Venise et à Rome F. Marías, El Greco: biografía de un pintor extravagante. Madrid, éd. Nerea, 1997. Cette œuvre maniériste magistrale se trouve au musée Santa Cruz de Tolède. Elle mesure Collecciones de Museos de España et est signée en grec en bas à droite. Description Ce retable traite d'un sujet, l'Immaculée Conception, qui a été interprété à plusieurs reprises par El Greco F. Marías, El Greco: biografía de un pintor extravagante. Madrid, éd. Nerea, 1997, pp. 201-202.. Cette version précède L'Immaculée Conception peinte entre 1608 et 1616 que l'on peut également admirer au musée Santa Cruz de Tolède. Dans celle de 1585, le Gréco, crée une perspective de gauche à droite, le regard du spectateur partant de saint Jean debout de dos en bas à gauche, frappé de la vision qu'il a de la Vierge Marie, telle qu'il l'a décrite dans son Apocalypse. Ainsi le spectateur de ce tableau peut s'identifier à l'apôtre de Patmos. Celui-ci est vêtu d'une toge bleue et d'un manteau rouge à l'inverse de la Vierge Marie, comme effet de miroir. La ligne de fuite est de gauche à droite, alors que .

Les traits anguleux des figures et les lignes de fuite reflètent l'influence de l'art byzantin dans l'œuvre du Gréco. Une mandorle en forme de halo surplombe la figure de la Vierge Marie les mains jointes, vêtue d'un manteau bleu nuit (symbole d'Éternité) tandis que des rayons de soleil rappellent qu'elle est Apocalypse de Jean, chapitre XII, verset 1. La colombe du Saint-Esprit au-dessus de la Vierge qui est flanquée de quatre angesApocalypse de Jean, chapitre VII, verset 1 musiciens (harpe, luth, etc.) ouvre le ciel dans le halo. En bas les nuages s'effacent après l'orage de grêle. Les roses, les lis, en bas à droite, ainsi que le palmier (en écho à la palme du martyre) sont des attributs traditionnels de Marie, rappelant sa pureté et les douleurs subies sous la Croix, tandis que des têtes d'anges soutiennent ses pieds. La rose sans épine rappelle la rose mystique reliée à la dévotion à Marie et le jardin en bas du tableau réfère clairement à l'Hortus conclusus, symbolisant la vertu et la pureté de la Vierge Marie. Le croissant de LuneApocalypse de Jean chapitre XII, verset 1 en bas à droite rappelle la vision de l'Apocalypse et le fait que Marie soit le seul être humain conçu sans le péché originel, ainsi que le déclare la tradition catholique. Pendant la Renaissance espagnole, la dévotion à Marie est particulièrement forte, surtout sous son aspect d'Immaculée Conception.

Ce tableau appartient à l'église Sainte-Léocadie de Séville qui l'as mis en dépôt au musée en 1961.

Notes et références

Bibliographie Marianna Gallotti, Il Museo de Santa Croce a Toledo (Spagna), 1965. pp. 211-216; in Emporium. Revista mensuale d´arte e di cultura, n° 839 José Alvarez Lopera, El Greco. Estudio y catálogo, Madrid, 2005, pp. 209-210; Fundación de Apoyo a la Historia del Arte.

Voir aussi Articles connexes Femme de l'Apocalypse Litanies de Lorette Liste d'œuvres du Greco

Liens externes

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